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15+ Parents adoptifs racontent ce que c’est que d’élever l’enfant d’un autre

Élever des enfants fait partie des tâches les plus éprouvantes, car elle demande un engagement constant, et cela pendant de nombreuses années. C’est d’autant plus compliqué pour les parents adoptifs, car ils ont choisi d’accueillir dans leur famille l’enfant d’autres personnes. Leur vie est remplie de moments tristes et joyeux qu’il est difficile d’expliquer à ceux qui n’ont jamais connu l’adoption.

Chez Sympa, nous avons lu des dizaines d’histoires de parents adoptifs et nous nous sommes rendu compte que tout le monde ne peut pas relever ce défi.

  • Il y a un peu plus d’un an, nous avons adopté un petit garçon qui avait trois ans à l’époque. Il parlait à peine et appelait tout le monde “tonton”. Tout était nouveau pour lui : les deux premiers jours, il a allumé et éteint toutes les lumières de la maison, et il a adoré ça. Au début, c’était difficile, il était agressif, et quand on sortait dans la rue, il mettait tout à la bouche. Il ne jouait pas avec ses jouets et ne regardait pas les dessins animés. Récemment, il a eu quatre ans. Il parle maintenant très bien (à l’école maternelle, ils ont dit que pour son âge, son élocution était parfaite), chante des chansons, danse et fait des blagues. J’ai travaillé dur pour y parvenir ! Mais quand il me prend dans ses bras et me dit qu’il m’aime, je réalise que c’est mon enfant et que je l’aime plus que tout au monde. © Halina1881 / Pikabu
  • À 23 ans, je me suis fait opérer pour ne pas avoir d’enfants. Ce n’est pas que je ne les aimais pas, mais ils ne faisaient pas partie de mes projets. Je voulais prendre plaisir à voyager, à vivre et à travailler. C’est ce que je faisais. Et puis je suis tombée amoureuse d’un gars qui avait des problèmes au sein de sa famille. Bref, on nous a proposé d’adopter la fratrie de ses cinq neveux et nièces délaissés par leurs parents biologiques. Nous avons accepté. Maintenant, chaque jour, nous devons construire des relations avec ces enfants, chacun d’entre eux a besoin d’un suivi et ils ont tous des difficultés scolaires. Mais nous ne regrettons pas d’avoir franchi le pas. © Agree_2_Disagree303 / Reddit
  • Il y a 10 ans, j’ai adopté un petit garçon de trois ans. Il avait peur de tout, il était très maigre. Mon mari et moi lui avons donné beaucoup d’amour et d’affection, même si ce n’était pas facile pour nous au début. Lorsque mon fils a eu six ans, il m’a dit : “Dommage que ce ne soit pas toi qui m’aies donné naissance. Mais sache que tu es la meilleure maman du monde”. Cela vaut la peine de vivre rien que pour entendre ces mots. © Victoria Andreev-Kryzhevski
  • Quand j’ai rencontré ma future femme, elle élevait toute seule sa petite fille. Son ex était un homme sévère et la fillette avait peur des hommes. J’ai peu à peu gagné sa confiance, et un jour, elle m’a demandé d’aller au zoo pour voir des girafes. J’ai donc acheté deux girafes en peluche identiques, elle a ri et a dit : “Papa, tu es trop vieux pour ces jouets !” Au fil des ans, nous nous sommes rapprochés. Aujourd’hui, dans notre famille, il y a aussi deux garçons et ma femme est enceinte d’une fille, mais mon aînée sera toujours mon premier enfant. C’est grâce à elle que je suis devenu papa. © Unknown author / Reddit
  • Ma fille aînée a 18 ans, je l’ai adoptée lorsqu’elle avait six mois. Elle avait beaucoup de soucis de santé, elle a pas mal galéré à l’école. Son adolescence m’a donné beaucoup de cheveux blancs. J’ai failli demander à l’aide sociale à l’enfance de la placer dans un centre pour adolescents difficiles pour un mois. Cependant, quand on se disputait, ma fille ne disait jamais que je n’étais pas sa mère. Par ailleurs, malgré ses bêtises et ses caprices, je savais qu’au fond qu’elle était douce, sensible et affectueuse. Éduquer un enfant est un défi. Élever un enfant adoptif l’est encore plus ! © Crusaders / Pikabu
  • Nous avons adopté notre fille aînée quand elle avait huit ans et demi. Ma belle-mère et ma mère grommelaient que ça n’allait pas marcher, mais elles ont toujours été gentilles avec elle. Maintenant, elle a 16 ans et demi. Elle a déjà obtenu son bac et est en première année à la fac de médecine. Cela fait longtemps que ses grands-mères ont oublié qu’elle n’est pas de la famille de sang et elles gâtent leur chouchoute. Pour nous, elle est notre vie, tout comme nos jumeaux biologiques. © Marina Russovskaya
  • Mon mari et moi ne pouvions pas avoir d’enfants, alors nous avons décidé d’adopter. Nous avons choisi un garçon, Tomas. Il avait trois ans, mais il ne savait pas parler. Quand je demandais s’il avait faim ou voulait dessiner, il faisait oui de la tête. On a commencé à travailler là-dessus, je l’ai emmené chez l’orthophoniste. Elle l’a regardé et a dit : “Il est immature, la forme de sa tête n’est pas régulière.” J’ai rétorqué que sa tête ronde n’était pas non plus preuve d’intelligence, et nous sommes partis. J’ai décidé de m’occuper de lui moi-même. Deux mois plus tard, il n’arrêtait pas de papoter. Six mois après son arrivée, j’ai découvert que j’étais enceinte. Pendant 12 ans ça n’avait pas marché, et voilà ! Nous avons aussi eu un fils biologique. Maintenant, Tomas a 11 ans, il est un bon élève et joue de la guitare. Il est très affectueux et adore les câlins. © Kohakunushi / Pikabu
  • J’ai adopté un petit garçon de quatre ans en étant mère célibataire. Nous vivions heureux ensemble, puis quelqu’un a appelé mon fils sur son portable et lui a raconté qu’il avait été adopté. Il avait 11 ou 12 ans à l’époque, et j’ai réussi à le convaincre que ce n’était pas vrai. Je lui ai révélé la vérité quand il a eu 20 ans et je lui ai donné les informations sur sa mère biologique. Il a pleuré toute la nuit et le lendemain matin, il m’a dit : “Tu es ma seule mère. Je n’en veux pas d’autre !” © Tatyana Paty
  • Ma meilleure amie est morte dans un accident de voiture en laissant derrière elle un petit garçon qu’elle avait élevé toute seule. Je l’ai adopté. Mon mari a des filles jumelles de son premier mariage, et leur mère a été privée de l’exercice de l’autorité parentale. Nous avions une famille soudée, je considérais les trois bambins comme mes propres enfants. Je n’avais même jamais pensé qu’ils n’étaient pas à moi jusqu’à ce que mes parents commencent à marteler : “Qu’est-ce que tu as à t’occuper des enfants des autres ? Il faut que tu donnes naissance à ton propre bébé.” Lors des réunions en famille, ils chuchotaient des choses désagréables aux petits, en disant qu’on les avait abandonnés et qu’ils étaient un fardeau.

    J’ai considérablement restreint tout contact avec eux, je ne pouvais plus le supporter. Mes enfants ont grandi. J’ai eu besoin d’une greffe de rein. Ils ont tous les trois accouru pour se faire tester, alors que je n’avais rien demandé. Finalement, c’est une de mes filles qui m’a donné son rein. Ce n’est qu’après que mes parents l’ont appelée leur petite-fille pour la première fois et lui ont demandé pardon. © Podslushano / VK
  • Nous avons adopté un petit garçon avant d’avoir un fils naturel. Notre aîné était docile et gentil, mais on voyait que quelque chose le rongeait. Lors d’une dispute entre les garçons, nous avons enfin découvert de quoi il s’agissait. Notre cadet le harcelait, mais le grand ne se défendait pas vraiment. J’ai grondé le petit et j’ai parlé à mon aîné. Il a éclaté en sanglots, parce que j’avais pris son parti, alors qu’il était persuadé que nous n’allions plus le défendre ni l’aimer, car nous avions un enfant biologique. Il pensait même que nous allions l’abandonner, comme sa mère lorsqu’elle avait eu un autre bébé. C’était mon tour de pleurer. © Chambre № 6 / VK
  • Mon ami et sa femme ont disparu il y a un an, laissant orpheline leur fille de neuf ans. Ses grands-parents étaient trop malades pour s’occuper d’elle, et ses oncles et tantes n’ont pas voulu s’en charger. Je ne pouvais pas laisser la petite fille seule donc j’ai fait une demande de tutelle. Presque tous mes proches m’ont tourné le dos parce que “Comment ça se fait qu’un homme célibataire s’occupe d’une fille qui n’est même pas la sienne ?!” Seuls mon frère, ma sœur et mes parents l’ont compris et m’ont soutenu. En octobre 2020, j’ai officiellement adopté la fillette. Je ne cherche pas à remplacer son père : elle n’a qu’un seul papa, et je suis juste un ami de ses parents qui a voulu prendre soin d’elle et ne pas la laisser partir en orphelinat. © Unknown author / Reddit
  • Mon mari et moi avions deux fils, de trois et cinq ans, mais nous voulions aussi une fille et je n’arrivais pas à tomber enceinte. Finalement, nous avons décidé d’adopter. En France, nous avons trouvé une adorable fillette de deux ans avec des taches de rousseur et des yeux bleus extraordinaires. On a réglé les formalités. Puis, ça a été un enfer car la petite n’était pas ravie de se retrouver dans une famille d’accueil qui l’arrachait à son pays d’origine et à ses proches. On l’a emmenée à Londres. Elle a tellement crié et pleuré à l’aéroport que j’ai dû montrer les papiers d’adoption aux douaniers. Les choses n’allaient pas mieux à la maison, et parfois je me disais : “Mais qu’est-ce qu’on a fait ?!” Pourtant, la fillette s’est adaptée petit à petit et les enfants sont devenus amis. Aujourd’hui, elle est elle-même une mère adoptive. © Anonymous / Quora
  • J’ai quatre enfants adoptifs. À l’âge de quatre ans, leur développement correspondait à celui d’enfants de deux ans. Tout était nouveau pour eux : la cuisine, la serpillière, la louche, la machine à laver, le canapé, le chat. Ils n’avaient jamais connu tout ça. De tous les fruits et légumes, ils connaissaient uniquement les concombres, les pommes, les bananes et les oranges. Le seul jeu qu’ils pratiquaient était de tomber à genoux et d’aboyer, mordre et cracher. Ils ne connaissaient que la couleur rouge. Pour eux, le ciel, l’herbe et tout le reste étaient rouges. Maintenant, ce sont des enfants ordinaires. Avec leurs bizarreries, oui. Mais qui n’en a pas ? Surtout quand on est ados. C’est difficile, mais ces enfants ne vont pas suivre les traces de leurs parents biologiques et c’est déjà formidable. © DoctorWhy83 / Pikabu
  • Je voulais vraiment devenir maman. Je rêvais d’adopter un bébé et de construire une relation qui durerait toute la vie. J’ai adopté un petit garçon. Après 18 ans d’amour et de sacrifices de ma part, mon enfant adoptif m’a déclaré : “Je ne suis pas ton fils !” et il est retourné chez sa mère biologique. Si j’avais su que cela se terminerait comme ça, je ne pense pas que j’aurais franchi le pas. © Sarah Rabb / Quora
  • Ma femme et moi avons adopté un enfant à besoins spécifiques. Avant de prendre cette décision, nous avions vécu ensemble de nombreuses années avec nos animaux de compagnie. La transition a été difficile, nous étions habitués à vivre comme bon nous semble, et en plus nous n’étions plus si jeunes. Pour être honnête, mes loisirs, pour lesquels je n’ai plus de temps ni d’argent, me manquent. L’adoption a été une grande épreuve pour notre mariage, mais je ne regrette pas du tout d’être père. © Anonymous / Quora
  • Je suis stérile. Mon mari et moi avons essayé pendant trois ans de devenir parents, mais rien ne fonctionnait et nous avons fini par adopter un magnifique bébé. J’étais vraiment heureuse et j’aimais sincèrement mon fils, mais au bout de deux ans, lors d’une fête, mon mari a admis qu’il n’en pouvait plus. Il a dit qu’il n’aimait pas cet enfant, que tout l’agaçait, qu’il avait une maîtresse depuis un an et demi et qu’il ne pouvait plus vivre avec une “femme déficiente”. J’ai pris mon fils et je suis partie. J’ai pleuré pendant trois mois, j’en voulais au monde entier et à tous les hommes sauf mon fils, mais j’étais sûre que j’allais surmonter tout ça. Puis j’ai rencontré ma moitié et six mois plus tard, notre enfant de trois ans nous a appelés maman et papa. Je suis maintenant enceinte de cinq mois et nous sommes tous les trois très heureux. © Chambre № 6 / VK
  • J’ai adopté le bébé d’un membre de ma famille. Le petit pleurait tout le temps. Je ne pouvais pas le laisser seul une minute, il se mettait aussitôt à hurler. Quand j’ai commencé à travailler, j’avais trois nounous par jour parce que personne ne pouvait supporter ses pleurs toute la journée. Puis, j’ai découvert que l’enfant avait une forme légère de la paralysie cérébrale infantile. J’ai failli sombrer dans la déprime et je pensais à abandonner le bébé parce que je ne m’en sortais pas. Mais une fois que ses adénoïdes ont été enlevées (en fait, le pauvre petit pleurait parce qu’il pouvait à peine respirer), nous l’avons aussi fait opérer des jambes et il est devenu le petit garçon le plus sympa du monde. Il est maintenant dans la vingtaine et il est l’être le plus cher à mes yeux. Je suis heureuse d’avoir surmonté cette épreuve. © Dee Rose / Quora

Et toi, penses-tu que tu pourrais adopter un enfant ?

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