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10+ Astuces simples de jardinage pour un potager écologique et économique

Cultiver ses propres fruits et légumes chez soi, qui ne trouverait pas cela intéressant ? Les plantes étant des êtres vivants, s’occuper d’elles nécessite un travail minutieux et réfléchi. Tel est le cas de la permaculture, un système agricole basé sur une diversité de cultures. Une des principales conditions requises pour démarrer ce type de cultures est le non-usage d’engrais chimiques et de pesticides.

Aujourd’hui, Sympa souhaite partager avec toi les secrets de réussite de la permaculture. Nous t’avons préparé un bonus intéressant à la fin de l’article.

1. Observer le terrain

Après avoir décidé de l’endroit où placer le jardin, il est nécessaire d’observer le terrain. La première chose à faire est de déterminer la nature du sol. Est-il sableux, argileux, humifère ou limoneux ? Cette étape est très importante, car la santé des plantes en dépend réellement.
Ensuite, il est aussi important de vérifier quelques détails comme l’existence des pentes et de points d’eau, la présence d’insectes nuisibles ou pas. Il est également primordial de vérifier si le terrain est bien exposé au soleil afin de garantir l’épanouissement des plantes.

2. Ne plus se débarrasser des mauvaises herbes

Les adventices sont souvent considérées comme de mauvaises herbes, pourtant la plupart ne le sont pas vraiment. Elles sont parfois définies comme des plantes indésirables qui poussent sans être plantées et qui volent les nutriments du sol.

  • Pourtant, il a été révélé que certaines d’entre elles peuvent vraiment être utiles pour l’écosystème et aussi pour la permaculture. D’autres sont également comestibles et médicinales, c’est le cas du pissenlit.
  • Parmi les adventices qui sont bénéfiques pour la culture sont la consoude, le pourpier et la bourrache. Ces plantes améliorent le sol et attirent les pollinisateurs tels que les abeilles et les papillons grâce à leurs fleurs.

3. Bien préparer le sol

Cette étape est aussi une des plus importantes. Que le sol soit sableux, argileux ou limoneux, il nécessite une préparation afin d’avoir une meilleure production. Il est à préciser que le travail du sol doit se faire après une période humide.

  • Cependant, la première chose à savoir est qu’il ne faut surtout pas retourner le sol. Cette pratique risque de modifier sa structure et détruire tous les nutriments qui se trouvent en profondeur.
  • Au lieu de labourer la terre, il faut juste l’aérer en faisant usage d’une grelinette, une sorte de fourche. Cet outil permettra le drainage ainsi que l’aération du sol.

4. Utiliser des engrais biologiques

À la différence d’autres cultures, la permaculture ne nécessite pas d’engrais chimique. Afin de garantir la fertilité du sol et la bonne santé des plantes, il est nécessaire d’opter pour des engrais biologiques, exempts de tout produit chimique.

  • Les deux types d’engrais essentiels sont le compost et le fumier. Le compost peut se composer de divers produits comme les restes de fruits et légumes, les coquilles d’œufs, les cartons, les foins, les copeaux de bois et même les cendres. Pour faire du compostage, il suffit de hacher et de déchiqueter les matériaux en ajoutant un peu d’eau.
  • Quant au fumier, l’idéal pour la permaculture est l’usage des fumiers de lapin, de mouton, de chèvre ou de cheval.

5. Opter pour le paillage

Le paillage consiste à ajouter de la paille sur la surface du sol. Cette technique permettra au sol de garder son humidité. Elle constitue une meilleure alternative en cas de sécheresse. Par ailleurs, il est quand même déconseillé de mettre de la paille sur les graines qui viennent d’être semées, cela risquerait d’altérer leur croissance. Un des avantages tirés de cette méthode est aussi la réduction des maladies des plantes.

6. Faire une sélection rigoureuse des semences et des jeunes plants

Après avoir préparé le terrain et les matériaux nécessaires pour la culture, l’étape suivante consiste à faire le choix des semences. Avant cela, il est nécessaire de savoir quelle plante convient le plus à l’environnement et à la saison. Cette étape est très importante, elle évitera le gaspillage de ressources.
Le choix est divers en ce qui concerne les plantes de permactulture : mûrier, fraise, ortie, asperges... Quoi qu’il en soit, il est fortement conseillé de planter des fleurs qui attirent les pollinisateurs telles que les roses, la consoude, la lavande.

7. Respecter l’espacement

Quelle que soit la semence, graines ou plants, il est nécessaire de les espacer afin qu’ils puissent bien s’épanouir. Chaque plante doit profiter pleinement du rayon de soleil, de l’eau et des nutriments se trouvant dans le sol. L’espacement est donc très important pour garantir la croissance et la santé des plantes. En général, il est préférable de laisser entre 18 et 36 pouces entre chaque rangée. Toutefois, l’espacement peut varier en fonction des plantes.

8. Créer des plates-bandes surélevées en bois

Le bois reste le matériel idéal pour fabriquer les plates-bandes surélevées ou lits de jardin. En plus d’être écologiques, elles sont capables d’isoler le sol et par conséquent, d’empêcher la perte des nutriments qu’il renferme. Quoi qu’il en soit, il est nécessaire de faire le bon choix, car certains types de bois ont tendance à se détériorer facilement s’ils sont fréquemment au contact de l’eau et de la chaleur.

9. Opter pour une méthode d’arrosage efficace

Bien que l’eau figure parmi les principales ressources d’une plante, il ne faut pas la gaspiller inutilement. Il existe un temps idéal pour l’irrigation. Le meilleur moment pour arroser les plantes est soit le matin, soit le soir. Cette méthode permettra la bonne absorption de l’eau par le sol et les racines. Pour protéger le potager efficacement, il est aussi recommandé de pratiquer une technique d’arrosage adapté en évitant les arrosages aériens. L’idéal est d’arroser directement le pied de la plante à l’aide d’un arrosoir.

10. Portéger la culture en hiver

Froid, vent ou neige, les plantes potagères ne seront pas épargnées si des mesures strictes ne sont pas prises à temps. Toutefois, il existe des astuces simples mais efficaces qui sont capables de les protéger contre le mauvais temps. Tel est le cas du tunnel de culture. Pour le construire, il suffit d’utiliser des tuyaux en fil de fer ou en PVC ainsi qu’une feuille de plastique. Ce matériel a pour rôle, non seulement de protéger les plantes, mais également de réchauffer le sol.

11. Protéger les plantes des oiseaux

Il est évident que les oiseaux sont attirés par les plantes vertes. Une des méthodes les plus efficaces pour préserver le potager de ces animaux est l’usage de filet anti-oiseaux. Cette technique constitue une astuce simple et écologique, les plantes pourront très bien respirer et aucun produit chimique n’est utilisé.

12. Prévention des maladies fongiques

Les maladies sont courantes chez les plantes, surtout lorsque les préventions nécessaires ne sont pas prises avant le semis. Il est à noter que c’est surtout l’humidité qui favorise les maladies fongiques.

  • La bonne technique à adopter est l’irrigation en matinée afin que les feuilles puissent sécher le plus tôt possible.
  • Espacer les semences permet la bonne circulation de l’air. Cette méthode est réellement nécessaire pour prévenir les maladies.
  • Il est également très important d’utiliser des matériaux propres et en bon état pour l’entretien du jardin.

13. Traitement bio en cas de maladies

Plusieurs astuces peuvent être mises en œuvre pour lutter contre les maladies des plantes sans utiliser de produits chimiques.

  • Tel est le cas du bicarbonate de soude. Pour cela, il suffit d’en mélanger une cuillère à café avec un litre d’eau ainsi qu’une cuillère à café de savon noir. Le mélange est ensuite à vaporiser sur l’ensemble des plantes.
  • Certaines huiles essentielles jouent aussi un rôle très important dans la lutte contre les maladies fongiques. Parmi elles sont les huiles d’origan ou de citronnelle. Pour les utiliser, il faut en mélanger quelques gouttes dans une cuillère à café de savon noir et un verre d’eau. Le mélange est également à vaporiser sur la culture.

Bonus : Astuces pour se débarrasser des ravageurs sans recourir aux produits chimiques

Parmi les ravageurs les plus courants sont les limaces, les escargots, les pucerons, les doryphores, et il y en a encore plusieurs. Ils n’épargnent pas les feuilles et les grignotent petit à petit. Ces insectes et mollusques présentent une véritable nuisance pour la culture. Généralement, la plupart des cultivateurs font usage de pesticides pour s’en débarrasser. Par ailleurs, en permaculture, on doit plutôt opter pour des moyens biologiques, dépourvus de produits chimiques.

  • D’après les experts, le fait de cultiver une variété de plantes pourrait réduire le risque d’infestations par les ravageurs. C’est le cas du cosmos, de l’aneth, du tournesol.
  • Il est aussi recommandé d’utiliser des huiles essentielles telles que l’huile de menthe poivrée, l’huile de clou de girofle ou l’huile de neem.
  • Une des solutions les plus adaptées est aussi l’élevage de hérissons. Ils se nourrissent spécialement d’insectes et peuvent combattre facilement les ravageurs.

Quelles plantes cultives-tu chez toi ? Quelles sont tes astuces pour bien les entretenir ?

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