Sympa
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Les scientifiques se sont prononcés sur le fait de parler pendant son sommeil : il n’y a pas de risque de dévoiler des secrets !

Le fait de parler pendant son sommeil est un trouble qui s'appelle la somniloquie. C'est une forme assez courante d'altération du sommeil. Fait curieux, la propension à parler pendant le sommeil serait héréditaire et se rencontrerait plus fréquemment chez les hommes. De plus, ceux-ci emploieraient plus souvent des gros mots. Ce sont, en tout cas, les résultats que des scientifiques français ont publiés dans le magazine Sleep lors d'une nouvelle étude...

Sympa te présente, aujourd'hui, ce qu'ont découvert les scientifiques sur ce curieux phénomène qui consiste à parler en dormant.

Qui a participé à l'étude ?

Pour cette étude, les scientifiques ont sélectionné 232 personnes : 95 femmes et 137 hommes. 129 des participants souffraient du trouble du sommeil REM (Rapid Eye Movement) : un trouble où une personne participe activement au déroulement de ses rêves, en réalisant certaines actions en dormant. 87 participants souffraient de somnambulisme, un participant d'apnée du sommeil (arrêt temporaire de la respiration), et 15 des sujets étaient en bonne santé.

Quelles informations ont été obtenues par les scientifiques ?

Au cours de plusieurs nuits, les scientifiques ont enregistré, durant l'expérience, 883 cas de conversations pendant le sommeil des participants. Les énoncés inintelligibles (murmures, chuchotements, pleurs, rires) en ont représenté la moitié. Pour le reste (361 cas), il a été possible de distinguer 3 349 mots.

Qu'a-t-on pu vérifier sur le langage nocturne ?

  • Le mot le plus fréquemment prononcé par les sujets pendant leur sommeil est "non". Environ 9% de tous les mots prononcés ont été cette négation. Le mot "non" s'est retrouvé dans 21% des phrases. Parmi les plus prononcés, on trouve aussi les mots "tu" ("vous"), "être" (et ses formes conjuguées), "je", "ça".
  • 26% des phrases ont été interrogatives.
  • Dans 22% des cas, les participants ont prononcé des gros mots. Ils étaient destinés à insulter et émettre un jugement de valeur sur quelqu'un. Il est intéressant de noter que les hommes ont plus souvent recours à un vocabulaire obscène pendant leur sommeil, et parlent plus que les femmes.
  • En général, les conversations pendant le sommeil revêtaient la forme d'un dialogue nerveux avec une tierce personne. Il est probable qu'il s'agisse de conflits.
  • Curieusement, la syntaxe et la grammaire n'ont pas trop souffert : pendant le sommeil, on parle normalement. Les participants construisaient leurs phrases correctement, et faisaient même des pauses pendant la conversation.

Quelles conclusions peut-on tirer ?

  • Même endormi, notre cerveau fonctionne efficacement, sachant que nous pouvons construire correctement notre discours pendant le sommeil.
  • Lorsque l'on parle en dormant, on s'adresse souvent à un être invisible, avec qui l'on maintient une conversation plutôt agressive. C'est pourquoi, il y a tant de gros mots dans notre vocabulaire "somnambule".
  • Il ne faut pas avoir peur de raconter ses secrets lorsque l'on dort. Durant l'étude, moins de 10% des phrases ont été des monologues de participants.
  • Si tu parles en dormant, il peut être bon de t'excuser par avance auprès de ton conjoint pour les choses qui pourraient sortir de ta bouche.

Et toi, t'arrive-t-il de parler pendant ton sommeil ? Et ton partenaire ? Partage dans les commentaires les phrases que tu as pu entendre pendant que d'autres dormaient !

Photo de couverture 89237213303/pikabu
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