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10 Noms d’objets qui n’ont pas forcément de sens une fois qu’ils sont traduits

L’étymologie, ou l’étude de l’origine des mots, est parfois très étonnante. Tel le débat de l’œuf et de la poule, on peut se demander qui est à l’origine de telle ou telle appellation, et pourquoi certains objets se nomment ainsi. Quel est par exemple, le rapport entre le chouchou de la maîtresse, les délicieux chouchous et l’élastique que l’on met dans ses cheveux ? Pourquoi appelle-t-on un chariot, un diable ?

Chez Sympa, nous avons aujourd’hui dépoussiéré le dictionnaire et fouillé l’étymologie des noms d’objets, afin de comprendre tout cela. Si certains liens font sens, d’autres en revanche, ne sont pas forcément évidents.

1. Le diable

Si tu ne comprends pas vraiment pourquoi on appelle un chariot un diable, voici ce qui semble être son origine. Autrefois, les paysans se servaient de leurs vaches pour pouvoir transporter de lourdes charges. Ces dernières étaient munies de cornes. C’est donc par analogie que l’on a appelé le chariot, un diable.

2. Tancarville

Un tancarville est une autre façon de désigner un étendoir ou un séchoir à linge. L’origine de ce mot vient en fait du nom de la ville de Tancarville. Dans les années 50, de plus en plus de lave-linges sont commercialisés. Une entreprise décide alors de créer un nouveau type d’étendoir en se basant sur la forme d’un pont qui se trouve non loin de là.

3. Judas de porte

En anglais, on traduit cela par : “le trou pour voir les gens”, (peephole). En français, c’est un judas de porte, cette petite ouverture murale ou dans une porte afin de voir sans être vu. En bref, un outil pour ne pas ouvrir à n’importe qui. Le judas de porte vient d’une source biblique et se réfère à l’histoire de la trahison de Judas.

4. Une maryse

Plusieurs théories subsistent quant à la nomination de cette spatule. La première concerne Maryse De Monpetit, cuisinière à la cour de François Ier, anoblie suite à la confection d’un dessert très apprécié et confectionné à l’aide d’une spatule spéciale.

La seconde légende concerne Léonard de Buyer (entreprise du même nom “De Buyer”), qui alors qu’il était enfant, s’était déguisé en chevalier avec un saladier sur la tête. Bien évidemment, le fond du bol n’ayant pas été rincé par la cuisinière. La cuisinière, Maryse, s’en était voulue de ne pas avoir pensé à racler le fond du bol. Plus tard, l’entreprise familiale donna le nom de Maryse, en hommage, à la spatule commercialisée.

5. Un paillasson

Fait de paille, de plastique, et parfois même de mosaïque, le paillasson est ce tapis que l’on met devant sa porte d’entrée. C’est aussi une sorte de plaque, composée de paille tressée, qui permet de cacher du soleil l’intérieur des maisons en Italie et en Espagne.

6. Le chouchou

Le chouchou ou l’élastique vient initialement des États-Unis. On l’appelle alors “scrunchie”. Pourtant, en français, on surnomme aussi le premier élève de la classe de cette façon : le chouchou de la maîtresse. Il reste encore le chouchou espagnol, cette célèbre petite confiserie qui se vend sur les plages en été.

7. La hotte

Quel est le rapport entre le sac qu’est censé porter le Père Noël et cette chose qui aspire l’air dans nos cuisines ? De ce point de vue, aucun. En revanche, on lie les deux aux hottes de cheminée.

8. La tong

Quand on y pense, pourquoi appelle-t-on une tong, une tong ? Attention, à ne pas confondre la tong et la claquette. Ce sont bien deux styles différents. Quoi qu’il en soit, le mot tong vient de l’anglais “thong” qui signifie “lanières”. En Belgique, on dira “sandale”. Et pour la petite info bonus, sache qu’en France, conduire en tongs peut être passible d’une amende.

9. Le shampoing

À première vue, aucune étymologie latine pour ce mot. Commercialisé dans un premier temps à Londres sous le nom “shaempoo”, le mot vient initialement de l’Hindi “champi” qui signifie “huile” et " masser". Les clients recevaient alors un traitement indien de champi, c’est-à-dire de shampooing, ou des massages thérapeutiques.

10. Un cagibi

Le cagibi est cette réserve dans laquelle on entrepose des aliments ou d’autres denrées. Il s’agit en fait d’un mot venant de la région de l’Ouest de la France. Dérivé lui-même du mot “cahute”, qui désigne une simple maisonnette, ce mot a évolué, perdant son “T” final (cagibit).

Alors, as-tu appris des choses grâce à notre article ? Y a-t-il d’autres mots dont tu voudrais connaître l’origine ? N’hésite pas nous donner ton avis et à nous poser tes questions dans les commentaires !

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