20+ Personnes qui ont connu l’injustice dès leur enfance

Le sentiment d’injustice peut s’avérer difficile à vivre même pour les adultes. En ce qui concerne les enfants, ce genre de situation peut laisser une blessure profonde pour toute la vie. Les traumatismes vécus durant l’enfance sont parfois tellement importants que même trente ou quarante ans plus tard, nous nous en souvenons comme si c’était hier.

Chez Sympa, nous ressentons une compassion profonde pour les personnes qui, dès leur plus jeune âge, ont dû faire face à la malhonnêteté et l’hypocrisie des autres. Nous espérons que tôt ou tard, ils pourront se libérer du poids de ces rancunes et passer à autre chose le cœur léger.

  • J’étais à l’école maternelle. Un jour, pendant que tous les enfants faisaient la sieste, je me suis réveillée parce que j’avais envie d’aller aux toilettes. J’ai demandé la permission à la maîtresse et je suis sortie. En revenant, je me suis recouchée. Après la sieste, alors que tout le monde se rhabillait, une fille ne retrouvait plus sa bague avec une pierre bleue. Tout le monde a pensé que c’était moi qui l’avais prise, car je m’étais absentée pendant que les autres dormaient. J’ai pleuré de rage, mais personne ne me croyait. Le lendemain, la fille de la maîtresse, qui était dans une autre classe, s’est pointée à l’école avec une bague qui était exactement pareille. “C’est ma mamie qui me l’a offerte”, disait-elle à ses copines. © “Podslouchano” / VK

  • J’ai dû changer d’école lorsque je suis passé en sixième. Je ne m’entendais pas du tout avec la nouvelle prof de maths. Une fois, alors qu’elle rendait les cahiers avec les résultats d’un contrôle à tout le monde, le mien n’y était pas. La prof a dit qu’elle ne l’avait jamais eu, et elle m’a mis un zéro pour ce contrôle. Une semaine plus tard, elle m’a rendu le cahier avec plein de tâches de café dessus. Elle a bafouillé des excuses, en expliquant qu’elle l’avait retrouvé chez elle. Mais il était trop tard pour enlever le zéro ! Encore aujourd’hui je n’arrive pas à comprendre pourquoi elle me détestait autant. “Podslouchano” / VK

  • Une fois mes parents m’ont laissé chez ma tante pour qu’elle me garde pendant qu’ils étaient sortis. J’ai pris un livre de Harry Potter avec moi. En le voyant, ma tante l’a pris et l’a littéralement brûlé ! Le lendemain, elle a dit à mes parents qu’ils devraient avoir honte de me laisser lire ce genre de littérature. J’ai protesté en expliquant que c’était injuste, mais mes parents m’ont répondu : “Ici nous sommes chez elle, et elle a le droit de faire ce qu’elle veut. Accepte-le”. Il faut préciser que le livre venait de la bibliothèque de mon école, et que plus tard je me suis fait gronder parce que je ne l’avais pas rendu. Ma tante ne s’est jamais excusée. © Lucas Cornwall / Quora

  • Je me souviens que lorsque j’étais enfant, ma mère et sa sœur se prenaient souvent la tête, mais elles se réconciliaient aussi vite. Mon cousin et moi ne faisions pas attention à cela et nous passions beaucoup de temps à jouer ensemble. Une fois, le jour de Pâques, ma mère travaillait et j’étais toute seule à la maison. Mon cousin est venu me chercher en me disant : “Viens chez nous. Nous avons des invités et ma mère a préparé un bon repas”. Lorsque nous sommes arrivés chez eux, j’ai vu plein de monde à table, il y avait aussi notre grand-mère. En me voyant, ma tante a crié : “Regardez-la. Dès que nous avons des invités et qu’il y a à manger, elle s’incruste ! De toute façon, elle a toujours faim.” Tout le monde a rigolé, ma grand-mère y compris. Je me suis mise à pleurer et je suis partie aussi vite que j’ai pu. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi elles avaient été aussi méchantes avec moi. Il est vrai que ma mère était au travail, et que j’avais peut-être faim, mais je n’avais rien quémandé. Cela fait longtemps que je les ai pardonnées, mais même aujourd’hui, je ne comprends pas comment elles ont pu s’acharner de cette façon sur un enfant de sept ans. © Lilia Marsodola / Facebook

  • Mes parents se sont séparés. Mon père a toujours envoyé des cadeaux de Noël et d’anniversaire à mon grand frère, mais jamais rien à moi. Lorsque nous avons grandi, il s’est mis à m’appeler tous les jours pour me demander de l’argent, car j’étais le seul à travailler. Je l’ai black-listé. © OminousOmnipotence / Reddit

  • Lorsque j’étais à l’école maternelle, un jour on nous a emmenés voir un spectacle. Après le spectacle, il y avait un jeu où il fallait répondre à des questions pour gagner un cadeau. J’ai répondu à toutes les questions, et on m’a offert une poupée Barbie. Elle était magnifique avec ses cheveux blonds et sa robe rose. Je n’avais jamais eu de poupée comme celle-ci avant, car notre famille était très modeste. De retour à l’école maternelle, la maîtresse m’a pris la poupée et l’a mise tout en haut d’une étagère dans la salle de classe. Elle nous a dit que la poupée allait servir de décoration, et que personne n’avait le droit de jouer avec. Le soir à la maison, j’ai pleuré et hurlé de chagrin. Mais ma mère n’est pas allée récupérer la poupée, elle m’a juste dit qu’elle allait me racheter la même. Évidemment, elle ne l’a jamais fait. © Tianko / Pikabu

  • La blessure de l’enfance qui n’a toujours pas cicatrisé est liée au fait que ma grand-mère (la mère de mon beau-père) a toujours fait la différence entre ses “vrais” petits-enfants et ses petits-enfants par alliance. Ma maman s’est mariée avec mon beau-père alors qu’elle avait déjà deux enfants : moi (j’avais cinq ans à l’époque) et mon petit frère. Malheureusement, notre grand-mère ne nous a jamais considérés comme de la famille. Elle a toujours privilégié les enfants de mon beau-père. Elle leur faisait plein de cadeaux, et nous n’avons jamais rien eu de sa part.
    Cette expérience a été très douloureuse pour moi, mais elle m’a appris plein de choses. Aujourd’hui je suis également grand-mère, et je ne fais pas de différence entre mes petits-enfants et ceux de mon mari (il a une fille issue de son premier mariage). Nous traitons chaque enfant et chaque petit-enfant comme un cadeau du ciel. © Cheryl Dwyer / Quora

  • Lorsque j’avais huit ou neuf ans, ma mère m’a enlevé tous mes jouets, mes livres et mes jeux vidéo en disant que je ne les méritais pas. Je pensais qu’elle allait me les rendre plus tard, mais non : elle a tout jeté et je ne les ai plus jamais revus. © Carameldelighting / Reddit

  • J’avais cinq ou six ans. À l’école primaire, nous avions un cours de musique. Il y avait un vrai piano dans la classe. Lorsque la prof est sortie de la pièce, tout le monde a essayé de jouer du piano et nous avons failli le casser. Et j’ai été la seule à être punie. La prof m’a dit de sortir de la classe. Je suis sortie, j’étais très triste. J’ai décidé de rentrer à la maison. Il faisait très mauvais dehors, il y avait une tempête de neige. J’ai dû traverser la rue principale de la ville toute seule, et en plus le feu de circulation était en panne. J’ai fini par arriver à la maison. Dire que ma mère a été choquée en me voyant est un doux euphémisme. Environ trente minutes plus tard, la maîtresse s’est pointée chez nous. Ma mère était tellement en colère qu’elle voulait lui faire croire que j’avais disparue. Malheureusement, je suis sortie de ma chambre à ce moment-là. Je regrette toujours de l’avoir fait. © Oxana Tsygankova / Facebook

  • J’étais l’aînée des trois filles de la famille, et nos parents m’ont souvent demandé de garder mes petites sœurs. Si l’une des deux faisait des bêtises, c’était toujours de ma faute. J’ai toujours aimé mes sœurs, mais j’avais l’impression de ne jamais être à la hauteur, et j’ai beaucoup culpabilisé. C’est seulement en grandissant que j’ai compris à quel point il était injuste de la part de mes parents de mettre une responsabilité si lourde sur mes épaules d’enfant. © Susan Jones / Quora

  • Lorsque j’étais enfant, j’ai toujours rêvé d’avoir un vélo. Le 23 juin 1997, le jour de mon anniversaire, la sœur de ma grand-mère et son mari m’ont emmené dans un grand magasin de sport. À ma plus grande joie, nous sommes allés au rayon des vélos. Ils ont demandé au vendeur de nous en montrer plusieurs. Ensuite, ils m’ont proposé d’en essayer un. J’étais tellement heureux que j’en sautais de joie. Quand ils ont payé le vélo, je me suis écrié : “Merci beaucoup ! Je suis si content. Tout le monde sera tellement surpris quand je leur montrerai mon nouveau vélo”. Ils m’ont répondu : “Mais ce n’est pas pour toi, c’est pour Claire (ma cousine). Nous t’avons demandé d’essayer le vélo parce que vous faites à peu près la même taille”. Je me suis de suite tu. De tout le chemin du retour, je n’ai plus prononcé un seul mot. Je n’ai pas pleuré. C’était simplement comme si quelqu’un m’avait coupé l’air et que je n’arrivais plus à respirer. À la maison, je suis parti dans ma chambre et je n’en suis pas ressorti de la journée.
    Vingt-trois ans et six vélos plus tard, je me souviens encore de ce jour comme l’un des pires moments de ma vie. © WarmasterHorus / Pikabu

  • J’ai trouvé une magnifique chenille dans la cour de récréation et je l’ai portée à notre professeur de SVT, qui avait une belle collection de différents insectes. Il mettait de meilleures notes à tous les élèves qui l’aidaient à agrandir sa collection. Plus tard, il m’a appelée dans son bureau et il m’a dit que j’allais être collée parce que, soi-disant, c’était une autre fille et sa copine qui avaient trouvé la chenille, et que je la leur avais volée. C’était ma parole contre la leur, mais il a choisi de les croire. J’ai été punie et j’ai perdu sa confiance pour toujours. © imnotacrazyperson / Reddit

  • Lorsque j’étais en CE1, nous devions préparer un cadeau pour la fête des Mères. La maîtresse nous a montré un exemple à reproduire : il fallait découper des fleurs, les colorier et les mettre dans un cadre. C’était tout, il n’y avait pas de place pour l’improvisation. Cela m’a semblé trop ennuyeux et peu intéressant. Du coup, j’ai choisi une autre couleur de papier pour faire les fleurs, et j’ai remplacé le cadre rectangulaire par un cadre ovale. J’étais persuadée que cela plairait davantage à ma mère. Finalement, tout le monde a eu vingt sur vingt, et moi, je me suis fait gronder. Quand je suis rentrée à la maison, ma mère s’est fâchée et a jeté mon cadeau. Elle m’a dit que j’étais fainéante et je ne m’étais pas assez appliquée en cours. J’ai pleuré en essayant de lui expliquer que je voulais juste faire quelque chose de différent, pas ne pas être comme les autres. Aujourd’hui, j’ai trente ans et je suis artiste peintre. © “Podslouchano” / VK

  • Lorsque j’étais en CM1, on m’a dit que j’allais pouvoir participer à une compétition d’athlétisme et de saut à la corde. J’étais très content, car c’était vraiment ma spécialité. Après le départ de la course, mes adversaires sont restés très loin derrière, mais une arbitre volontaire, qui était clairement myope comme une taupe, ne m’a pas remarqué devant. Elle s’est jetée vers celui qui est arrivé juste après moi en disant : “Et voilà le vainqueur !” Selon le protocole de la compétition, chaque arbitre devait choisir une personne à récompenser. J’ai été choisi juste après, et je me suis retrouvé à la deuxième place. Quand je suis retourné aux vestiaires, notre professeur m’a dit : “C’est tellement injuste, Sam. Tu étais le meilleur”. J’étais extrêmement déçu. © Sam Austin / Quora

  • Ceci est arrivé en 2008. J’avais huit ans, et ma mère m’a offert une tirelire pour que je “fasse des économies”. Je mettais des pièces de deux euros dedans. Je ne dépensais plus mon argent de poche, et je demandais des pièces de deux à tout le monde : à mon père, à mon beau-père, à toute la famille et tous nos invités. Cela a duré environ huit mois. J’étais très motivé, car je voulais mettre de côté suffisamment d’argent pour m’acheter un ordinateur. Un jour, en rentrant de l’école, j’ai vu que ma tirelire avait disparu, mais qu’il y avait un nouveau canapé dans le salon. Ma mère a dit que c’était ma “participation” au budget familial. Dès lors, lorsque je devais mettre de l’argent de côté, je le cachais dans un endroit où ma mère ne pouvait pas le trouver. © Iskander61 / Pikabu

  • Lorsque j’étais enfant, ma mère donnait souvent mes jouets à des enfants de ses amis ou à quelqu’un de la famille, sans me demander mon accord. À 15 ans, je n’avais réussi à garder que trois jouets qui m’étaient particulièrement chers. Un jour, des gens de la famille très lointaine sont venus nous rendre visite. Je n’étais pas à la maison, et ma mère leur a donné mon petit lapin en peluche. J’aimais beaucoup ce doudou, car il me rappelait mon premier amour à l’école maternelle. Je ne sais pas comment elle a réussi à le retrouver, je l’avais pourtant bien planqué. Je me souviens toujours de ce qu’elle m’a dit quand je lui ai demandé comment elle avait pu me faire ça : “Mais il fallait bien que je leur offre quelque chose !” © “Podslouchano” / VK

  • J’avais 13 ans. Mes parents avaient une cachette à la maison où ils mettaient tout leur argent en cash. Un jour, ils se sont aperçus qu’il leur manquait une grosse somme. Je savais où était leur cachette, mais je n’y touchais jamais. Ma mère a commencé à me soupçonner : “C’est toi qui as pris cet argent”, me disait-elle tout le temps. Elle m’a tellement mise à bout avec cette question que j’ai crié : “Mais arrête de me saouler avec ton argent ! Tu le retrouveras !” Et là, le drame. Elle m’a traitée de tout : elle m’a dit que j’étais une ingrate, que je ne les méritais pas, et qu’il n’y avait rien à moi dans cette maison... Quelques jours plus tard, ils ont retrouvé l’argent : ma mère l’avait mis ailleurs et l’avait complètement oublié. Mais personne ne m’a présenté d’excuses.

  • Un jour, lorsque j’étais en cinquième, j’ai trouvé un magnifique stylo Parker dans la rue. Un stylo comme celui-ci coûtait environ 30 euros à l’époque. Dans un cours de sciences physiques, je suis allé demander quelque chose à la prof, et elle a emprunté mon stylo pour écrire des formules. Finalement, je suis reparti sans mon stylo, j’ai simplement oublié de le reprendre. Je ne m’en suis rendu compte qu’en arrivant à la maison. Le lendemain, je suis allé directement dans son bureau et j’ai vu qu’elle était en train d’écrire avec. Je lui ai dit que j’étais venu récupérer le stylo que je lui avais prêté la veille, mais elle m’a répondu qu’elle ne comprenait pas de quoi je parlais, car c’était le sien. Je suis reparti bredouille. Cet incident ne m’a pas empêché de continuer à aimer la science, mais je me souviens toujours de cette prof malhonnête. © nord2492 / Pikabu

  • Lorsque j’étais au lycée, nous avons eu un nouveau prof d’histoire, qui avait un physique très avantageux. À cette époque, je rêvais de devenir artiste peintre et je n’ai pas pu m’empêcher de le dessiner. Le portrait était très joli, donc j’ai décidé de l’offrir au professeur en question. Je ne savais pas qu’il était très spécial. En voyant son portrait, il a cru que je me moquais de lui. Il l’a très mal pris et il a voulu m’emmener dans le bureau du directeur. Heureusement, sur le chemin, nous sommes tombés sur mon professeur de français. Le prof d’histoire lui a expliqué : “Imagine, elle a fait mon portait pendant le cours ! Qu’est-ce que tu aurais fait à ma place ?” Le prof de français m’a regardé en souriant et a répondu : “Je lui aurais mis un vingt”.
    Aujourd’hui, je rigole encore de cette histoire. Je ne lui en veux pas. Je préfère ne pas me prendre la tête à cause de gens nerveux.© Nino Orjonikidze / Facebook

Alors, comment aurais-tu réagi à la place des protagonistes de notre article ? Et toi, as-tu déjà dû faire face à l’injustice ? N’hésite pas à donner ton avis et à partager ton expérience avec nous dans les commentaires !

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