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12 Faits sur le Moyen Âge que les cinéastes ont vraiment mal interprétés

Nous avions l’habitude de considérer les chevaliers comme de nobles guerriers, de véritables exemples d’honneur et de courage ; et les belles dames comme des créatures fragiles et délicates qui ont besoin d’être protégées et sauvées. Il semblerait qu’à cette époque, les hommes étaient toujours prêts à se sacrifier pour une grande cause, tandis que les femmes les attendaient modestement derrière les murs des hauts châteaux. Mais les films célébrant les vertus des héros médiévaux sont-ils réalistes ?

Chez Sympa, nous avons cherché à savoir si nous devons idéaliser les véritables gestes de chevalerie et si l’homme moderne serait heureux s’il pouvait rencontrer un guerrier des temps passés.

Les chevaliers n’étaient pas romantiques et ne manifestaient pas un amour purement courtois pour les dames

Les relations romantiques entre les chevaliers et leurs dames de cœur existaient bel et bien au Moyen Âge. Mais les historiens ont du mal à dire avec certitude si les gens de cette époque prenaient ces amours platoniques au sérieux ou s’il s’agissait simplement d’un jeu de cour.

Les œuvres poétiques qui présentaient des sentiments légers étaient un grand succès auprès des nobles seigneurs. Surtout à la cour d’Aliénor d’Aquitaine. Mais on ignore si les aristocrates ont essayé de transposer ces images artistiques dans la réalité.

N’importe qui ne pouvait pas devenir un chevalier

Tous les guerriers ayant fait preuve de bravoure sur le champ de bataille ne pouvaient être adoubés. La première chose qu’un jeune homme devait faire était de suivre un apprentissage de longue durée.

Les futurs chevaliers étaient formés dès l’âge de sept ans. Les garçons venaient généralement de familles aristocratiques. Ils exerçaient d’abord les fonctions de pages et, à partir de l’âge de 14 ans, ils devenaient estafiers. Le rite d’initiation avait lieu entre 18 et 21 ans.

Pour devenir chevalier, la bravoure, la noblesse et l’habileté ne suffisaient pas. Le jeune homme devait aussi avoir les moyens d’acheter une armure et un cheval. S’il n’avait pas d’argent, il poursuivait une carrière dans un autre domaine.

Les litiges n’étaient pas seulement résolus dans l’arène de tournois

Il y avait des occasions où l’honneur de la femme était défendu dans un duel. Mais elles étaient l’exception plutôt que la règle. Le tribunal était le lieu privilégié pour régler les différends, et non l’arène de tournois. Le résultat d’une bataille n’était pas considéré comme un motif suffisant pour classer l’affaire. Et il pouvait être contesté à posteriori.

Les femmes n’étaient pas complètement vulnérables

Les femmes étaient parfois chargées de la gestion des affaires lorsque leur mari était absent, soit pour aller à la guerre, soit pour se rendre à la cour du suzerain. Dans ce cas, les femmes étaient responsables de la protection de la maison et des terres. Elles pouvaient repousser l’attaque d’une armée ennemie, faire face aux brigands ou à l’invasion de chevaliers sans terre. Bien que les femmes ne reçoivent pas de titres de chevalerie, elles étaient capables de se battre aussi bien que les hommes.

Les chevaliers ne levaient pas leur visière pour saluer

Le salut militaire moderne serait né au Moyen Âge. Les chevaliers, afin de montrer leurs bonnes intentions, devaient lever leur visière de la main droite. C’était leur façon de montrer qu’ils ne tenaient pas d’épée et aussi de montrer leur visage. Bien que cette version soit très sympa à imaginer, elle est difficilement crédible.

Les guerriers n’étaient pas toujours prêts à aider une femme

L’image du chevalier sauvant une belle dame en difficulté était fermement ancrée dans l’esprit des gens. En effet, bien que le respect des dames nobles soit inscrit dans le code, les guerriers eux-mêmes ne se comportaient pas toujours avec dignité envers les femmes. Ils pouvaient kidnapper et même emprisonner une épouse potentielle. Et les jeunes filles devaient se sauver elles-mêmes.

Les guerriers ne portaient pas les mêmes armures et vêtements

Dans l’armée moderne, tout le monde porte le même uniforme. À l’époque médiévale, cependant, les chevaliers portaient des tenues colorées et variées. La plupart des armures étaient forgées sur commande, et chaque pièce était différente d’une autre.

Dans la vie civile, les chevaliers nobles préféraient les couleurs vives et saturées, notamment le bleu, le rouge écarlate et le noir. C’était leur façon de montrer leur richesse à tous.

Les chevaliers n’étaient pas exclusivement des guerriers nobles et ils ne suivaient pas toujours un code d’honneur

Les chevaliers étaient avant tout des militaires professionnels qui gagnaient leur vie avec leur épée. En temps de guerre, le suzerain pouvait fournir du travail et de l’argent à ses vassaux. En temps de paix, cependant, les chevaliers qui s’ennuyaient pouvaient ravager un village de paysans ou même attaquer le clergé pour le profit ou pour le plaisir.

Un code d’honneur spécial a été créé pour dompter les jeunes guerriers zélés. Comme ce code n’avait pas franchement d’effet sur le comportement des chevaliers, on a eu recours à la littérature édifiante comme les romans et les poèmes célébrant la noblesse.

Sur le champ de bataille, les guerriers nobles ne se battaient pas sans pitié

Sur le champ de bataille, les chevaliers essayaient souvent de laisser la vie sauve à d’autres guerriers. Pas par de nobles motifs, mais parce qu’en réalité un ennemi noble vivant était une proie bien plus précieuse. Ils pouvaient non seulement leur prendre leurs armes et leurs chevaux, mais aussi exiger une rançon. Voilà pourquoi capturer des chevaliers au milieu de la bataille était assez lucratif.

Les chevaux des guerriers n’étaient pas des poids lourds

Dans les films, les chevaliers montent généralement des chevaux lourds et puissants. En réalité, les chevaux de guerre étaient des animaux fins et agiles qui se déplaçaient avec adresse pendant la bataille.

Des chevaux plus massifs étaient sélectionnés pour les travaux agricoles et pour transporter les bagages. Un guerrier noble ne montait jamais un tel cheval.

Couper une armure avec une épée ou la transpercer avec une flèche n’était pas facile

Voici une autre scène typique de film : la bataille bat son plein et un chevalier courageux se déplace rapidement à travers les lignes, coupant facilement l’armure de son ennemi avec son épée. Cela a donné naissance au mythe selon lequel l’armure pouvait facilement être découpée à l’épée ou même transpercée par une flèche.

En fait, l’armure protégeait bien les guerriers contre les lames tranchantes. C’est pourquoi les chevaliers ont essayé de la récupérer. Les plastrons forgés étaient excellents pour dévier les flèches. Par conséquent, non seulement les épées mais aussi les haches et les marteaux étaient utilisés dans les combats. Ces armes peuvent être utilisées pour assommer un ennemi et l’étourdir.

Les chevaliers étaient assez habiles pour se déplacer dans leur armure, monter en selle, se relever du sol ou esquiver un coup. Un chevalier était même capable de monter à l’échelle uniquement à la force de ses mains.

Les dames de cœur n’étaient pas des créatures éthérées et timides

Le protagoniste joué par William Thatcher dans Chevalier avait un prototype dans la vie réelle. Il s’appelait Ulrich von Lichtenstein, dont le personnage principal porte le nom. Au nom d’une belle dame, il est entré dans le tournoi en portant une robe de femme. Il s’agissait de célébrer ses lumineux pour la dame de son cœur. En fait, sa tenue représentait Vénus, la déesse de l’amour.

L’élue d’Ulrich n’était pas une créature douce et gentille. Elle avait cruellement rejeté le chevalier simplement parce qu’il avait montré de l’embarras au moment de se présenter à la jeune fille. Et une fois, elle a jeté le pauvre homme dans le fossé sans aucune pitié.

Selon toi, qui est un modèle de noblesse : les guerriers modernes ou les chevaliers médiévaux ? N’hésite pas à nous donner ton avis dans les commentaires !

Photo de couverture The Tudors / Showtime Networks
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