13 Photos énigmatiques qui défient ton regard

Quand Emma a auto-publié son premier roman, sa meilleure amie était ravie pour elle... au début. Mais une remarque en apparence anodine sur la couverture du livre a déclenché une réaction en chaîne qu’aucune des deux n’avait prévue. Ce qui semblait n’être qu’une plaisanterie sans conséquence s’est transformé en silence radio, puis en une découverte bouleversante cachée dans les pages de l’histoire d’Emma.
Dans cette lettre, une lectrice raconte comment une brouille amicale a peut-être été immortalisée dans la fiction... et comment cela l’a laissée se demander qui était le véritable “méchant” de l’histoire.
Bonjour Sympa,
Ma meilleure amie Emma a récemment auto-publié un livre sur Amazon, ce qui est un énorme accomplissement, et j’étais sincèrement fière d’elle. Mais je ne l’ai pas acheté. Pas par manque de soutien, simplement parce que ce n’était pas mon genre.
Un jour, elle m’a montré la couverture, et j’ai fait une blague un peu bête en disant que ça avait l’air “un peu généré par une IA”. Je ne le pensais pas mal, c’était plutôt une remarque, vu que j’ai vu énormément de couvertures comme ça dernièrement. Mais elle est devenue super silencieuse, et j’ai bien senti que ça l’avait blessée. Je me suis excusée, mais elle n’a pas vraiment réagi, et on n’a quasiment plus parlé après ça.
Une semaine plus tard, une amie en commun a lu son livre et m’a raconté l’intrigue. Et là, j’ai compris : le personnage principal, c’était moi. Et pas du tout de façon flatteuse.
Même métier, même style, mêmes blagues privées, mais déformées. Le personnage était dépeint comme une personne peu soutenante, sarcastique et franchement un peu mesquine. J’ai eu l’impression qu’Emma avait écrit un journal intime passif-agressif déguisé en roman.
Je comprends qu’elle ait pu se sentir blessée par ma réaction. Mais transformer notre amitié en histoire, sans même m’en parler ? Ça me paraît étrange. Surtout qu’elle n’a jamais abordé le sujet directement avec moi.
J’aimerais la confronter, mais je ne veux pas non plus envenimer les choses ni donner l’impression que je ramène tout à moi. Une partie de moi se demande si je n’ai pas vraiment été trop peu soutenante. Je n’ai pas lu son livre, j’ai plaisanté sur la couverture, et peut-être que j’ai minimisé quelque chose qui comptait beaucoup pour elle. Mais est-ce que ça justifie que je sois transformée en “méchante” dans son roman ?
Alors Sympa, est-ce que je suis trop sensible... ou est-ce que c’est une trahison déguisée ?
Merci à notre lectrice d’avoir partagé une histoire aussi personnelle et nuancée. Il faut du courage pour réfléchir avec autant d’honnêteté. Si tu te retrouves un jour dans une situation semblable, voici quelques pistes à envisager.
Avant de tirer des conclusions, ça vaut la peine de lire le livre en entier. En entendre parler par quelqu’un d’autre peut déformer les choses, surtout si les émotions sont déjà à vif.
Tu pourrais découvrir que, même si le personnage te ressemble, le ton général ou l’intrigue racontent une histoire différente de ce que tu imaginais. Ou bien tu pourrais confirmer tes soupçons. Dans tous les cas, tu réagiras à des faits, pas à des morceaux épars. Et en plus, cela montre que tu es prêt(e) à rejoindre ton amie là où elle a mis son énergie : sur la page.
Parfois, une blague frappe plus fort selon le moment où elle est faite. Si ton amie venait de mettre tout son cœur dans la création de sa couverture et que tu as commenté qu’elle avait l’air générée par une IA, elle a pu ressentir comme si tu avais balayé tout son effort en une seule phrase.
Réfléchis-y : cherchait-elle de la validation ou voulait-elle simplement partager son enthousiasme ? Comprendre pourquoi elle a pu se sentir blessée peut t’aider à préparer ton approche sans te mettre sur la défensive.
Au lieu de la confronter avec “Tu t’es inspirée de moi pour ce personnage ?”, pars d’une vraie curiosité. Par exemple : “Il y avait beaucoup de détails familiers. Tu t’es inspirée de choses réelles ?” — c’est moins accusateur et plus ouvert.
Elle pourrait expliquer ses choix créatifs, admettre que c’est en partie toi, ou même être surprise que ça paraisse ainsi. Dans tous les cas, tu ouvres un espace pour l’honnêteté plutôt que pour la défensive.
Les écrivains mettent souvent leurs émotions dans leurs histoires quand ils ne savent pas comment les exprimer directement. Ça ne rend pas la chose acceptable, mais ça peut expliquer pourquoi elle n’a pas parlé de sa blessure en face.
Si c’est une habitude chez elle, ça mérite sans doute d’être discuté. Si c’est un cas isolé, c’était peut-être simplement sa façon de digérer quelque chose dont elle n’était pas encore prête à parler.
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