Sympa
NouveauPopulaire
Inspiration
Création
Admiration

10 vaccins qui ont permis de sauver l’humanité

--26
329

La découverte des vaccins a marqué un changement important dans l’espérance de vie de l’humanité. Ils ont permis de réduire les risques de contracter des maladies mortelles, ou au moins de contrôler leurs effets de celles-ci pour minimiser les dommages sur la santé. Toutefois, il faut souligner qu’un récent courant anti-vaccin a favorisé la résurgence de maladies presque éradiquées dans de nombreux pays, comme la poliomyélite, la rougeole et la rubéole, faisant peser un nouveau risque sur les sociétés.

Sympa a dressé une liste de 10 vaccins qui ont permis de contrôler la propagation de maladies qui auraient pu mettre fin à l’humanité.

Une grande découverte

Le bien-être que les vaccins ont apporté à l’humanité a été largement prouvé. Selon un rapport publié sur le site Internet du Forum économique mondial par le Dr Edward Parker, chercheur associé en épidémiologie des maladies infectieuses à l’Imperial College de Londres, plusieurs maladies qui ont eu des effets dévastateurs sur la vie des gens ont pu être maintenues sous contrôle.

Parker a pris la rubéole comme exemple, une maladie virale qui peut entraîner de nombreuses complications, de la fausse couche à une variété de malformations congénitales chez un bébé lorsque la mère est infectée.

Être mal informé est risqué

Il est alarmant de savoir que des maladies éradiquées ou sous contrôle sont récemment réapparues avec de plus en plus de cas en raison de la fausse croyance que certains vaccins causent l’autisme, ce dont nous parlerons plus tard.

Selon un autre rapport du Forum économique mondial, les pays en développement courent un plus grand risque d’éclosion de maladie si les enfants ne sont pas immunisés comme l’exigent les carnets de vaccination. Selon les données de la même organisation, 100 000 nouveaux cas d’enfants nés avec le syndrome de rubéole congénitale ont été recensés.

1. Variole

Le vaccin a été découvert par Edward Jenner, et c’est l’un des plus importants, car il a provoqué un changement radical dans l’histoire de l’humanité. La variole était devenue l’une des maladies les plus mortelles, mais elle a été complètement éradiquée.

Le premier patient auquel Jenner a appliqué son antidote était un garçon de huit ans, James Phipps, qui était le fils de son jardinier. Le médecin s’était déjà rendu compte que les femmes qui s’occupaient de la traite des vaches ne contractaient pas la maladie, car elles étaient déjà en contact avec une forme moins agressive du virus, qui provenait de ces bovins.

Jenner a inoculé l’enfant avec des virus présents dans le pus des ampoules de variole d’une laitière qui avait été infectée par une vache (c’est d’ailleurs l’origine du mot “vaccin”). Après avoir observé que le patient souffrait de symptômes bénins mais n’avait pas développé la maladie, il s’est rendu compte que le fait d’être en contact avec les virus avant de les contracter immunisait l’organisme humain.

Grâce à la vaccination, la variole a été éradiquée au Mexique en 1951 et dans le monde entier en 1980, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

2. Hépatite B

L’hépatite B était une maladie connue depuis de nombreuses années, mais les médecins ne savaient pas qu’elle se propageait par diverses voies, comme la proximité d’une personne infectée, l’utilisation d’aiguilles qui ont été en contact avec le sang d’une personne porteuse du virus, ou par transfusion.

De nombreux chercheurs ont tenté de résoudre ce mystère, comme le médecin anglais F. O. MacCallum, qui a distingué l’hépatite A (transmise par des aliments ou des boissons contaminés) de l’hépatite B (transmise par le sang). Cependant, ce n’est qu’en 1963 que le Dr Baruch Blumberg a découvert l’anticorps pour combattre la maladie.

L’hépatite B est très dangereuse car, bien qu’elle ne dure que quelques semaines, elle peut causer des dommages permanents au foie. Le vaccin a permis de réduire au minimum le nombre de personnes touchées par cette maladie.

3. Tuberculose

Ce vaccin a été découvert par Albert Calmette, un chercheur français qui a utilisé une souche de maladie prélevée sur une vache infectée pour la tester. Son travail, ainsi que celui du vétérinaire Camille Guérin, a consisté à affaiblir cette souche jusqu’à ce qu’elle ne soit plus nuisible pour les cobayes utilisés dans ses recherches.

C’est ainsi qu’a été obtenu le bacille Calmette-Guérin (c’est pourquoi ce vaccin est connu sous le nom de BCG), qui a commencé à être utilisé sur l’homme en 1921. La tuberculose est une maladie contractée par inhalation de particules dans lesquelles se trouve le virus responsable de la maladie (Mycobacterium tuberculosis). Cependant, il faut noter que le contact avec des surfaces infectées ne pose aucun risque.

Selon les données de l’OMS, 54 millions de vies ont été sauvées entre 2000 et 2017 grâce à une vaccination rapide.

4. Poliomyélite

Communément appelée polio, cette maladie terrorisait les gens car elle les condamnait à l’immobilité à vie. Comme les foyers les plus importants se sont déclenchés à une époque où les médias étaient déjà à la disposition de toute la société, elle a été l’une des maladies les plus photographiées. La pression médiatique a poussé les institutions médicales et scientifiques à concentrer tous leurs efforts sur la recherche d’un vaccin le plus tôt possible.

Cet objectif a été atteint par le professeur de microbiologie Jonas Salk, qui a utilisé du formaldéhyde pour atténuer le virus responsable de la polio. La pression médiatique s’est accrue après qu’il a obtenu de bons résultats en vaccinant ses enfants, ses collaborateurs et 600 autres personnes. Ainsi, en 1954, le premier enfant a été officiellement vacciné avec cet antidote.

Grâce à l’initiative de l’OMS pour l’éradication de la maladie à l’échelle mondiale, seuls trois pays étaient encore considérés comme endémiques en 2016 : le Pakistan, l’Afghanistan et le Nigeria. En outre, le nombre de cas de poliovirus sauvages est passé d’environ 350 000 en 1988 à 33 en 2018, soit une réduction de 99,9 %.

5. Rage

Ce vaccin a été mis au point en raison d’une véritable urgence. Louis Pasteur, qui est connu pour avoir également inventé le processus de pasteurisation, avait fait deux tentatives pour trouver un vaccin antirabique : l’une sur un homme plus âgé et l’autre sur une fillette ; mais aucune n’avait réussi.

Mais la mère de Joseph Meister, un garçon de neuf ans à l’époque, s’est adressée désespérément au médecin après que son fils a été mordu par un chien enragé. Le chimiste était conscient des risques juridiques qu’il courait si le vaccin ne fonctionnait pas, mais il a décidé d’essayer de le sauver quand même.

Il lui a fait 13 injections, une par jour, chacune contenant une dose du virus de moins en moins atténuée. Le garçon a été sauvé, et à partir de ce moment, l’antidote a commencé à être utilisé. En remerciement, après la mort de Pasteur, Meister s’est occupée de sa tombe, qui se trouve à l’Institut Pasteur à Paris.

6. Fièvre jaune

La fièvre jaune était un grave problème pour l’humanité, notamment parce que personne ne savait comment on la contractait. C’est le docteur cubain Carlos Juan Finlay qui, en priant, a entendu un moustique, ce qui l’a amené à penser qu’ils étaient responsables de la propagation de la maladie. Des études ultérieures lui ont donné raison, en établissant que la femelle du moustique Aedes aegypti était responsable de cette maladie.

En 1881, Finlay a présenté ses travaux lors de la cinquième session de la Conférence sanitaire internationale, et bien qu’accueillis froidement, ils ont été à la base de la création ultérieure de l’antigène qui empêche la contagion de cette maladie. Dans les pays où ce moustique est présent, le vaccin a grandement contribué à prévenir les cas de la maladie. Une seule dose protège le sujet à vie, et les rappels ne sont donc pas nécessaires.

7. Rougeole

Le vaccin contre la rougeole a été utilisé pour la première fois en 1963, et il est administré seul ou en association avec d’autres vaccins. Il est efficace à 85% à l’âge de neuf mois et à 95% chez les enfants de 12 mois et plus. S’ils ne sont pas immunisés avec la première dose, c’est généralement le cas avec la deuxième.

Contrairement à d’autres maladies comme la coqueluche, dont un patient peut souffrir à nouveau, ceux qui sont vaccinés et qui contractent la rougeole sont immunisés à vie. Notons que le vaccin n’empêche pas les gens de tomber malades, mais qu’il atténue grandement les symptômes de la maladie afin de minimiser les préjudices sur la santé. L’OMS estime que le vaccin contre la rougeole a sauvé la vie d’environ 21,1 millions de personnes entre 2000 et 2017.

8. Coqueluche

Ce vaccin est le résultat d’années de travaux menés par plusieurs chercheurs. Les premiers à classer la coqueluche comme une maladie ont été Thomas Sydenham puis Thomas Willis. Mais ce sont Jules Bordet et Octave Gengou qui ont réussi à isoler l’agent pathogène Bordetella pertussis, qui est la bactérie responsable de ce mal.

À partir de là, d’autres scientifiques ont essayé de développer un vaccin inactif avec des cellules entières. L’effort le plus important a été celui du médecin Thorvald Madsen, qui a testé un antidote sur la population des îles Féroé. Des années plus tard, la scientifique Pearl Kendrick a combiné le vaccin contre la coqueluche avec le vaccin contre le tétanos et la diphtérie, créant ce qui est aujourd’hui connu sous le nom de DTC.

La coqueluche commence par un rhume accompagné d’une forte toux caractéristique, et pendant cette période, le patient prend des inspirations profondes et prolongées qui se terminent par un sifflement aigu. Bien que la vaccination puisse la prévenir, la maladie n’a pas encore été éradiquée et sévit surtout dans les pays en développement. Notons que contrairement à d’autres maladies, les personnes atteintes de coqueluche ne sont pas immunisées à vie.

9. Diphtérie

Cette maladie est d’origine bactérienne et peut être très grave. Elle est si ancienne qu’on en a rapporté des cas dans l’Egypte Ancienne, et le premier à la décrire a été Hippocrate. Mais c’est Emil Adolf von Behring qui a découvert le sérum qui combat les toxines de cette maladie et celles du tétanos : il a d’abord trouvé le vaccin antitétanique, puis, selon les mêmes principes, le vaccin antidiphtérique.

Sa contribution a été si importante qu’il a reçu le prix Nobel de physiologie et médecine en 1901. Le vaccin administré protège contre le tétanos et la coqueluche, mais le sujet a besoin d’un rappel tous les 10 ans.

10. Tétanos

Dans les pays en développement, le tétanos est responsable d’environ 500 000 décès par an. La cause de cette maladie, qui provoque des raideurs musculaires et des spasmes, est la bactérie Clostridium tetani. Elle pénètre dans le corps lorsqu’une plaie est en contact avec le sol ou les excréments d’animaux où cette bactérie est présente, mais aussi lorsque des piqûres sont administrées avec des aiguilles non stérilisées.

Le vaccin antitétanique protège pleinement les patients, à condition qu’ils aient reçu la dose d’injection prescrite et qu’un rappel soit administré tous les 10 ans. Dans le cas des enfants, ce vaccin fait partie du programme de base, de sorte que les adultes doivent être vigilants pour s’assurer qu’ils reçoivent les rappels à temps.

Pour l’OMS, l’incidence du tétanos est la plus élevée au moment de l’accouchement. Cela touche les mères et les enfants non vaccinés. En 1989, l’organisation a donc entrepris d’éliminer ce type de tétanos, et grâce aux efforts internationaux, il ne restait plus en avril 2018 que 14 pays où les cas étaient fréquents.

Un mouvement dangereux

Bien que les vaccins aient permis d’augmenter l’espérance de vie dans le monde, le mouvement anti-vaccins a provoqué une flambée alarmante de maladies qui avaient été considérées comme quasiment éradiquées. L’origine de cette tendance est une étude publiée par le Dr Andrew Wakefield, qui affirme que le vaccin RRO (rougeole, oreillons et rubéole) cause l’autisme.

Bien que les affirmations de Wakefield se soient révélées fausses par la suite, et que le journal médical dans lequel il a publié son étude se soit rétracté, de nombreuses personnes refusent désormais de faire vacciner leurs enfants. En conséquence, des épidémies de maladies telles que la rougeole, la poliomyélite, la rubéole et la coqueluche ont commencé à se déclencher dans plusieurs pays du monde, mettant les gouvernements face à une situation très préoccupante.

Que penses-tu des vaccins ? Penses-tu qu’il est important d’en prendre toutes les doses recommandées, ou qu’ils peuvent avoir des effets secondaires indésirables ? Donne-nous ton avis dans les commentaires.

--26
329