20 Adultes qui n’hésitent pas à révéler à leur entourage leur enfant intérieur

Décrocher un emploi peut s’avérer un véritable défi : il faut passer des entretiens ou des épreuves de sélection où nous ne savons jamais qu’attendre des recruteurs. Et si nous sommes stressés lors d’un entretien professionnel classique, il faut reconnaître que certains nous laissent stupéfaits avec les questions et les demandes farfelues qu’ils posent aux employés potentiels.
À l’âge de 22 ans, j’ai vu une offre d’emploi pour un poste dans l’administratif. Le salaire était de 750 dollars par mois. Quand je suis arrivé, il y avait une centaine de personnes. Un homme en costume est sorti et a expliqué qu’il n’y avait que 10 places vacantes pour le poste. Les personnes intéressées devaient passer un processus de sélection qui consistait à se rendre tous les jours à ce bâtiment, de 10h à 16h, pendant une semaine, pour suivre un cours. Et on devait financer les frais de transport. Sur la centaine de personnes, 25 se sont levées et sont parties. Sur le chemin du retour, j’ai mis en gage un iPod. Ils m’ont donné 30 dollars que j’ai utilisés pour le transport et la nourriture.
Jour 1. Il n’y avait que 50 personnes. Un intervenant très bien habillé et avec de l’allure est arrivé, et il nous a parlé de psychologie, des gens médiocres et des gens qui réussissent. Ce jour-là, beaucoup se sont mis à pleurer à cause de ses propos.
Jour 2. 40 personnes. C’était une autre intervenante qui, avec également beaucoup d’allure et de charisme, s’est chargée de nous humilier. Avant de commencer, elle nous a demandé d’écrire sur une feuille les choses que nous n’aimions pas faire. Moi, par exemple, j’ai écrit que je n’aimais pas danser ou chanter en public. Ce jour-là, j’ai dû danser et chanter à chaque fois qu’elle me l’a demandé ; sinon, je devais quitter les lieux. J’ai ravalé ma fierté et j’ai dansé, il était question de 750 dollars par mois.
Jour 3. 25 personnes. Il y a eu trois intervenants. Ils ont affirmé qu’avec les activités que nous étions en train de faire, les gens médiocres allaient partir d’eux-mêmes, et c’est arrivé. Ce jour-là, ils nous ont fait apprendre une chanson et une chorégraphie. J’ai chanté et j’ai dansé, il était question de 750 dollars.
Jour 4. 15 personnes. Les trois intervenants ont refait leur apparition, toujours avec beaucoup de confiance en eux, de prestance, de charisme et d’humilité. Ce jour-là, ils nous ont parlé d’eux, ont partagé leur parcours de vie et le fait qu’ils gagnaient 3250 dollars mensuels. Et j’ai pensé : “Je veux être comme eux”.
Jour 5. Les 15 personnes étaient toujours là. Il ne me restait de l’argent que pour le transport, je n’en avais plus pour la nourriture. Mais c’était le dernier jour, je ne pouvais pas abandonner. Après ces quatre jours, tout le monde était super motivé, et je ne me sentais plus aussi gêné quand on dansait. Les trois intervenants sont arrivés, accompagnés d’un nouveau, qu’on n’avait pas encore vu. Apparemment, il s’agissait du patron et il a dit qu’on allait être embauchés tous les 15, car tout le monde avait fait ses preuves. Tout le monde était content, j’avais même oublié à quel point j’avais faim.
Mais après cette nouvelle, le patron a dit qu’il y avait une dernière épreuve. Ils ont sorti 15 sacs de cosmétiques, nous ont divisés en groupes et ont dit qu’on devait sortir et les vendre. Il n’a pas fini de parler que sept personnes ont jeté les choses et sont parties en jurant. Ils nous ont laissé quatre heures pour tout vendre et revenir. Les bénéfices seraient pour nous. J’ai convaincu mon équipe de sortir et de vendre, parce que c’était peut-être encore un test, et on était près du but. Les autres ont dit qu’ils n’allaient pas revenir et qu’ils rapporteraient les produits chez eux.
Il n’y a que mon équipe de trois personnes qui est revenue. On n’avait pas beaucoup vendu. Ils nous ont félicités d’être arrivés au bout et de ne pas avoir abandonné. Apparemment, ils avaient déjà nos contrats prêts à être signés. J’ai demandé quelles seraient nos tâches et le nom de l’entreprise. Il s’est avéré que pour gagner ces 750 dollars ou plus, on devait vendre un certain nombre de produits, et pour y parvenir, on devait acheter ces articles proposés à 50 % de réduction.
Après avoir entendu de tels propos et me rappelant ce que j’avais vécu, je leur ai dit qu’ils jouaient avec la détresse des gens. Et que si c’était comme ça, alors je ne continuerais pas, parce que ce n’était pas ce qu’ils m’avaient proposé dès le départ, et ensuite, parce que j’avais à peine assez d’argent pour rentrer chez moi.
Je n’ai pas rendu l’argent des produits vendus, et mes deux autres camarades ont fait de même. Voici ma triste histoire. En réalité, cette expérience m’a été bénéfique. J’ai appris beaucoup de choses cette semaine-là. © Omar Fra Garcia / Facebook
As-tu déjà eu un entretien professionnel ? Quelle est la question ou la demande la plus étrange qu’on t’ait faite ?