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Les lecteurs de Sympa racontent les rancunes d’enfance qu’ils n’arrivent pas à oublier

Un acte injuste d’un adulte envers un enfant peut lui causer un traumatisme mental dont il ne se remettra jamais. La preuve en est les histoires de nos lecteurs, qui ont partagé avec nous quelques mauvais souvenirs de leur enfance qui les ont marqués encore aujourd’hui.

Même si certains pensent que les rancunes d’enfance n’ont aucune importance, chez Sympa, nous somme persuadés que ce genre d’épisodes est capable d’influencer le caractère des gens ainsi que leur capacité de communiquer avec les autres.

1.

2.

Si je pense à toutes les rancunes de mon enfance, il me faudrait la journée pour toutes les raconter. Je vais parler d’un seul épisode. La tante de mon père m’a offert une jolie poupée qu’elle avait rapportée de Paris. Je n’ai presque pas eu le temps de jouer avec, parce que le jour de la rentrée scolaire, ma mère l’a jetée dans la cheminée sous mes yeux. Elle a dit : " Tu es déjà grande. Il faut arrêter avec les poupées maintenant ". J’ai 60 ans, mais l’image de la poupée en flamme reste gravée dans ma mémoire. © Lilia Rivkin / Facebook

3.

Un jour, quand j’avais 5 ans, nous dessinions avec des aquarelles à l’école. Après avoir terminé mon dessin, j’ai regardé ce que ma voisine faisait : c’était une fille douée pour les arts et son dessin était très joli. Soudain, elle s’est tournée pour parler à une autre copine assise derrière en laissant sa main avec le pinceau au-dessus de sa feuille. À un moment donné, sans faire exprès, elle a touché son dessin avec le pinceau en faisant une grosse tache de peinture juste au milieu.

Horrifiée, j’ai crié : " Attention, Hélène ! “. Hélène s’est alors retournée et a dit : ” C’est toi qui m’as poussée ! " La maîtresse m’a punie sans même écouter mes explications.

C’était tellement humiliant et injuste que je m’en souviens encore comme si c’était hier — et j’ai déjà 62 ans... © Галина Хорошавина / Facebook

4.

Quand nous vivions avec notre beau-père, il était le roi de la famille. Pendant le dîner, son assiette était toujours pleine alors que mon frère et moi, nous avions droit à un petit morceau de viande et un peu de légumes. En plus, il nous obligeait à manger de l’oignon cru pour " tuer les microbes ". Je me rappelle aller piquer des pâtes froides dans la casserole et me cacher pour les manger. © Irina Kondrasova / Facebook

5.

Quand j’avais cinq ans, ma mère vendait des légumes au marché. Mon devoir était de lui apporter son déjeuner. Un jour d’automne, alors qu’il faisait déjà assez froid, je suis arrivée au marché avec un sandwich et du thé dans un Thermos. Ma mère a goûté le sandwich et a dit qu’il n’était pas bon. Puis, elle a bu une gorgée de thé et l’a crachée sur mon visage en disant qu’il était froid.

J’aurais pu oublier cet épisode si nous n’avions pas alors été entourées d’une dizaine de personnes qui me regardaient sans rien dire. Je n’ai pas pleuré devant ces gens, mais sur la route de retour, je ne pouvais pas retenir mes larmes. Pendant longtemps après, j’en ai pleuré la nuit... © Marina Andreevna / Facebook

6.

Quand j’étais petite, avec ma famille, nous sommes allés passer quelques jours chez mon oncle. Ma cousine a beaucoup aimé mon pendentif et durant tout notre séjour, elle m’a supplié de le lui offrir. Je ne voulais pas le donner parce que c’était mon seul bijou et qu’il m’avait été offert par ma tante que j’adorais. Ma cousine s’est plainte à son père, qui a parlé à ma mère et sous leur pression, j’ai cédé mon joli pendentif à ma cousine.

Après cet épisode, je me suis séparée de beaucoup d’autres objets (en les perdant par exemple) mais rien n’a égalé la tristesse ressentie ce jour où on m’a pris mon bijou. J’ai alors compris que je ne pouvais pas compter sur le soutien de ma mère. © Surayyo Rakhmat / Facebook

7.

Ma grande sœur a toujours été une personne très émotive : à chaque fois qu’elle criait ou pleurait pour rien, nos parents disaient : " Ah, c’est ainsi, on ne peut rien y faire, c’est son caractère... N’y fais pas attention, toi, tu es calme et raisonnable “.

Un jour, j’ai eu une mauvaise note à l’école et ai été tellement déçue que j’ai pleuré. Ma mère a alors dit : ” C’est quoi ce spectacle ?! Arrête de faire semblant d’être triste ! " Depuis ce jour-là, je me suis refermée sur moi-même et ne partage plus rien avec mes parents. © Ася / AdMe

8.

9.

Quand j’étais encore à la maternelle, j’ai juré que j’assisterais à toutes les fêtes de mes futurs enfants. Aujourd’hui, mon fils cadet a 13 ans et nous n’avons jamais manqué aucun de ses spectacles ou compétitions. Cela a également été le cas pour nos plus grands enfants. Je me rappelle ce que je ressentais quand, en étant sur scène, je cherchais de regard la seule personne de ma famille — ma mère — mais je ne la trouvais pas... © Наталия Мелешкина / Facebook

10.

J’ai beaucoup de rancunes d’enfance. Par exemple, en cours de français, j’ai écrit un poème mais la prof n’a pas cru que je l’avais fait moi-même et ne m’a mis que 12/20.

Quand j’étais à la maternelle, quelqu’un a arraché une feuille d’une plante d’intérieur. La maîtresse a mis tous les enfants en cercle et a dit que nous ne pourrions pas bouger avant que quelqu’un n’avoue avoir fait cette bêtise. Elle a promis de ne pas punir le coupable. Puisque personne ne voulait avouer, j’ai décidé de prendre le blâme pour que la maîtresse nous laisse au moins aller aux toilettes. De toute façon elle n’allait pas nous punir... Sauf qu’elle n’a pas tenu sa parole : elle m’a mise au coin pour deux heures.

Quand j’étais au collège, mes parents ont dû remplir un questionnaire. J’ai vu qu’à la question : " Avez-vous au moins une fois été fier de votre enfant “, mon père a répondu : ” Non ".
Enfin, ma mère m’a toujours comparée aux autres enfants et m’a critiquée pour mon surpoids.

D’ailleurs, rien n’a changé depuis. Seulement maintenant je m’en fiche. Quand j’étais enfant, j’avais plein de complexes à cause de ça. Heureusement, aujourd’hui, j’ai ma propre famille et mes enfants peuvent toujours compter sur mon soutien. © Ксения Трофименко / Facebook

11.

J’avais 7-8 ans. Dans toute la classe, seul un garçon a eu 15 pour sa rédaction. Tous les autres, même les meilleurs élèves, ont eu des notes au-dessous de 10. J’avais peur d’être punie, mais espérais que mes parents ne seraient pas trop fâchés quand ils sauraient que toute la classe avait échoué... Mais à la maison, mon père m’a tout de suite mise au coin. Cela m’a fait mal. © Оксана Юн / Facebook

12.

J’étais la meilleure de la classe et la prof a mis un mauvais élève à côté de moi pour que je l’aide. Un jour, il a copié toute ma rédaction. Il a eu 10/20 et moi, j’ai eu zéro. Ma mère m’a punie. C’était très injuste, surtout que la prof avait vu qu’il copiait. © Svetlana Frank / Facebook

13.

Quand j’avais environ 10 ans, pour les fêtes de fin d’année, mon père a acheté trois boîtes de chocolats : pour moi et pour mes deux sœurs. Le lendemain, une des boîtes avait disparu. Ma grand-mère a dit que c’était moi qui avais tout mangé en secret.

Du coup, mes sœurs ont eu leurs chocolats et moi, je n’ai rien pu prouver. Le pire, c’était de les voir les manger devant moi. Je n’ai jamais pu oublier cette rancune. © Oxana Haradezki / Facebook

14.

À l’école, j’étais la meilleure de la classe, j’adorais étudier, surtout les maths. Mais la prof de maths ne m’aimait pas. Elle a toujours mal prononcé mon prénom, me posait des questions piège et me punissait pour des bêtises que je n’avais pas faites.

25 ans plus tard, la classe de mon grand frère (nous n’avons qu’un an de différence) a organisé une soirée pour les anciens copains de classe et pour les enseignants. À un moment donné, cette prof de maths a dit à mon frère : " Je suis tellement désolée, j’ai été injuste avec ta sœur ". J’ai alors compris qu’elle se rendait bien compte de son comportement. Je me demande seulement ce que je pouvais lui faire à 13 ans pour mériter une telle attitude. © Lara Klm / Facebook

Et toi, as-tu des rancunes d’enfance que tu n’arrives pas à oublier ? N’hésite pas à les partager avec nous dans les commentaires.

Photo de couverture Lilia Rivkin / Facebook
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