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L’enfance en Corée du Nord n’est vraiment pas la même que dans les autres pays !

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La vie quotidienne en Corée du Nord est souvent cachée aux yeux du monde, mais parfois le voile se lève ne serait-ce qu'un petit peu et l'on parvient alors à entrevoir les habitudes des habitants de ce pays. En revanche, nous connaissons très peu de choses de la vie des plus petits, et notamment combien elle est différente de la nôtre.

Chez Sympa, nous avons trouvé la réponse à cette question, et souhaitons partager avec toi 10 faits intéressants sur l'enfance dans le pays le plus fermé du monde.

  • La première chose que reçoit un nouveau-né est son statut social, ou songbun. De cette manière, il est immédiatement identifié comme membre d'une strate "loyale", "hésitante", ou "hostile" de la population. Le songbun est hérité du père et détermine l'endroit où va étudier l'enfant, quelle université il va intégrer, et s'il pourra devenir membre du Parti Travailliste.
  • L'éducation commence à la maternelle. Les enfants peuvent aller à la garderie dès quatre ans si les parents le désirent, et à partir de cinq ans, ils assistent au programme éducatif obligatoire. Chaque enfant qui entre en CP doit avoir passé un an à la maternelle.
  • Dans les orphelinats, certains enfants ont encore leurs parents, car les jeunes couples ne parviennent pas à subvenir aux besoins de ceux-ci. Il arrive aussi que des orphelins adoptés par des familles soient renvoyés à l'orphelinat pour les mêmes raisons.
  • Dans les écoles, on enseigne la biographie des leaders du pays ainsi que le russe. Certains cours sont consacrés à la glorification des activités révolutionnaires de Kim Il-sung, Kim Jong-il et Kim Jong-un. On enseigne aussi l'anglais, même si le niveau est assez faible en raison de l'interdiction d'utiliser des livres étrangers. À l'âge de 10 ans, tous les enfants, sans exception, rejoignent l'Union des Enfants coréens, et à partir de ce moment, ils commencent à assister à des réunions politico-idéologiques.
  • Il y a une certaine propagande dans les cours et les activités scolaires. On trouve des affiches et des consignes patriotiques dans les couloirs des écoles et dans les manuels. Lors des activités théâtrales, les enfants jouent des scènes avec d'évidentes connotations politiques, et lors des principales fêtes, les enfants défilent en uniformes militaires et conduisent des mini-chars dotés de lance-roquettes en carton.
  • On emmène les enfants voir les exécutions publiques. Cette expérience apparemment traumatisante est considérée comme normale, et même nécessaire pour les petits citoyens de la Corée du Nord. De plus, les enfants sont aussi encouragés à la délation.
  • Le travail infantile est un phénomène commun. Les enfants participent aux récoltes, taillent les arbres, cassent des pierres et les transportent, et travaillent même sur des chantiers de construction. De même que les adultes, ils ont un "taux de travail" à effectuer, et s'ils ne le font pas, ils s'exposent à des amendes.
  • Jouets à thématique militaire : on trouve naturellement des poupées et des peluches dans les magasins, mais aussi beaucoup de tanks, d'hélicoptères et de mitrailleuses. On pense que les jouets de ce type aident à développer l'esprit patriotique des petits Coréens.
  • Les enfants passent leur temps libre à suivre des cours selon leurs centres d'intérêt. Par exemple, on trouve dans le centre de Pyongyang le Palais des Enfants, où l'on peut apprendre l'informatique, la musique et le dessin, pratiquer de nombreux sports et d'autres activités. De là émergent les futurs participants au plus grand festival du monde : "Arirang". Ce type d'ateliers existe aussi dans les écoles des plus petites villes. Les efforts des enfants donnent lieu à des concerts très colorés.
  • Les enfants disposent d'un nombre important de divertissements. Ceux qui en ont les moyens peuvent aller voir un film en 3D au cinéma, se promener au zoo ou dans un parc d'attractions. Pour les autres, la télévision propose des dessins animés, même s'ils sont exclusivement produits en Corée. Il existe de nombreux festivals où les enfants peuvent écouter de la musique et manger des bonbons. Et pendant la semaine, les copains sont toujours là pour passer du bon temps.

En d'autres termes, même en Corée du Nord, l'enfance reste le temps de l'insouciance, peut-être pas autant que chez nous, mais avec tout de même un brin de joie et de simplicité.

Photo de couverture childlaborinnorthkorea, facebook
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