J’ai arrêté de répondre aux messages professionnels après 18 h, et les RH sont intervenues

Gens
Il y a 1 heure
J’ai arrêté de répondre aux messages professionnels après 18 h, et les RH sont intervenues

L’une de nos lectrices a partagé une histoire que beaucoup d’employés reconnaîtront aussitôt. Après des années à rester disponible jour et nuit, elle a pris une décision toute simple : une fois sa journée terminée à 18 h, elle a cessé de répondre aux messages professionnels.

La suite l’a surprise — et a même impliqué les RH.

Voici la lettre :

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Salut Sympa,

Je n’ai pas fait de scène. Je n’ai pas annoncé de limite ni publié de manifeste. J’ai simplement cessé de répondre aux messages professionnels après 18 h.

Mon contrat dit 9 h—18 h. Pas d’astreinte, pas d’heures sup. Pendant des années, j’ai pourtant répondu aux messages nocturnes, aux “petites questions” du week-end et aux tâches de dernière minute du dimanche soir. Ce n’était jamais urgent — juste pratique.

Puis le burn-out m’a rattrapée.

Alors, chaque soir à 18 h 01, je mettais le chat en sourdine, pour le rallumer le lendemain matin. Si quelque chose était vraiment urgent, ils pouvaient appeler. Personne ne l’a fait.

Au bout de trois jours, mon chef m’a prise à part.
Il m’a dit que j’étais “moins réactive” et a demandé si tout allait bien.

J’ai expliqué calmement que je travaillais mes horaires prévus et que je déconnectais ensuite. J’ai précisé que j’avais besoin de cette limite pour rester efficace.

Il n’a pas protesté. Il a souri et dit : “Faisons intervenir les RH, juste pour aligner les attentes.”

C’est là que j’ai compris qu’il y avait un problème.

Les RH ont présenté cela comme une “préoccupation liée à la collaboration”. Ils ont demandé pourquoi je n’étais pas une “joueuse d’équipe” en dehors des heures de travail. J’ai demandé si ma fiche de poste avait changé. Non.

Ils ont suggéré que je sois “plus flexible”. J’ai demandé si la flexibilité était rémunérée. Silence.

La réunion s’est terminée sur un avertissement concernant “l’adéquation à la culture d’entreprise”.

Je ne réponds toujours pas après 18 h.
Mais désormais, chaque message que j’envoie semble surveillé — et chaque message ignoré ressemble à un acte de résistance silencieuse.

Apparemment, poser une limite n’est pas un manque de professionnalisme.
C’est juste gênant pour ceux qui profitaient de ton absence de limites.

Merci d’avoir partagé ton histoire avec nous — c’est un rappel essentiel que poser des limites au travail demande du courage.

Comment dire non à ton patron (sans te faire virer).

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Le mot “non” est puissant, mais il peut aussi déclencher des réactions — surtout chez un manager stressé. Quand un patron entend “non”, il peut y voir de la défiance et réagir par la peur :

“Comment ça, tu ne vas pas le faire ? Tu travailles pour moi !”

On a tous déjà vu ce film. Le patron qui crie. La tension qui monte. Personne n’en sort gagnant.
C’est pourquoi le secret, c’est de dire non sans jamais prononcer le mot “non”.

🌱 La technique : s’aligner

Au lieu d’être un paillasson, tu deviens une conseillère. Tu montres à ton chef que tu tiens à l’objectif — mais que tu ne vas pas te détruire pour y arriver.
Cela demande deux choses :

Le mojo → ton énergie et ton estime de toi.

L’altitude → la capacité de prendre du recul, de voir la situation dans son ensemble et de comprendre pourquoi ton chef fait cette demande.

Quand tu combines les deux, tu peux rediriger la demande calmement et proposer des alternatives.

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3 étapes pour t’aligner avec ton chef

  • Respire et affirme ton mojo. Souviens-toi : tu n’es pas une machine. Tu mérites un équilibre.
  • Prends de l’altitude. Quel est le vrai besoin derrière cette demande ? Ton chef est-il débordé ? Manque-t-il de ressources ?
  • Propose des solutions. Suggère d’autres façons d’atteindre l’objectif sans sacrifier ton temps ni ta santé mentale.

Exemples de formulations :

“Je vois que c’est urgent. Je ne peux pas le terminer ce soir, mais je peux l’avoir prêt pour 10 h demain.”

“Je comprends que le délai est serré. Dois-je prioriser cette tâche plutôt que le projet X, ou préfères-tu que je me concentre dessus d’abord ?”

“Je veux que ce soit bien fait. Penses-tu que ça aiderait si on demandait à John de donner un coup de main ?”

Tu vois la différence ? Tu ne refuses pas. Tu t’alignes. Tu montres que tu tiens au résultat tout en précisant que tu n’es pas une main-d’œuvre gratuite et illimitée.

Un patron exigeant n’est pas un monstre — c’est un être humain, souvent aussi anxieux et épuisé que n’importe qui d’autre. En restant calme, en faisant preuve d’empathie et en proposant des solutions, tu peux dire non sans jamais prononcer le mot.

J’ai dit à mes collègues que je n’avais pas d’enfant, et maintenant les RH s’en mêlent

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