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À quoi ressemblaient vraiment les 7 merveilles de l’Ancien Monde, que nous ne verrons plus jamais dans leur forme originale ?

Plusieurs auteurs ont tenté de dresser une liste des merveilles du monde. L’un des premiers fut le célèbre historien de l’Antiquité, Hérodote. Sa version ne compte que trois créations des habitants de l’Ancien Monde, situées sur l’île de Samos : un tunnel à travers une montagne, une muraille renforcée entourant le quai du port et un temple de la déesse Héra. Les sept merveilles “classiques” ont été mentionnées pour la première fois par le poète grec Antipater de Sidon dans ses poèmes. Cette œuvre littéraire a servi de base à la liste de Philon de Byzance, qui est considérée comme la référence quand on parle des “sept merveilles du monde”.

Malheureusement, une seule de ces constructions a survécu à ce jour. Sympa a recueilli des données sur l’aspect original probable de ces merveilles perdues de l’antiquité.

1. La Grande Pyramide de Gizeh

Reconstitution de l’aspect original de la Pyramide de Gizeh

C’est la seule relique de la liste des merveilles du monde antique conservée à ce jour ; et aussi la plus ancienne : on estime qu’elle a 4 500 ans.

La construction du tombeau de Kheops, haut de 138 m, a nécessité environ 2,3 millions de blocs de pierre. Sa construction est censée avoir pris 20 ans. À l’intérieur se trouvent les chambres funéraires du pharaon et de sa femme, ainsi qu’un système complexe de couloirs et de mines. À l’origine, la pyramide était sans doute pavée de marbre blanc ou de dalles de calcaire, qui n’ont pas pu être conservées.

La Pyramide de Gizeh aujourd’hui

2. Les jardins suspendus de Babylone

Le roi de Babylone, Nabucodonosor II, a ordonné que les jardins soient suspendus sur le terrain du palais pour faire plaisir à son épouse. De par leur conception, ces terrasses ressemblaient à une colline verte, qui est devenue une oasis au milieu de la ville de Babylone, poussiéreuse et aride. Chaque jour, des centaines d’esclaves devaient tourner la roue qui acheminait l’eau du fleuve Euphrate jusqu’au sommet de la structure, où un système de canalisations était prévu pour arroser les plantes.

Plus tard, le palais a été occupé par Alexandre le Grand. Après sa mort, personne ne s’est plus soucié des jardins, et ils sont tombés dans l’oubli. Les inondations les ont détruits, et de la légendaire Babylone, seules les ruines sont encore présentes sur le territoire de l’Irak actuel.

3. La statue de Zeus à Olympie

Dans la ville qui a vu naître les Jeux Olympiques, il a été décidé d’ériger un temple de marbre en l’honneur du dieu grec principal. À l’intérieur se trouvait une statue en ivoire de Zeus, censée mesurer entre 12 et 17 mètres. Il a fallu 200 kg d’or pur pour décorer le monument, couvrant ainsi le manteau du dieu, le sceptre orné d’un aigle dans sa main gauche, et la statue de la déesse Niké, que Zeus tenait dans sa main droite.

La conquête de la Grèce par l’Empire romain et les guerres qui ont suivi ont conduit à la destruction et au pillage du temple. Ses fragments ont été trouvés lors de fouilles.

Ruines du temple de Zeus à Olympie

4. Le temple d’Artémis à Ephèse

Maquette reconstituée dans le parc “Miniaturk” à Istanbul

Les habitants d’Ephèse ont construit ce temple pendant 120 ans, en l’honneur de la déesse de la fertilité Artémis. Le toit du bâtiment était soutenu par 127 colonnes de 18 m de haut chacune. Le sanctuaire était décoré de bas-reliefs, de sculptures et de peintures, et la statue d’Artémis était située au centre. En plus des cérémonies religieuses, des réunions d’affaires y ont également eu lieu.

Le temple a été reconstruit deux fois. En 356 av. J.-C., un fanatique souhaitant laisser son nom dans l’histoire a brûlé le bâtiment original. Au début du siècle suivant, la structure a été complètement restaurée grâce aux donations d’Alexandre le Grand.

Au IVe siècle de notre ère, les chrétiens ont interdit les cultes païens et fermé le sanctuaire, qui a été bientôt détruit. Grâce aux fouilles, les fondations du bâtiment ont été découvertes, puis l’une des colonnes a été restaurée et les fragments restants ont été conservés au British Museum. Une copie miniature du monument architectural a été réalisée à l’échelle 1:25 dans le parc Miniaturk d’Istanbul.

Une colonne restaurée du temple d’Artémis en Turquie

5. Le Mausolée d’Halicarnasse

La construction de ce bâtiment d’une hauteur de 46 mètres a commencé sous le mandat du gouverneur de la ville de Caria. Le premier niveau a été conçu avec d’énormes briques de marbre et décoré de statues illustrant les scènes de l’épopée grecque. Au deuxième niveau, il y avait un temple à 36 colonnes, sur lequel se dressait un toit pyramidal à 24 marches. La composition a été couronnée par une sculpture de Mausolo et de son épouse Artémisia se tenant sur un char.

1 500 ans plus tard, le mausolée a été détruit par un tremblement de terre. Les Croisés qui ont débarqué en Asie Mineure ont utilisé les restes du bâtiment comme matériau pour la construction du château de Saint-Pierre à Halicarnasse ; plus tard, les Turcs y ont construit le château de Bodrum.

Débris du mausolée, situé sur le territoire actuel de Bodrum en Turquie

6. Le Colosse de Rhodes

Les habitants de Rhodes, libérés du siège macédonien, ont décidé d’ériger une statue du dieu Hélios pour le remercier de son aide. Les bases de la sculpture étaient des dalles de marbre ; d’énormes pièces de bronze étaient fixées à l’imposant cadre de 33 mètres, et les cavités étaient remplies d’argile. La création de la statue a nécessité environ 8 tonnes de fer et 13 tonnes de bronze.

Le colosse a été la création la moins durable des sept merveilles du monde antique, puisqu’il n’a tenu que 60 ans. Il a été détruit par un tremblement de terre qui a fait s’effondrer les genoux du dieu soleil. Longtemps, la statue est restée au sol, donnant naissance à l’expression devenue populaire “colosse aux pieds d’argile”. En 2008, il a été décidé de restaurer la statue d’Helios sous la forme d’une installation lumineuse. Le projet de 200 millions d’euros est toujours en attente d’achèvement.

Voilà à quoi ressemble la baie de l’île de Rhodes

7. Le phare d’Alexandrie

Ce phare de 120 m de haut avait été construit sur la petite île de Pharos, à 1,3 km d’Alexandrie. Au rez-de-chaussée, il y avait des maisons et des pièces où les provisions et le combustible étaient entreposés. La partie centrale, de forme octogonale, était décorée de statues servant de girouettes. La partie supérieure jouait le rôle de lanterne, propageant la lumière du feu sur 48 km grâce à un système de miroirs. Le sommet de la coupole du phare était décoré d’une statue du protecteur des navigateurs, Isis Faria.

Le phare a été entretenu pendant près de 1 000 ans, puis a été détruit par un tremblement de terre. À la fin du XVe siècle, le sultan égyptien Qaitbey a décidé d’y construire une forteresse de défense, en utilisant les débris des matériaux du phare. La forteresse est toujours debout et porte le nom du sultan.

Citadelle de Qaitbay sur le site du phare d’Alexandrie

De nombreuses catastrophes, humaines ou naturelles, ont empêché l’humanité de pouvoir continuer à admirer les sept merveilles du monde antique, mais nous avons aujourd’hui une liste de nouvelles merveilles du monde. En 2007, le réalisateur suisse Bernard Weber a proposé un vote populaire. Ses résultats ont permis d’ajouter à la liste de ces nouvelles merveilles du monde le Colisée de Rome, la Grande Muraille de Chine, le Machu Picchu au Pérou, l’ancienne cité de Petra en Jordanie, le Taj Mahal en Inde, la statue du Christ rédempteur à Rio de Janeiro et l’ancienne ville maya de Chichén Itzá, située sur le territoire actuel du Mexique.

Les pays dont les curiosités ne faisaient pas partie de cette nouvelle liste ont commencé à créer leurs propres listes. Par exemple, il y a les sept merveilles de Russie, ou encore les sept merveilles d’Ukraine. Quels sites ou œuvres souhaiterais-tu voir intégrées à la liste des nouvelles merveilles du monde ? Donne-nous ton avis dans les commentaires.

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