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“Mais pourquoi passer d’un à deux enfants ?” Le texte qui t’aidera à comprendre beaucoup de choses et qui te fera sûrement rigoler

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Je m’appelle Asya Yavits, je suis auteur du blog “Le quotidien d’une mauvaise mère”. Avec l’arrivée de notre premier bébé, on a dû vivre un enfer classique : le manque de sommeil, les pleurs récurrents, les coliques, l’isolement social, les conseils non sollicités des grands-mères et beaucoup d’autres problèmes. C’est pourquoi on était sûrs de ne pas supporter tout ça de pouvoir tout gérer pour la deuxième fois.
Lorsque notre second enfant est né, dans un premier temps , je ne pouvais pas m’empêcher de me demander constamment pourquoi j’étais partie en congé maternité. J’avais beaucoup de temps libre ! Pourquoi je n’arrivais pas à trouver du temps pour moi avec le premiet bébé ? Je ne pouvais même pas me laver tranquillement les cheveux. Pourquoi j’avais arrêté de sortir avec mes amis à cette époque-là ?

Je me posais beaucoup de questions, et finalement, j’ai réussi à trouver les réponses. Maintenant, j’ai le plaisir de partager avec les lecteurs de Sympa mon expérience et mes propres conclusions que j’en ai tirées.

Quand on devient un parent expérimenté

Avoir le deuxième enfant, c’est comme faire les mêmes devoirs pour la deuxième fois. Imagine que tu es retournée à l’école primaire à l’âge de 30 ans. Le programme scolaire sera trop facile pour toi. Tu auras de bons résultats sans avoir vraiment à travailler ! Même si tu oublies quelque chose et que tu n’arrives pas à résoudre un problème de maths du premier coup, tu resteras l’élève la plus maligne de ta classe. Tu as déjà appris toutes les matières, tu sais parfaitement analyser les informations, tu comprends qu’il faut écouter attentivement ton institutrice, tu ne prends pas les moqueries de tes camarades de classe au sérieux. Tu es la plus expérimentée !

Si quelque chose te paraît difficile, tu pourras toujours trouver une bonne réponse sur internet. Tout le monde sait comment chercher sur google, n’est-ce pas ? Dans le pire des cas, tu ne feras tout simplement rien. Tu sais déjà que CE NE SERA PAS UNE CATASTROPHE. Tu es bien au courant que si ton bébé a le hoquet depuis plus d’une minute, ce n’est pas du tout mortel, aussi fort qu’il le fasse. Le papa le sait lui aussi. Même la grand-mère le sait (on l’espère bien). Tu comprends qu’en fait, le bébé n’a pas besoin de beaucoup de choses. Il est essentiel de l’endormir, de le nourrir, de le changer et de lui sourire de temps en temps. Comme tu es capable de faire tout ça presque automatiquement, prendre du temps pour toi, n’est plus une mission impossible.

La seule complication est que tu aies ton aîné et que tout se passe toujours avec lui pour la première fois. Peu importe qu’il ait 40 ans, tu dois être là pour le soutenir dans sa crise de la quarantaine.

Pour résoudre le problème, il faut faire agir

Je me souviens très bien de la nuit où je suis devenue mère. En effet, le jour de l’accouchement reste gravé dans la mémoire de la plupart des mamans. Mais moi, je n’arrive pas à oublier une autre nuit qui m’a profondément marquée. Quand mon premier fils n’avait qu’un mois, mon mari est parti en voyage d’affaires dans une autre ville. Mon époux a été en déplacement pendant trois jours, et ça a duré une éternité pour moi. Le premier jour, mon bébé a hurlé sans arrêt de trois à six heures du matin. Pendant ces trois heures, j’ai chanté des chansons et j’ai beaucoup bercé mon enfant. J’hésitais à utiliser la canule rectale pour aider mon petit à évacuer ses gaz, car j’avais peur de le blesser. Au petit matin, je me suis mise à embrasser mon poupon et à le supplier de se taire enfin. Je pleurais en duo avec lui.

Lorsque mon deuxième enfant avait deux semaines, mon mari a dû partir en mission. Bien évidemment, notre jeune nourrisson s’est mis à hurler en pleine nuit. Je ne savais pas si c’étaient des problèmes de gaz intestinaux, le manque du père, le désir de tester ses cordes vocales ou quelque chose d’autre, c’est pourquoi je ne pouvais pas choisir une bonne stratégie pour l’apaiser. Le fils aîné était endormi dans sa chambre à deux mètres de nous. Mes parents dormaient dans la pièce à côté. Ils devaient se lever tôt le lendemain matin pour aller travailler. Tout à coup, j’ai réalisé que je devais faire quelque chose ou j’allais devenir folle. J’ai décidé d’agir pour ne pas céder au désespoir. Tout d’abord, j’ai mis la canule rectale (au cas où mon bébé souffrait de coliques), mais je n’ai remarqué aucun effet. Alors, j’ai enveloppé mon fils dans la couverture, j’ai mis mes bottes et mon blouson et on est allés nous promener. Oui-oui, à trois heures du matin ! Une minute après, mon fils dormait comme un ange. On est restés dehors encore cinq minutes et on est rentrés à la maison où le bébé a dormi plusieurs heures sans se réveiller. Et moi aussi !

Après avoir vécu les premières six semaines de la vie de mon premier bébé en enfer et puis, encore deux mois émotionnellement très durs et presque deux années en isolement social, enfermée entre quatre murs, j’ai appris certaines choses de vraiment importantes. J’ai commencé à vivre selon de nouvelles règles.

J’ai compris que je ne rebondirai plus jamais sur le swiss ball pendant plusieurs heures pour endormir mon bébé. J’ai compris que désormais je mettrai un quart d’heure maximum pour coucher mon enfant. J’ai commencé à me laver les cheveux quand je le voulais. Je suis devenue plus audacieuse et j’ai juste lâché prise. Je savais que si mon enfant se mettait à pleurer pendant que je rinçais mon après-shampoing, il ne se passerait rien d’horrible en une minute. Je ne voulais plus refuser de rencontrer mes amis. Je n’avais plus peur d’emmener mon bébé de trois semaines au restaurant ou à la fête d’anniversaire de ma copine. Le jeune nourrisson dans le porte-bébé ou dans la poussette ne peut pas empêcher sa mère d’aller au café voir son amie, de prendre les transports publics ou le taxi, et même d’intervenir devant la conférence professionnelle. Le principal est de ne pas oublier la tétine de ton bébé.

Si j’avais compris ces vérités quand mon premier bébé venait de naître, j’aurais pu avoir maintenant 10 enfants. J’aurais pu devenir meilleure, c’est tout ce qui compte pour le moment.

La période la plus difficile

Quand on devient maman pour la première fois, on a souvent l’impression de tout faire de travers et d’être une mauvaise mère. Puis, tu comprends que tu ne seras jamais un parent parfait, et ça devient plus facile d’oser passer d’un à deux enfants. Mon mari dit qu’il est prêt à faire encore plusieurs bébés. Je n’ai rien contre, mais à condition que ce soit lui qui accouche pour les prochaines fois.

En réalité, avec l’arrivée de chaque enfant suivant, les parents doivent faire face à de nouveaux problèmes spécifiques (la berline devient trop petite pour la famille ayant trois enfants, les parents et leurs cinq enfants ne peuvent pas tous rentrer dans certains ascenseurs, maman ne pourra pas enlacer tous ses huit enfants, aussi longs que soient ses bras). Cependant, la décision de faire le premier bébé est le passage le plus sensible, du monde des personnes responsables seulement d’elles-mêmes au monde des parents qui vivent entre le paradis et l’enfer.

La conclusion est simple : la naissance du deuxième, troisième... dixième enfant ne changera jamais ta vie aussi radicalement que l’arrivée du premier-né. J’avais peur d’avoir un deuxième enfant, parce que je ne voulais pas retomber dans les couches et les nuits sans sommeil. J’ai sûrement dramatisé...

Il y a une autre chose qui compte : tes proches se sont déjà habitués à leur nouveau statut de grand-mère, de grand-père, de tante et même d’arrière-grand-mère. Une fois, ma grand-maman qui est l’arrière grand-mère de mes enfants, m’a avoué que ça lui avait pris beaucoup de temps d’accepter le fait que sa fille soit devenue grand-mère.

La chance d’être maman pour la seconde fois

Pour la première fois, j’ai accouché par césarienne en urgence sous anesthésie générale, et l’ocytocine a dû ne pas atteindre mon cerveau. Les premiers deux mois ont été trop difficiles, j’étais à bout, physiquement et psychiquement. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi les autres parents trouvaient leur propre bébé et les autres nourrissons mignons. Pour moi, le nouveau-né était un petit monstre hurlant qui était arrivé dans ce monde dans le but de détruire la vie de ses parents. Peu à peu, ma routine est devenue bien organisée : nourrir, changer, endormir, nourrir, changer, endormir... hurler à la lune.

Pour la deuxième fois, j’ai accouché par césarienne programmée. Quand j’étais dans la salle opératoire, j’ai remarqué qu’on m’injectait par perfusion de l’ocytocine de synthèse. C’est probablement grâce à cette hormone que j’ai toujours ce sentiment d’euphorie. Mon fils cadet a quatre mois, et il me suffit de voir son sourire ou de sentir sa tête pour que je fonde littéralement. J’ai hâte que mon enfant commence à s’asseoir et à marcher. Je n’ai pas peur de ses futures crises de colère. M’occuper de mon bébé me donne enfin du plaisir. J’ai juste arrêté de souffrir.

Si tu as la chance de rendre ton enfant heureux si facilement, il faut en profiter. J’ai vraiment une chance extraordinaire d’être maman pour la seconde fois !

As-tu des enfants ? Quelles leçons as-tu tirées de ton expérience en tant que parent ? On aimerait que tu nous en parles dans les commentaires.

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