12 Compagnons de route qui ont fait vivre tout un tas d’émotions

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Il y a 1 heure
12 Compagnons de route qui ont fait vivre tout un tas d’émotions

Nous passons une bonne partie de notre temps sur les routes : que ce soit le trajet quotidien vers le bureau, un voyage tant attendu ou une heure cahoteuse en bus pour rejoindre la maison de campagne de nos parents. Les situations sont multiples, mais elles ont un point commun : des gens sont assis ou debout à côté de nous. Ils se rendent à un rendez-vous, parlent au téléphone, se maquillent, demandent qu’on leur cède une place, font du bruit, sont anxieux. Parfois, même l’heure de pointe la plus banale et morne dans une rame de métro peut se transformer en une scène de tragi-comédie.

  • Je rentrais chez moi en métro. J'étais épuisé. Je m'apprêtais à descendre à ma station. Juste devant moi, tournant le dos aux portes, se tenait une fille, plutôt jolie. Nous restions plantés là à nous dévisager, et c'est alors que j'ai entendu les portes s'ouvrir derrière moi. C'est à ce moment-là que j'ai compris pourquoi elle leur tournait le dos – de son côté, il n'y avait pas de sortie. Je n'ai jamais rougi autant de ma vie. Je n'ose même pas imaginer ce qu'elle a dû penser à ce moment-là. © puhlenkiy / Pikabu
  • Je voyageais un jour en bus interurbain. Il faisait une chaleur étouffante, et le trajet était long. J'étais assis à la fenêtre. À côté de moi s'est installé un vieux monsieur plein d'entrain, d'apparence distinguée. À la sortie de la ville, une femme est montée avec un enfant d'environ cinq ou six ans. Le monsieur s'est agité, désireux d'aider. Il a pris l'enfant et, « pour qu'elle ne s'ennuie pas », a commencé à l'installer près de la fenêtre… sur mes genoux, sans même me demander mon avis. J'ai dû lui faire comprendre que s'il voulait aider, il pouvait très bien faire asseoir l'enfant sur ses propres genoux. © Helix / Dzen
  • Je vais au travail, je tricote, je suis bien, j’écoute de la musique. À côté de moi, une petite mamie somnole. Et là, j’entends à travers mes écouteurs un cri, le gars devant moi a presque sursauté. Je retire un écouteur et je demande : " Qu’est-ce qu’il y a, mamie ? " Elle me répond, bien fort, pour tout le bus : " Mon petit, n’oublie pas les emmanchures, les emmanchures ! " Je souris à la vieille dame en lui expliquant que mon cardigan sera long, jusqu’aux genoux, et qu’il est trop tôt pour faire les emmanchures. © kurochkinandrei / Pikabu

    Nous voyageons en train de nuit avec ma mère. Et là, un gros gaillard entre dans notre compartiment. Nous sommes sur nos gardes, mais lui reste assis en silence. Cinq minutes plus tard, il se lève et sort. Nous n’avons pas compris ce qu’il voulait. Plus tard, alors que nous nous préparons à dormir, l’homme revient. Il nous regarde et lance soudain : " Excusez-moi, s’il vous plaît, je voyage avec trois mamies. Elles étaient en train de recoudre quelque chose et m’ont demandé de sortir. Maintenant, elles se préparent à se coucher et se changent. Je vais repartir tout de suite. " Il a dit cela d’un air si malheureux que nous avons eu toutes les peines du monde à ne pas éclater de rire. Nous lui avons bien sûr répondu que ce n’était pas grave et qu’il aurait pu le dire dès le début, il n’y avait pas de souci.
  • Je voyageais vers Cuba. Quatorze heures de vol. Derrière nous étaient assis un frère et sa sœur. Ils jouaient sur leur téléphone quand celui-ci s’est déchargé. Les pleurs ont commencé. L’homme assis de l’autre côté de l’allée a lancé : " Je vais même me mettre sur la tête si ça vous fait arrêter de pleurer. " Le petit a accepté. Alors, l’homme s’est effectivement mis en équilibre sur la tête, puis a non seulement donné son propre téléphone aux enfants, mais aussi celui de sa femme. Et il les a même fait venir à sa place. C’étaient des gens formidables ! Je me suis liée d’amitié avec sa femme. Nous étions dans le même hôtel et nous sommes devenues inséparables pendant deux semaines. © Ariadna / Dzen
  • Un jour, j'ai pris le bus sur mon trajet habituel, rien de nouveau. Et là, je me retrouve debout juste en face... de mon médecin ! Celui qui me suit à la clinique. Il m'a reconnue, s'est mis à me saluer avec enthousiasme et à me proposer sa place. Rien de si étrange en théorie, mais le voir dans ce décor si quotidien m'a donné une sensation bizarre, comme si j'étais passée dans une réalité parallèle. Comme si deux mondes qui ne devaient jamais se croiser venaient de se télescoper. Ça vous est déjà arrivé ? Finalement, on a discuté, et la conversation était bien plus détendue et naturelle qu'en consultation. Il m'a expliqué qu'il allait faire la surprise à sa fille en l'attendant à la sortie du conservatoire, avec des gourmandises, parce qu'elle a toujours une petite faim après son cours de solfège.
  • Un homme était en retard pour son train et, visiblement, s'est pris pour un héros de film : il a lancé son sac à l'intérieur du wagon, espérant que les portes ne se fermeraient pas. Sauf que la vie, ce n'est pas le cinéma. Les portes se sont refermées juste devant lui. Résultat, il n'a pu qu'assister, impuissant, à son sac qui s'éloignait sans lui. © The_Sown_Rose / Reddit
  • Je me rendais au travail, complètement épuisé. J'avais déjà parcouru la moitié du trajet quand une femme est montée et m'a demandé de lui céder ma place. Encore à moitié endormi et sur les genoux, j'ai balbutié : « Mais pourquoi moi ? Je suis monté le premier. » Sous le feu des regards réprobateurs des autres passagers, j'ai levé les yeux et j'ai vu qu'elle était enceinte. J'ai dû m'expliquer rapidement et lui offrir ma place. Elle a été compréhensive, mais sur le moment, la honte était intense. © Dogelbert / Reddit
  • Nous prenions le bus avec une vieille connaissance en Allemagne. Elle parlait allemand, mais pas moi, donc nous parlions en anglais. Deux filles assises non loin ont commencé à parler dans notre dos, pensant probablement que nous ne les comprendrions pas. C’est alors que mon amie leur a balancé quelque chose en allemand. Il aurait fallu voir leurs têtes ! C’était hilarant ! Je ne sais toujours pas, en revanche, ce qu’elle leur a exactement dit. © zephyr_siofan / Reddit
  • Je suis dans le train de banlieue, en face de moi un jeune couple. Un peu après le départ, je sors mon petit nécessaire et me fais rapidement une retouche — juste un peu de poudre et de rouge à lèvres. Le garçon regarde sa bien-aimée et lui dit avec un petit sourire moqueur : " Regarde comme cette fille s’est maquillée vite fait, pas comme toi qui prends des heures devant le miroir ! " C’est là que je lance : " Vite, ça ne veut pas toujours dire “bien”. " Et là, ce fut le tour de sa copine de le regarder avec un sourire en coin. © teftelya1 / Pikabu
  • Je suis dans un bus bondé, et une place se libère. Une jeune fille s’apprête à s’asseoir quand une dame imposante d’une quarantaine d’années la bouscule en disant : " Tu es jeune, tu peux bien rester debout. " La jeune fille, la voix tremblante : " Et si j’étais malade ? Et si j’avais de la fièvre ? " La dame est restée assise un moment, puis a lâché : " Écoute, tu as vraiment de la fièvre ? Alors assieds-toi, je me lève. " La jeune fille a refusé, mais j’ai été touchée de voir que cette femme, pourtant si grossière, avait encore un peu de compassion ! © Larissa Charkovskaya / Dzen
  • Je prends le métro. Il n’y a pas beaucoup de monde. Je me place près de la porte, et pas loin de moi se tiennent deux petites mamies. L’une tient un chariot auquel est attaché... un poêle, solidement ficelé avec des nœuds marins. L’autre est en train de fixer son smartphone, hypnotisée. À un moment donné, elle se met à lire sa conversation à voix haute pour tout le wagon. Apparemment, leur papy les invitait à venir lui rendre visite. La première mamie commençait à refuser, disant que c’était compliqué avec le poêle, qu’il fallait d’abord le ramener. Finalement, après discussion, elles ont décidé d’y aller quand même, estimant que le papy pourrait les raccompagner ensuite, poêle et tout. Et là, tout est beau : elles sont jeunes dans leur tête, tout le wagon a souri en entendant leur dialogue. Il n’y a qu’une chose que je ne comprends pas : mais où diable cette mamie transportait-elle ce poêle ? © Moshpitov / Pikabu
  • J’avais pris un billet pour un bus de nuit. Le trajet durait dix heures. Je suis assise, et là, quelqu’un donne des coups de pied dans mon siège. J’ai tenu dix minutes, puis je me suis retournée et j’ai grogné : " Arrêtez de donner des coups de pied, s’il vous plaît ! " Je me suis retrouvée face à un grand gaillard. Il m’a alors lâché : " Je vais m’asseoir à côté de vous ! " et s’est installé à mes côtés. En fait, il n’avait presque pas de place pour les jambes, alors qu’étant au premier rang, j’en avais un peu plus. C’est comme ça que nous avons voyagé ensemble. Il était d’ailleurs un bon compagnon de conversation.

Nous prenons les transports en commun presque quotidiennement. Même les plus fervents automobilistes se retrouvent à emprunter le métro ou le bus, et les vacances tant attendues commencent souvent par un trajet en train ou en avion. Parfois, dans le train, le bus ou le métro, on croise des compagnons de voyage si singuliers qu’on a envie de prendre une photo ou de raconter leur histoire à tout le monde.

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