Sympa

Pourquoi pensons-nous laisser une mauvaise impression aux autres après une première rencontre ?

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Il est difficile de savoir ce que pense de nous quelqu’un que l’on vient de rencontrer : nous sommes remplis d’incertitudes. Nous avons l’habitude de penser que nous n’étions pas à la hauteur des attentes de la personne lors de la rencontre, et nous nous reprochons nos gestes, phrases, et même les vêtements que nous portions pour l’occasion. En fait, nous aimerions remonter le temps pour nous corriger, ajouter quelque chose à notre discours ou taire d’autres éléments de la conversation. Mais ne t’en fais pas, c’est normal de se sentir ainsi !

Sympa souhaite partager avec toi les détails importants d’une étude qui, sans doute, met la lumière sur ce sujet. Si tu crois que tout est perdu après une première rencontre, tu as sûrement tort, et nous allons te dire pourquoi dans cet article !

La construction de la réalité

Ce que nous voyons est, en réalité une construction que nous créons et qui est basée sur notre expérience, notre imaginaire, nos désirs et nos peurs. Ainsi, il existe autant de réalités que de personnes. Le même objet peut avoir mille descriptions selon la personne qui l’observe. Les mêmes faits varient selon la personne qui les raconte. La subjectivité, en somme, prend toute la place. Mais alors, est-ce que nos conclusions sont avérées ?

Une étude a abordé ce thème en se centrant sur ce qui se passe lorsque nous rencontrons une personne pour la première fois et les conclusions obtenues sont très intéressantes.

L’étude

La revue Psychological Science a publié une étude dans laquelle elle analyse les interactions entre les nouveaux étudiants d’une université. C’est alors qu’a été abordé le concept du “fossé de la sympathie” qui correspond à la distance qui existe entre ce que nous croyons que les autres pensent de nous et ce qu’ils pensent réellement.

Les résultats de cette étude ont été révélateurs : sur les cas analysés, les personnes ont cru laisser chez les autres une impression négative, mais ce n’était pas le cas en réalité.

Analyse des résultats

L’un des coauteurs de l’étude, le psychologue social Gus Cooney, membre de l’Université d’Harvard, a remarqué l’importance de notre expérience au moment de nous “auto-percevoir”. Nous jugeons nos “bons résultats” dans une conversation avec une personne que nous venons de rencontrer en nous basant sur ce que nous pensons de nous-mêmes. Nous croyons alors, que notre vision des faits n’est pas subjective, et nous nous autorisons une objectivité qui n’existe pas réellement.

Cela peut nous conduire à nous reprocher des choses sans motif, voire des erreurs où il n’y en a pas, et à croire ainsi que nous laissons une mauvaise impression chez les autres. Mais ce n’est pas le cas, et c’est pourquoi, nous devons être plus indulgents avec nous-mêmes et analyser la manière dont nous interagissons avec les autres en laissant de côté ce qui nous dérange de notre personnalité, car il est probable que les autres ne l’aient pas remarqué. Il est possible aussi que ce qui nous dérange n’existe même pas. Comme nous l’avons dit au début, la réalité est une construction subjective. Ainsi, nous devons prendre cela en compte et ne pas croire que ce que nous percevons est irréfutable. Nous nous sentirons ainsi plus à l’aise et nous nous lierons avec les autres de manière plus détendue si nous sommes conscients que les choses ne vont pas aussi mal que nous le croyons.

As-tu déjà cru avoir laissé une mauvaise impression chez quelqu’un qui t’a vite prouvé que ce n’était pas le cas ? Crois-tu que l’auto-perception soit une construction ? Laisse un message dans les commentaires !

Photo de couverture Hitch / Columbia Pictures
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