Sympa

12 Preuves qui montrent que les génies, eux aussi, peuvent se tromper

De longues années après la création des œuvres d’art les plus magnifiques de l’histoire, des experts analysent le travail des artistes talentueux d’autrefois, à la recherche des idées originales mais aussi des erreurs de concept. Nous, nous ne pouvons qu’admirer ces chefs d’œuvre malgré les petits défauts que nous ont fait remarquer les experts comme par exemple, les pieds asymétriques dans les peintures de Boticelli, ou le strabisme dans la sculpture de David.

Sympa a décidé de te raconter aujourd’hui les mystères cachés dans les travaux des grands maîtres de la peinture, de l’architecture et de la sculpture. Ne manque pas le bonus, tu seras vraiment surpris !

Jean-Auguste-Dominique Ingres, La Vicomtesse d’Haussonville

Dans le portrait de la Vicomtesse d’Haussonville, la main droite est déformée : on dirait que l’avant-bras est trop long, le coude est trop loin, et la courbure des doigts n’est pas naturelle. Dans le miroir, on voit les doigts de la main du modèle soutenant son cou, mais ils ne devraient pas être reflétés.

Les travaux de Jean-Auguste-Dominique Ingres sont très différents : dans certains tableaux, il fait des portraits incroyablement réalistes, et dans d’autres, le peintre transgresse les proportions. Les critiques ont décrit le naturalisme de son travail comme quelque chose de vulgaire et il est fort probable que la négligence dans l’anatomie de ses portraits soit une protestation de la part du peintre.

William-Adolphe Bouguereau, La Vague

Dans le tableau La Vague, le modèle appuie ses mains sur un objet volumineux, qui n’a rien à voir avec le sable de la plage. Cette astuce était très courante dans le monde de l’art : personne ne poserait nu au bord de la mer pendant quatre ou huit heures par jour, notamment au XIXe siècle. Mais pour une raison inconnue, le peintre n’a pas essayé d’atténuer les coins du meuble en plaçant les mains sur des endroits différents.

Théodore Géricault, Le Derby d’Epsom

Voici à quoi ressemble le travail d’Eadweard Muybridge, nommé The Horse in Motion. Le photographe a prouvé ainsi la conception erronée du galop du cheval de Géricault.

La position des pattes des chevaux dans le tableau Le Derby d’Epsom, ou Le Derby de 1821 à Epsom est erronée. En effet, les pattes postérieures et les pattes avant tendues sur les côtés opposés ne créent pas un effet de course, mais plutôt que les animaux flottent sur le sol. L’erreur de peinture a été découverte par le photographe Eadweard Muybridge 50 ans après sa création. Oui, pendant une fraction de seconde les chevaux lèvent les quatre pattes du sol, mais leur anatomie particulière le montre d’une manière tout à fait différente.

Sandro Botticelli, Le Printemps et La Naissance de Vénus

Sandro Botticelli, Le Printemps

Dans les travaux de Botticelli nous pouvons trouver des inexactitudes au niveau de l’anatomie des pieds. Cela est valable pour les figures clés sur les toiles du peintre mais aussi pour les personnages secondaires. Pourquoi le peintre a-t-il commis ces erreurs ? La réponse est toujours un mystère, mais dans les tableaux Le Printemps et La Naissance de Vénus, certains pieds sont un peu tordus. On dirait que le peintre était pressé. Il est fort possible qu’il ait essayé d’atteindre son propre idéal, s’éloignant ainsi du réalisme qui le caractérise.

Sandro Botticelli, La Naissance de Vénus

Michel-Ange, La Pietà de la Basilique de Saint-Pierre, au Vatican

La Piétà du Vatican est le seul travail signé par Michel-Ange. La sculpture crée un état d’âme approprié pour telle situation, et elle est si parfaite qu’il est presque impossible de constater les petites inexactitudes, quand-même présentes. Fais attention à la proportion des corps de Marie et du Christ : sa figure fragile a dû être “renforcée” avec un grand nombre de tissus pour équilibrer la composition. Les mains, les jambes et les épaules de Marie sont plus grands que celles de son fils.

Cathédrale de Canterbury

La cathédrale de Canterbury est le temple le plus important de l’Angleterre, constituant un exemple clair de l’architecture gothique du Moyen-Âge. Or, elle contient également des imperfections : sur la photo du dessus, on peut constater la présence d’un élément du triforium tout à fait asymétrique.

Andrea Mantegna, La Lamentation sur le Christ mort

On peut clairement remarquer des inconsistances au niveau des proportions : une grande tête, sa main longue et ses jambes courtes. L’on estime que le peintre a réduit la taille des pieds exprès. Grâce à cela, il attire l’attention sur la poitrine.

Jan Gossaert (Mabuse), Portrait d’un commerçant et Autoportrait

Dans certains tableaux de Mabuse, les doigts sont trop longs, tordus de façon peu commune, et l’incroyable réalisme de ces peintures augmente ce fâcheux effet. La position allongée et immobile est problématique, raison pour laquelle il est probable que les détails puissent changer complètement au cours du processus et que des erreurs soient inévitables.

Jean-Auguste-Dominique Ingres, La Grande Odalisque

Le dos de l’odalisque semble avoir des vertèbres en plus. Des scientifiques ont doublé la pose du modèle et ont conclu que la courbe du torse ne pourrait pas être reproduite. De plus, la main droite est trop longue, et le genou de la jambe gauche est plié de façon incorrecte.

Michel-Ange, David

Cela fait cinq siècles que le David est considéré un paradigme de la beauté masculine. Or, si tu le regardes directement en face, tu peux constater un certain strabisme : l’œil droit regarde un peu plus vers le haut, tandis que l’œil gauche regarde droit devant. On pourrait argumenter qu’un maître comme Michel-Ange a commis ces erreurs exprès, car vue sous d’autres angles, la sculpture de cinq mètres a l’air parfaite. Mais tel que l’affirme une étude, un ophtalmologue estimerait qu’il est peu probable que David ait pu vaincre Goliath avec ce problème de vue.

Bonus 1. Leonard de Vinci, La Joconde

Tandis que les regards du monde entier prennent comme gabarit la symétrie du visage de La Joconde, et que les scientifiques réalisent des études sur la signification de son sourire, rares sont ceux qui observent le paysage que l’on voit dans l’arrière-plan. Or, si on regarde attentivement, on a la sensation que les côtés droit et gauche n’ont aucune relation entre eux. D’après les différentes versions, c’est le résultat d’une des multiples expériences du peintre.

Bonus 2. Iliá Yefímovich Repin et ses éditions finales

As-tu remarqué des erreurs dans d’autres chefs-d’œuvre ? Dis-le nous dans la section des commentaires !