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Deux pingouins aveugles échoués dans le nord du Chili ont survécu et trouvé un nouveau foyer

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Fin janvier 2020, un petit manchot de Humboldt s’est échoué sur les plages de la région de Coquimbo au Chili. Près de deux mois plus tard, un deuxième spécimen est arrivé dans la région de la même manière. De nombreux membres de cette espèce le font, mais ces deux-là avaient un handicap de taille : ils étaient totalement aveugles. Or, selon les vétérinaires, un pingouin aveugle n’est pas capable de survivre dans la nature.

Sympa adore les histoires d’animaux qui finissent bien, c’est pourquoi nous souhaitons te parler de ces pingouins qui, bien qu’ils ne puissent pas voir, ont réussi à survivre et à être secourus !

L’exploit de Skipper et Kowalski

Les animaux sont une source intarissable d’inspiration et leurs histoires sont souvent portées sur grand écran. Dans ce cas, c’est l’inverse qui s’est produit. Tu te souviens des ingénieux pingouins du film Madagascar, qui ont réussi à creuser un tunnel et à s’échapper du zoo où ils se trouvaient ?

Eh bien, ils ont inspiré les noms des spécimens récemment sauvés, dont l’aventure semble avoir été planifiée par les célèbres personnages animés.

Skipper et Kowalski, comme on les appelle désormais, ont été trouvés pesant moins de deux kilos, alors que la norme se situe plutôt entre trois et cinq. Ils étaient faibles et désorientés.

Cecilia Solís, directrice de la Sernapesca de Coquimbo, a expliqué à un média local qu’à force de ne pas avoir été nourris par leurs parents, ces pingouins ont dû commencer à attraper des poissons ou des petits crustacés, mais qu’à cause de leur cécité, ils ne pouvaient pas les voir. Leur malnutrition était inévitable. En plus de ce désagrément, les petits, probablement en route vers le large, ont été entraînés vers la côte, ce qui les a éloignés de leur colonie.

Grâce à un avis rendu public, les petits ont été retrouvés. Ils ont été immédiatement nourris et soignés par les travailleurs de l’agence. Skipper et Kowalski ont suivi un régime à base de maquereau, un poisson gras mais très sain. Pour les nourrir, les éleveurs devaient apporter la nourriture jusqu’à leur bec.

Une fois récupérés, les deux manchots ont été transférés au centre de réhabilitation de la Fondation Mundomar à Buin.

Un nouveau foyer

Selon Víctor Neira, vétérinaire et professeur de virologie animale à la Faculté des sciences vétérinaires et de l’élevage de l’Université du Chili, les manchots aveugles ne sont pas capables de survivre dans leur habitat naturel. C’est pourquoi les jeunes sauvés ont été emmenés à Mundomar, un endroit où il y a d’autres de leurs semblables et où ils recevront les soins nécessaires.

Isabel Hernández, présidente de la fondation, explique que l’année dernière, sur les 27 manchots qu’ils ont reçus pour leur réhabilitation, 14 étaient aveugles et de l’espèce Humboldt.

Elle a aussi expliqué qu’en captivité, les pingouins aveugles peuvent s’adapter à leur handicap. “Ils nagent, se toilettent, entrent et sortent de la piscine tout seuls. La seule différence entre eux et ceux qui peuvent voir est qu’ils bougent très peu. Ils nagent moins et marchent moins.

Skipper et Kowalski ont aujourd’hui l’air “joufflus et mignons !”, comme le dit le pingouin dans le film d’animation.

Bonus : un petit pourcentage de l’espèce est aveugle

Le manchot de Humboldt, une espèce d’oiseaux incapables de voler, vit dans l’océan Pacifique le long de la côte ouest de l’Amérique du Sud, au Pérou et au Chili. C’est dans ce dernier pays que se trouve le plus grand nombre de colonies, c’est pourquoi les spécialistes les prennent en charge pour les protéger. C’est le Service National de la Pêche et de l’Aquaculture (SERNAPESCA) qui, au début de l’année, a sauvé les deux pingouins aveugles.

Concernant leur état, la directrice a expliqué que chaque année, les manchots de Humboldt juvéniles passent par un processus d’indépendance vis-à-vis de leurs parents.

Dans ce grand groupe d’oiseaux, un petit pourcentage de poussins souffre de cécité, ce qui les empêche de capturer leur nourriture par eux-mêmes dans leur environnement naturel, ce qui entraîne la malnutrition et la détérioration de leur état physique. Pendant les mois de janvier et février, certains de ces oiseaux aveugles s’échouent sur les plages de la région de Coquimbo.

Les scientifiques cherchent encore à déterminer pourquoi seuls quelques-uns de ces animaux perdent la vue. Pour l’instant, ils peuvent seulement identifier qu’un spécimen est aveugle car, contrairement aux autres qui sautent rapidement dans l’eau lorsqu’ils voient des humains ou d’autres animaux, ceux-là ne réagissent tout simplement pas.

Connais-tu une autre histoire d’animaux dont la fin est heureuse ? N’hésite pas à la partager dans les commentaires !

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