Ma belle-mère m’a traitée de mauvaise mère à cause du désordre, et la réaction de mon mari a été le vrai choc


Les inégalités sur le lieu de travail, les écarts de rémunération et l’évolution de carrière restent parmi les sujets les plus discutés sur le marché du travail. De nombreux professionnels reconsidèrent la fidélité, la transparence des salaires et ce que cela signifie vraiment de connaître sa valeur. Récemment, une lectrice a envoyé une lettre à la rédaction pour partager son expérience face à ces défis quotidiens.

Bonjour Sympa,
J’ai travaillé dans cette entreprise pendant six ans, attirant des clients importants et générant certains des bénéfices les plus élevés. Je suis celle qui reste tard, résout les gros problèmes et prend en charge le travail supplémentaire.
Pourtant, je n’ai jamais reçu d’augmentation. Chaque fois que je demandais, les RH disaient, " Pas de budget “, et je l’acceptais même si je connaissais ma valeur.
Puis j’ai découvert qu’une collègue, qui a rejoint l’équipe cette année et que j’ai formée pendant 6 mois, gagne 20 000 $ de plus pour le même poste. J’ai confronté les RH. Leur réponse a été : ” La valeur du marché a changé ! "
J’ai souri et je n’ai rien dit.
Le lendemain, tout le monde a été stupéfait en découvrant que je planifiais secrètement mon départ.
Depuis un an, je réfléchissais déjà à l’évolution de ma carrière et j’explorais de nouvelles opportunités. Mon idée était de créer ma propre petite entreprise.
La plupart des clients me font confiance, et j’ai les compétences et l’expérience nécessaires pour le faire. J’hésitais car c’est un gros risque. Mais après avoir constaté à quel point l’écart de rémunération est injuste, je suis prête à passer à l’étape suivante.
Mon équipe a donc été choquée lorsque j’ai envoyé un mail. Il disait : " Chers collègues, je pars pour démarrer mon propre projet. Ce sera mon dernier mois ici. Si vous souhaitez rejoindre mon équipe, je serais ravie de travailler à nouveau avec vous. "
Les RH ont paniqué. Ils ont dit qu’il était incorrect de l’annoncer sans leur en parler d’abord. Ils m’ont dit que je réagissais de manière émotionnelle et irrationnelle.
Puis ils m’ont proposé une augmentation de 20 000 $ et m’ont demandé de reconsidérer le fait de quitter et de démarrer une entreprise concurrente, disant : " La plupart des petites entreprises ne réussissent pas. "
Maintenant, je suis mitigée. Je sais que lancer une startup est risqué, mais rester revient à accepter le manque de respect dont ils ont fait preuve à mon égard.
Devrais-je rester ou créer ma propre entreprise ?
Catherine
Bonjour Catherine,
Merci de partager ton histoire avec nous.
Ta lettre met en lumière une réalité professionnelle réelle et douloureuse, et tu n’es pas la seule à y faire face. Voici quelques perspectives claires et pratiques pour t’aider à décider de ta prochaine démarche.
Mets-le par écrit avec une date d’effet et un nouveau titre. Mentionne dans ton document la gestion des clients (tes plus gros comptes) ainsi que les bénéfices générés par ces derniers. Demande une clause de révision de la rémunération dans 6 mois.
Si les ressources humaines ne veulent pas le formaliser, cela veut dire qu’ils te proposent une promotion sous l’effet de la panique, et non pas de la valeur du marché. Un document clair montrera s’ils sont sérieux ou s’ils ne font que réagir.
Planifie des appels de continuité avec les clients que tu as apportés et sauvés. Demande ce qu’ils feraient si tu n’étais pas sur le compte et pour quoi ils seraient prêts à payer. Recueille les points de blocage, les signaux de retenue et de chronologie.
Ces données t’indiquent si ta startup a une véritable demande. Si les réponses sont vagues, tu sauras que tu as besoin d’une offre plus solide avant de partir.
Maintiens la démission en cours, mais traite-la comme une fenêtre de négociation. Suis qui escalade la situation : PDG, équipe commerciale, clients clés. C’est ta preuve de valeur.
Demande une prime de maintien + une augmentation, pas seulement une égalisation de salaire. S’ils ne font qu’égaler le salaire, ils achètent ton silence, pas ton talent. Utilise leur urgence pour sécuriser des conditions qui reflètent ce que tu offres déjà.
Examine les clauses de non-concurrence, de non-sollicitation et de propriété intellectuelle avant de te lancer. Si tu restes, demande une dérogation écrite à la non-concurrence ou un ajustement des termes.
S’ils refusent, ta menace de " concurrence " concerne le contrôle, pas le risque. Dans ce cas, tu peux partir tranquillement et construire ton projet sans surprises. Un rapide examen juridique maintenant peut t’épargner des mois de stress plus tard.











