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9 Choses “innocentes” que nous devons cesser de faire pour sauver notre planète

Chaque année dans le monde, 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont gaspillées et plus de 100 millions d’animaux meurent parce qu’ils ont ingéré du plastique. Il est grand temps que nous remettions nos habitudes en question. On ne peut pas les changer toutes d’un seul coup, mais on peut commencer modestement et travailler ensemble pour sauver la planète.

Sympa a trouvé 9 choses que nous pouvons tous cesser de faire pour protéger notre Terre Mère.

1. Produire des aliments qui ne sont jamais consommés

D’après la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), un tiers des aliments produits pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, sont gaspillés chaque année. Or pour produire une si grande quantité de nourriture, des millions de plantes et d’arbres sont abattus et déracinés à travers le monde. Selon ces données, les fruits et légumes sont les produits les plus gaspillés, suivis des fruits de mer.

2. Partir en croisière

Les paquebots de croisière sont de véritables villes flottantes, et à ce titre, ils sont tout aussi polluants, sinon plus. Les données montrent que la qualité de l’air sur le pont d’un tel navire est similaire à celle des villes les plus polluées du monde. On estime que plus de 50 000 Européens meurent prématurément chaque année des suites de la pollution causée par les navires.

On a calculé que l’empreinte carbone d’une personne est multipliée par trois lorsqu’elle est en croisière, par rapport à sa vie quotidienne.

Une organisation allemande a examiné 77 navires de croisière et a constaté que 76 d’entre eux utilisaient du fioul lourd toxique, qui est le combustible le plus sale. De plus, ces paquebots de croisière ont été pris à maintes reprises en train de déverser des déchets, du carburant et des eaux usées directement dans l’océan.

3. Acheter trop de vêtements

L’industrie de la mode est l’un des principaux pollueurs dans le monde, et le deuxième plus grand pollueur d’eau. Cette industrie est également responsable de l’appauvrissement des nappes phréatiques. Le coton, qui est la fibre la plus utilisée dans les vêtements, est une culture très demandeuse en eau. La quantité de coton nécessaire à la fabrication d’une chemise nécessite environ 2 700 litres d’eau. Cette quantité est égale à celle qu’une personne boit en deux ans et demi.

Les fibres synthétiques comme le polyester ont un moindre impact hydrique que le coton, mais leur production émet plus de gaz à effet de serre par kilo. Les usines productrices de polyester ont émis environ 680 millions de tonnes de gaz à effet de serre en 2015, ce qui équivaut à la production annuelle de 185 centrales électriques au charbon.

La prochaine fois que tu songes à acheter de nouveaux vêtements, souviens-toi qu’une personne sur neuf dans le monde n’a pas accès à l’eau potable et qu’environ 4,6 millions de personnes meurent chaque année des suites de la pollution atmosphérique.

4. Tirer la chasse trop souvent

Cela peut sembler dégoûtant, mais il n’est absolument pas nécessaire de tirer la chasse d’eau chaque fois que tu vas aux toilettes. Tu peux le faire une fois sur deux. Une étude réalisée en 1999 a révélé que la chasse d’eau des toilettes représente environ 27% de la consommation quotidienne d’eau à l’intérieur d’une maison, comparativement à d’autres activités intensives comme le lavage des vêtements, qui représente 22%, et les douches, 17%.

5. Utiliser des baguettes jetables

La cuisine asiatique est un régal, et il ne fait aucun doute qu’elle est très populaire. Mais les baguettes qui sont utilisées pour manger ces plats ont un impact énorme sur l’environnement. Rien qu’en Chine, environ 80 milliards de paires de baguettes jetables en bois sont fabriquées chaque année. Pour répondre à cette demande colossale, environ 4 millions d’arbres sont abattus par an.

Cette déforestation à grande échelle a de nombreuses conséquences dévastatrices. Elle entraîne des coulées de boue et une diminution de la résistance des sols aux inondations, et accélère le réchauffement climatique.

6. Boire du café

Le café est une boisson populaire et ses bienfaits ne sont plus à prouver. Une étude a même révélé que la consommation de café peut prolonger la durée de vie d’une personne de deux ans. Mais la mauvaise nouvelle, c’est que l’industrie du café n’est pas respectueuse de l’environnement. Les plantations de café dans le monde sont aujourd’hui plus nocives que jamais pour la planète. De plus, la popularité croissante du café a provoqué la déforestation à grande échelle de grands arbres qui favorisaient la biodiversité.

Il faut aussi mentionner les gobelets en papier jetables qui sont souvent utilisés pour servir le café : eux aussi contribuent à la déforestation à grande échelle.

7. Utiliser des lingettes jetables

Les lingettes humides sont certes très pratiques, mais elles ne sont pas respectueuses de l’environnement. En 2015, le journal The Guardian les a surnommées “les plus grands méchants” de l’environnement.

La plupart de ces lingettes humides contiennent du plastique qui se retrouve dans l’océan. Ce plastique est ensuite consommé par des créatures marines qui les confondent avec des méduses, ce qui entraîne leur mort. Beaucoup de gens s’en débarrassent dans les toilettes, ce qui bloque les conduits d’évacuation puisqu’elles ne se décomposent pas facilement. On a constaté que les lingettes humides comptent pour environ 93% des matières qui obstruent les égouts.

De plus, plusieurs de ces lingettes contiennent des produits chimiques dangereux qui peuvent causer des éruptions cutanées lorsqu’elles sont utilisées.

8. Utiliser des piles jetables

Les piles jetables que nous utilisons dans les montres et les calculatrices, et même les piles rechargeables que nous utilisons dans les ordinateurs portables, les téléphones et autres gadgets, sont extrêmement nocives pour l’environnement. Elles contiennent un ou plusieurs des métaux extrêmement toxiques suivants : cadmium, plomb, zinc, manganèse, nickel, argent, mercure et lithium, ainsi que des acides.

Lorsqu’elles commencent à se décomposer, ces piles sont responsables de la pollution de l’air car elles subissent une réaction photochimique qui libère des gaz à effet de serre entraînant le réchauffement climatique. Ces produits chimiques nocifs sont également absorbés par le sol et provoquent une pollution qui peut avoir de graves répercussions sur la végétation et la vie du sol. Et lorsque ces produits chimiques sont emportés par la pluie ou se retrouvent dans les plans d’eau, ils causent également la pollution de l’eau.

9. Utiliser des rasoirs jetables

Le rasage est considéré comme partie intégrante de l’hygiène personnelle par de nombreuses personnes. Il n’est donc pas surprenant que les rasoirs soient en très forte demande. Un rapport récent a montré qu’en 2018, 163 millions de consommateurs ont utilisé des rasoirs jetables aux États-Unis. Ces rasoirs sont composés de plastique et de caoutchouc qui ne sont pas biodégradables et finissent le plus souvent dans des décharges, pour ne plus jamais être recyclés.

Selon toi, que peut-on faire à plus grande échelle pour ralentir le réchauffement climatique et sauver l’environnement ? Fais-nous part de tes idées dans les commentaires !

Illustré par Angelina Abakumova and Polina Koshel pour Sympa