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10 Données alarmantes que tu dois connaître sur l’endométriose

Voici un nom bien difficile pour nommer une maladie tout aussi compliquée. Malgré le fait qu’elle soit bénigne (ce n’est pas un cancer et ne peut pas le devenir), l’endométriose est un défi pour la médecine contemporaine, car la science ne connaît pas ses origines exactes (la théorie la plus probable est que ses causes soient génétiques et immunitaires), et il est difficile de la diagnostiquer. Généralement, le diagnostic s’établit à travers une opération chirurgicale. Cette affection n’a pas de remède, mais ses symptômes peuvent être contrôlés.

Parce que nous tenons beaucoup à nos lectrices et parce que nous leur souhaitons d’être en bonne santé, Sympa a réalisé une enquête et a réuni ici les principaux doutes sur ce problème exclusivement féminin. Bonne lecture !

1. Qu’est-ce que l’endométriose ?

C’est une maladie caractérisée par la présence de l’endomètre, ou la paroi utérine, qui revêt l’intérieur de l’utérus — en dehors de la cavité utérine, c’est-à-dire, dans d’autres organes du pelvis : les trompes de Fallope, les ovaires, les intestins et la vessie.

2. L’endomètre grandit

La muqueuse utérine s’épaissit chaque mois, afin que l’ovule fécondé puisse s’implanter dessus. Si la femme ne tombe pas enceinte, à la fin du cycle, la muqueuse utérine expulse l’ovule sous la forme des menstruations.

L’une des théories qui explique la présence de l’endométriose est qu’un peu de sang migrerait dans le sens opposé, et tomberait dans la cavité abdominale ou dans les ovaires, provoquant une lésion endométriale.

3. Cette maladie affecterait des millions de femmes

Actuellement, on estime que 10% (176 millions) de femmes au niveau mondial souffrent de cette maladie. Près de 80% des cas de stérilité seraient dûs à ce mal silencieux si difficile à diagnostiquer.

En fait, il faut compter environ 7 ans et demi pour diagnostiquer cette maladie depuis que le premier symptôme apparaît, selon l’enquête de diagnostic d’endométriose au Royaume-Uni.

4. Symptômes

Il y a des femmes qui souffrent de douleurs paralysantes et d’autres qui ne ressentent aucune gêne. Parmi les symptômes les plus communs, nous retrouvons souvent :

  • Coliques menstruelles intenses et douleurs durant la période de menstruation ;
  • Douleurs prémenstruelles ;
  • Douleurs durant les rapports sexuels ;
  • Douleur diffuse ou chronique dans la région pelvienne ;
  • Fatigue chronique et épuisement ;
  • Altérations intestinales ou urinaires durant la menstruation ;
  • Difficultés à tomber enceinte ou stérilité.

5. Comment se réalise le diagnostic ?

Il se réalise par le biais d’un examen physique : des ultrasons spécifiques, un examen gynécologique et d’autres examens de laboratoire.

L’examen doit se faire avec une attention toute particulière car il est fondamental pour diagnostiquer une endométriose profonde. Dans certains cas, le gynécologue peut solliciter une résonance magnétique nucléaire et une echo-coloscopie.

6. Est-il possible de prévenir cette maladie ?

L’endométriose est une maladie bénigne, mais il n’y a pas de consensus médical quant à la cause. Ainsi donc, aucun moyen qui empêcherait cette maladie n’a encore été trouvé.

7. La pilule contraceptive provoque-t-elle l’endométriose ?

La relation entre l’utilisation de la pilule contraceptive et l’endométriose est toujours source de polémiques. Certains scientifiques ont en effet découvert une augmentation des risques, tandis que d’autres affirment que la pilule permet une diminution voire même dans certains cas, une absence de symptômes.

8. Cela peut-il être héréditaire ?

Les filles et les sœurs de patientes souffrant d’endométriose courent un plus grand risque de souffrir de cette maladie. L’identification génétique pourrait aider à mieux la comprendre, mais il est toujours difficile de savoir jusqu’à quel point les gènes sont réellement pertinents quant à la relation avec d’autres facteurs, comme l’origine ethnique et l’environnement.

9. Une femme souffrant d’endométriose est-elle stérile ?

Pas nécessairement. Dans certains cas, la femme est fertile malgré la maladie. Avec le bon traitement, elle peut contrôler son endométriose et concevoir un enfant, que ce soit de manière naturelle ou par des techniques de reproduction médicalement assistée.

10. La grossesse réduit les douleurs

Étant donné que le problème n’a pas de remède et ne peut pas être contrôlé, le médecin devra indiquer des soins spéciaux tels que la consommation d’une dose supplémentaire de progestérone durant les trois premiers mois de grossesse. Cette substance diminue les possibilités d’avortement spontané.

Curieusement, la grossesse parvient à réduire certains symptômes de l’endométriose. En effet, durant cet état, le corps de la femme produit un niveau élevé de progestérone, et par conséquent, des niveaux d’œstrogènes plus bas. L’endométriose “s’alimente” des œstrogènes, raison pour laquelle les douleurs, surtout, deviennent moins intenses.

Il convient également de te rappeler qu’au cas où tu présenterais des symptômes de l’endométriose, tu ne devrais sous aucun prétexte t’automédicamenter. Consulte ton médecin immédiatement.

À quelle fréquence vas-tu consulter ton médecin ? Connais-tu quelqu’un qui souffre d’endométriose ? Raconte-nous dans la section des commentaires.

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