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Comment les chats sont-ils passés de dieux égyptiens à nos animaux de compagnie ?

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À l’origine, ils étaient considérés comme des divinités, trésors des pharaons, jusqu’à devenir l’inspiration de nombreux artistes... La fascination pour le monde félin est un facteur de l’histoire qui a changé au fil du temps, mais l’affection que nous portons à ces animaux n’a aucunement changé.

Sympa a rassemblé pour toi différentes périodes historiques durant lesquelles nos amis félins ont joué un rôle très important dans la société.

L’Égypte antique

Selon certaines études, les Égyptiens étaient reconnus (même par les penseurs comme Hérodote) pour encourager la domestication des animaux, et ce sont avec les chats (qu’ils appelaient “miu”) qu’ils ont eu une grande affinité et qu’ils ont connu une grande ouverture dans leur culture.

Les félins étaient même nécessaires à la culture égyptienne car, en chassant les rongeurs, ils protégeaient les hommes des maladies que transmettaient les rats et les souris, et ils protégeaient par la même occasion les cultures agricoles. Ils ont donc été considérés comme figure terrestre de la déesse aux traits de félin Bastet, la gardienne du foyer et patronne de la fertilité. Lorsqu’elle se mettait en colère, elle perdait son aspect maternel, se transformant alors en Sekhmet, une lionne au tempérament de feu et assoiffée de sang. On raconte que les Égyptiens ont même célébré des fêtes avec de la musique, des danses et beaucoup de boissons pour rendre la déesse heureuse, afin d’éviter qu’elle ne se transforme en Sekhmet.

La loi égyptienne interdisait de commercialiser les félins ou même de les maltraiter. Si quelqu’un tuait un chat, même par accident, il était condamné à la peine de mort. Lorsqu’un chat mourait, ses maîtres organisaient des funérailles auxquelles assistait la famille pour lui dire adieu de manière solennelle. Les Égyptiens les appréciaient tellement qu’ils les ont représentés à maintes occasions, comme dans des temples sacrés ou même dans leurs propres foyers, où ils érigeaient même des statues de dieux-félins qu’ils plaçaient près des portes afin de protéger leur maison du mauvais sort.

La Grèce antique

La tradition veut que pour les anciens grecs, Artémis, déesse de la chasse et de la fertilité, serait une version alternative de Bastet. À cette époque, il n’était pas simple d’avoir un chat ; les lois égyptiennes interdisaient de les faire sortir du pays, car ils étaient considérés sacrés. Cela ne se faisait donc que par contrebande féline. C’est grâce à ce traffic illégal que la race féline a pu se répandre à travers les pays de la Méditerranée.

Même si l’affinité des anciens grecs pour les chats n’en est pas venue au stade de dévotion, il est certain qu’en Grèce antique, la docilité, la beauté et l’affection que les chats portaient à leurs maîtres étaient quelque chose de très distinct des autres animaux de l’époque. Ils ont donc gagné beaucoup de valeur et se vendaient comme des trésors chez les anciens grecs.

La Rome antique

Pour faire référence aux chats, les Romains utilisaient des termes tels que “feles” et “mustela”. Le premier mot faisait allusion à une espèce de taille moindre, et le second se référait aux chats qui attrapent les rongeurs et que nous connaissons aujourd’hui.

Malgré le fait que ce n’étaient pas des animaux particulièrement proches de l’homme, les chats étaient le signe de la victoire dans la légion romaine. De plus, à cause de leur coût élevé dans le commerce phénicien, ou à cause de leur réputation de créatures élégantes qu’ils avaient gagnée grâce à leurs postures et à leurs mouvements agréables à regarder, c’étaient des objets onéreux pour les classes sociales les plus opulentes.

La Renaissance

Lorsque nous parlons de la Renaissance, une figure éminente de cette période nous vient de suite à l’esprit : Léonard de Vinci, dont les œuvres d’art et les inventions ont tant apporté à l’Histoire. Un détail qui n’est peut-être pas raconté très souvent est que cet artiste ressentait une certaine fascination et beaucoup d’intérêt pour ces créatures. C’est pour cette raison qu’il y a légué une grande quantité d’œuvres et d’esquisses à ceux qui ont étudié les formes et les mouvements des différentes espèces de félins. Un animal à qui il prêta beaucoup d’attention était le chat, dont il analysa même les muscles et le pelage. Il a même réalisé une série de croquis de leurs mouvements agiles pour les comparer à ceux des dragons. Cette œuvre est connue dans l’actualité sous le nom d’Étude du mouvement des chats. L’une de ses phrases les plus célèbres à ce sujet était : “Le plus petit des félins est un chef-d’œuvre”.

L’époque baroque

Dans le domaine de l’art, de célèbres artistes tels que Jérôme Bosch et Velasquez ont réussi à rendre éternelles des figures de félins en harmonie avec les autres éléments de leurs œuvres respectives. Dans Le Jardin des délices de Jérôme Bosch, nous pouvons trouver sur la gauche du triptyque, près d’Ève, un chat en train de chasser, entouré des autres espèces de la création.

Les Fileuses de Velasquez présente une silhouette de chat couché aux pieds d’une fileuse, pratiquement situé au centre du tableau et presque imperceptible. Après l’avoir remarqué, on se rend compte que l’une des femmes est en train de lui parler.

L’âge d’or de Hollywood

Des célébrités telles que Marlon Brando, Audrey Hepburn, Marilyn Monroe, Brigitte Bardot et bien d’autres encore sont apparues à l’écran de diverses productions en compagnie de félins.

Brigitte Bardot a même dit : “On peut aimer un chat plus qu’on aime un homme”.

Comme tu peux le voir, ces chers animaux de compagnie sont des trésors depuis toujours. Il fut un temps où ils étaient destinés à accompagner les pharaons ou les gens de haute classe sociale, et ils ont été vénérés pour leur personnalité et leur beauté durant tellement longtemps, que nous savons les apprécier encore aujourd’hui.

Tu aimes les chats ? Tu en as un ou plusieurs chez toi ? Partage tes photos avec nous ainsi que tes expériences dans la section des commentaires ci-dessous !

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