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Les effets spéciaux modernes ont rendu de nombreux remakes bien différents des films originaux, en voici quelques exemples frappants

Explosions plus puissantes, fusillades plus impressionantes, robots qui se transforment, monstres incroyablement réels, créatures sorties de tes pires cauchemars ... Dans l'industrie cinématographique moderne, des dizaines de millions de dollars sont dépensés chaque année pour réaliser "l'effet de surprise" tant convoité, toujours plus sophistiqué. Mais il y a quelques décennies, aucun réalisateur ne pouvait seulement rêver de la qualité des effets spéciaux que nous avons aujourd'hui. Ils utilisaient plutôt des astuces qui nécessitaient un grand engagement de la part des acteurs pour que le spectateur croie en ce qu'on lui montrait.

En utilisant les exemples des films les plus célèbres, Sympa-sympa.com va te montrer quels genre d'effets spéciaux étaient utilisés au siècle dernier et à quoi ils ressemblent de nos jours. Accroche-toi, c'est parti !

Peter et Elliott le dragon (1977/2016)

Le film original était une comédie musicale qui combinait des dessins animés avec le travail d'acteurs. Pour les années 70, c'était un très bon film dont les chansons ont été nominées pour l'Oscar. Fait intéressant : Peter et Elliott le dragon est le premier film produit par Disney avec le son Dolby System. En 2016, les mêmes studios Disney ont publié une nouvelle version de l'histoire émouvante de l'amitié d'un enfant et d'un dragon, donnant à ce dernier un look beaucoup plus impressionnant et inhabituel. La tâche la plus techniquement difficile pour l'équipe d'artistes a été de dessiner la fourrure du dragon, parce que ce géant mesurant 4 mètres a environ 15 millions de poils sur le corps.

La guerre des mondes (1953/2005)

D'un point de vue actuel, la soucoupe volante martienne du film de 1953 ressemble un peu à un aspirateur, tu ne trouves pas ?! Pourtant, à l'époque, ce film a reçu un Oscar pour les meilleurs effets spéciaux. Lors du tournage, une mini réplique d'un quartier de Los Angeles avait été construite. Dans certaines scènes, de vrais pelotons de l'armée ont tourné devant les caméras. Sur un budget total de 2 millions de dollars, 1,4 ont été dépensés uniquement pour les effets spéciaux. L'adaptation du roman de George Wells en 2005 a été faite par le légendaire Steven Spielberg. Le nouveau film, lui, malgré le fait que ce réalisateur ultra réputé a utilisé plus de 500 effets spéciaux qui ont représenté à eux seuls 45 minutes du film n'a pas remporté la statuette tant convoitée.

Gatsby le magnifique (1974/2013)

Ici, c'est l'adaptation la plus récente du roman The Great Gatsby (2013) qui a remporté l'Oscar des meilleurs costumes. Le film captive avec ses prises de vues élégantes sur le manoir, bien qu'en réalité, ce ne soient que des images de synthèse. Les scènes qui se passent dans la superbe demeure de Gatsby n'ont en fait pas été tournées à New York, où l'intrigue se passe, mais en Australie, où un bâtiment de séminaire théologique a été renforcé par des effets spéciaux. Après avoir vu cette beauté de technologie, le manoir Gatsby du film de 1974 déçoit forçément.

Cendrillon (1947/2015)

Le célèbre film soviétique Cendrillon (1947) a été créé dans les conditions économiques de l'après-guerre, soit une époque marquée par les pénuries. Les costumes étaient donc faits de vieux rideaux et d'autres matériaux improvisés. Le couvre-chef de la fée était carrément composé avec les éléments d'une lampe, et les chaussures de Cendrillon (surtout pour la taille 31 de l'actrice) étaient en plexiglas ! Bien sûr, à cette époque, les artistes ne pouvaient pas donner aux chaussures la brillance éblouissante que l'on voit dans le film hollywoodien Cendrillon de 2015. Cela dit, celles du film soviétique volaient dans les airs comme par magie !

Frankenstein (1931) / Docteur Frankenstein (2015)

Effectivement, comparé aux standards modernes, le personnage du film de 1931 ne semble pas si effrayant. Mais l'acteur Boris Karloff a fait un effort vraiment titanesque pour jouer ce rôle : chaque matin, il devait se maquiller pendant 3 heures et demie, puis enlever le maquillage après le tournage lui prenait encore une heure et demie. Pour avoir les joues creusées, il devait même enlever ses prothèses dentaires, qui pour le coup n'étaient pas des effets spéciaux !

Le Flingueur (1972/2011)

Le Flingueur est avant tout un film d'action dramatique, bien dans l'esprit des années 70. Ce qui est sûr, c'est que dans cette version, les scènes d'explosions et de poursuites ne manquent pas (sans effets spéciaux). Le remake est un film d'action à part entière, plus percutant et agressif, accompagné par la brutalité légendaire de Jason Statham. Il faut dire en sa faveur qu'il réalise lui-même la plupart de ses cascades, sans utiliser de doublure.

La Chose d'un autre monde (1951) / The Thing (2011)

Le film de 1951 était largement novateur. Par exemple, pour la première fois, on a réalisé une scène où un acteur portant un costume ignifugé pulvérisé de carburant prenait feu. Il représente une victime mourant immolée. Ce film a grandement contribué au développement du genre de la science-fiction et à son prestige, car il avait jusque là plutôt mauvaise réputation.

Solaris (1972/2002)

C'est incroyable les méthodes que peuvent utiliser les réalisateurs en l'absence d'effets spéciaux ! Regarde de près l'océan colossal : l'effet spécial principal du Solaris de Tarkovski (1972) est en fait un mélange de limaille d'aluminium et d'acide chlorhydrique flottant dans un récipient sur une table. Dans le film hollywoodien de 2002, les effets spéciaux sont bien sûr beaucoup mieux, mais ils n'étaient visiblement pas encore assez spectaculaires pour attirer le public en masse : ce fut un échec au box-office.

Vampire, vous avez dit vampire ? (1985) / Fright Night (2011)

Les effets spéciaux basés sur le maquillage méritent une attention particulière dans Fright Night (2011). Selon l'intrigue, Jerry, un enfant lambda, devient chaque nuit un vampire assoiffé de sang. Spielberg lui-même est intervenu pour demander aux maquilleurs de faire paraître le personnage encore plus effrayant. Le maquillage de l'acteur Colin Farrell a été réalisé en 6 étapes : un maquillage prothétique, des lentilles de contact, des patchs dentaires, de fausses oreilles, des gants et un masque facial. Comme le film a été créé en 3D, tout devait être parfait jusque dans les moindres détails. La simple pose des sourcils pouvait prendre une heure à elle seule.

La Vie secrète de Walter Mitty (1947) / La Vie rêvée de Walter Mitty (2013)

Le film de 2013 est époustouflant grâce à des effets spéciaux brillamment réussis. Il comporte beaucoup de scènes extérieures : les paysages d'Islande, les rues de New York et même le saut de Ben Stiller dans l'océan étaient réels (mais le requin qui l'attaquait était, lui, évidemment mécanique). Objectivement, l'original est plutôt ennuyeux. Le Walter Mitty du film de 1947 ne pouvait même pas rêver d'aventures aussi incroyables, mais il a quand même été capable de conquérir le cœur d'une femme, non pas grâce à ses exploits vertigineux, mais par son sens de l'humour et sa gentillesse.

L'Homme au masque de cire (1953) / La Maison de cire (2005)

L'original de 1953 est le premier film de Warner Brothers filmé avec des effets 3D. En même temps, le réalisateur André de Toth, qui n'avait qu'un œil, ne pouvait pas voir la version 3D. Ce film contenait beaucoup de scènes d'action pour les années 50, et certaines ont même été faites sans la participation des doublures. Par exemple, dans la scène avec la guillotine, devant l'insistance de l'acteur, une vraie lame a été utilisé. Dans la version de 2005, en plus de tous les effets spéciaux disponibles, des astuces basiques ont également été utilisées. Par exemple, l'actrice Elisha Cuthbert, qui semble plus grande dans le film, a simplement ajouté des réhausseurs de semelles en bois à ses chaussures.

La Grande Casse (1974) / 60 secondes chrono (2000)

Les scènes du vieux film ne sont-elles pas extraordinaires ? Tu devrais savoir qu'elles ont été tournées en direct sans la moindre utilisation de trucages.Lors du "grand saut" final, c'est le réalisateur Henry Blight Halicki lui-même qui était derrière le volant. La voiture a réussi à continuer sa course après avoir fait un saut de 50 mètres. En revanche, pendant l'atterrissage, Halitsky a eu 10 vertèbres de déplacées et a depuis commencé à boiter. Le dernier saut dans le remake a lui aussi été réalisé presque sans la participation des doublures, mais la voiture ici était simplement "emballée" dans un dispositif spécial permettant de tourner la scène à la vitesse voulue.

Ben-Hur (1959/2016)

L'adaptation cinématographique de 1959 a remporté un nombre record d'Oscars, en recevant pas moins de onze statuettes. Pour le tournage de ce film, le plus grand studio de tournage de l'époque fut même construit. Un amphithéâtre romain de la taille de 10 terrains de football a été rempli par 10 000 personnes représentant le public. La célèbre scène de la course de chars a été filmée en direct pendant 3 mois, et le moment de la collision de l'un des chars que l'on voit dans le film n'était même pas prévue : c'est arrivé pour de vrai, et la doublure en est même presque morte. Pour le nouveau film, réalisé par Timur Berkmambétov, un stade a également été construit pour les courses mais beaucoup plus petit que celui de son prédécesseur, et le public a, cette fois, été ajouté par ordinateur. Ce film n'a cependant pas réussi à se montrer à la hauteur de l'original et a même reçu plusieurs critiques négatives.

Le Jour où la Terre s'arrêta (1951/2008)

Le robot Hort dans le film original n'était-il pas déjà super impressionnant ? En fait, son costume était incroyablement lourd et l'acteur Lock Martin ne pouvait pas le porter pendant plus d'une demi-heure. Dans la scène où Gort porte une fille dans ses bras, elle est en réalité tirée par un câble. Et pour le design de la soucoupe volante, l'un des meilleurs architectes et designers de l'époque, Frank Lloyd Wright, a même été recruté. Dans l'adaptation de 2008, c'est finalement une boule lumineuse qui remplace la soucoupe volante, et Hort a non seulement considérablement grandi, mais il est devenu beaucoup plus agressif. Si le premier film ne tue que deux gardes, dans la dernière version, il y a un nombre de victimes humaines bien plus conséquent.

Le Choc des Titans (1981/2010)

C'est le célèbre maître de l'animation en stop motion, Ray Harryhausen, qui a travaillé sur les effets spéciaux dans le film original. Grâce à lui, le public a découvert pour la première fois le Pégase ailé, le Cerbère à deux têtes, le monstre marin Kraken et, bien sûr, Méduse la Gorgone. Le modèle de Méduse avec ses yeux rotatifs et ses cheveux de serpents était un modèle d'ingénierie très complexe. Durant le tournage, Ray a dû animer et mémoriser les mouvements des plus de 200 «articulations» du corps et des cheveux de ce robot, et le résultat est excellent, avec un monstre qui a vraiment l'air effrayant. Dans le remake, Méduse a acquis des traits plus subtils : elle a le visage du célèbre mannequin Natalia Vodianova.

Qu'est-ce que tu en penses ? Avec l'intervention des effets spéciaux, les films sont meilleurs que les originaux ou moins bien réussis ? Laisse un commentaire !

Photo de couverture Warner Bros., Warner Bros.