6 Épaves de Grande Valeur Attendent Toujours d’être Retrouvées

C’est curieux
Il y a 10 mois

En 2015, un véhicule sous-marin téléopéré (ou ROV) est descendu dans les profondeurs de la mer des Caraïbes. Il appartenait à la Colombie et était à la recherche d’un navire au trésor depuis longtemps englouti. À une profondeur de 2 700 mètres, les opérateurs ont pu distinguer leur objectif : un galion espagnol, le San José, coulé en 1708. La rumeur voulait que le navire ait transporté pour 200 tonnes de richesses à son bord. Et pendant plus de trois siècles, personne n’a su où il gisait exactement. Eh oui, au XXIème siècle, on retrouve encore des galions perdus...

Selon l’UNESCO, il y aurait trois millions d’épaves encore non découvertes au fond des océans, lacs et rivières de notre planète. Mais toutes ne sont pas des bateaux au trésor. Certaines présentent une valeur historique, comme le célèbre Titanic. D’autres fascinent les historiens en raison de leur emplacement. Pourrais-tu imaginer un naufrage dans les champs de maïs du Kansas ? C’est là qu’un bateau à vapeur, l’Arabia, a coulé au milieu des années 1800. Il naviguait autrefois sur le puissant fleuve Missouri. Mais à cause du déplacement des sables, son épave s’est retrouvée à un kilomètre de l’actuel lit du fleuve. Au moins, le navire et sa cargaison ont pu être récupérés. Ce n’est pas toujours le cas pour d’autres épaves autrement plus lucratives.

L’une des épaves les plus anciennes et que les chercheurs n’ont toujours pas retrouvée est celle du Flor de la Mar, qui se traduit par la “Fleur de la Mer” en portugais. Ce vaisseau a sombré en 1511, quelque part près de l’île de Sumatra, dans l’actuelle Indonésie. Il appartenait au royaume du Portugal et il s’agissait d’une caraque. Ces navires de haute mer étaient idéaux pour la navigation intercontinentale et parcouraient fréquemment la route entre l’Europe et les Indes. Lors de son dernier voyage, le Flor de la Mar avait levé l’ancre de Malacca, dans l’actuelle Malaisie. Mais une tempête l’a empêché d’aller plus loin...

La plupart des 400 membres de l’équipage du navire ont péri. Mais qu’est-il advenu de la fortune que transportait le Flor de Mar ? Après tout, il s’agissait de l’un des plus grands trésors jamais amassés par les Portugais. Selon les estimations, le butin se serait élevé à plus de 2 milliards de dollars ramenés au cours d’aujourd’hui. Certains affirment que les propriétaires du navire auraient récupéré une grande partie de ces pièces d’or, d’argent et de cuivre. D’autres sources affirment que le trésor aurait terminé dans les sédiments du fond marin. Quoi qu’il en soit, il est peu probable que ce prodigieux pactole enrichisse un jour quiconque. L’histoire du navire implique qu’au moins trois pays du monde peuvent le revendiquer : l’Indonésie, la Malaisie et le Portugal. L’affrètement d’une mission de sauvetage n’est pas si bon marché de nos jours et l’explorateur qui retrouverait ce navire aurait du mal à rentrer dans ses frais. Alors, cherchons plutôt d’autres épaves ?

Le Merchant Royal, par exemple. Et oui, cela ressemble au titre d’un jeu auquel tu jouerais sur ton téléphone, mais il s’agit bien d’un vrai navire. C’est un vaisseau anglais qui a sombré non loin de son port d’attache en 1641. Il a coulé au large des îles Scilly, qui se trouvent dans le comté de Cornouailles, en Angleterre. Ce naufrage est dû à de mauvaises réparations : sa coque a commencé à fuir et une quantité excessive d’eau de mer s’est tout simplement infiltrée dans le Merchant Royal. Et comme si cela ne suffisait pas, le très serviable capitaine de notre navire avait proposé d’embarquer la cargaison supplémentaire d’un autre bateau qui avait brûlé. Ce poids additionnel signifiait que le navire n’aurait aucune chance d’atteindre sa destination d’Anvers, en Belgique, car il était déjà chargé d’argent et d’or. Tant d’or, à vrai dire, que l’on a baptisé son épave L’Eldorado des mers.

Et puis, en 2007 une véritable percée a eu lieu. Une société privée de renflouement pensait avoir localisé le navire, mais son butin les a déçus. Il ne s’agissait là que de la moitié de l’argent qu’ils s’attendaient à y trouver. Il s’est avéré qu’ils avaient en fait découvert un autre navire : un vaisseau espagnol qui avait coulé plus d’un siècle et demi après le galion anglais. Alors, quel trésor s’attendaient-ils à empocher à la base ? Eh bien, plus d’un million de dollars en monnaie d’aujourd’hui.

C’est l’heure d’un petit quiz sur l’histoire. Peux-tu citer les trois célèbres navires de l’expédition de Christophe Colomb ? Oui, il y a eu la Niña, puis la Pinta, et quel était le troisième ? La bonne réponse est la Santa María. Et c’est le seul navire qui ne soit jamais revenu du Nouveau Monde. Le navire amiral de la flotte était deux fois plus grand que les deux autres et il s’est échoué quelque part à Hispaniola en 1492. Ne t’inquiète pas si tu n’as jamais entendu parler de cette terre. Il s’agit de l’actuelle Haïti.

Un explorateur américain, du nom de Barry Clifford, pensait avoir découvert le navire légendaire en 2014. Mais les experts de l’UNESCO l’ont rapidement démenti. L’épave présentait des attaches en cuivre, typiques des navires du tournant des XVII et XVIIIème siècles ; alors qu’à l’époque de Christophe Colomb, les armateurs utilisaient du bois ou du fer pour construire la coque. Les recherches se poursuivent donc. Mais, dans ce cas précis, l’argent n’est pas le principal attrait : le nom de l’explorateur qui trouvera la Santa María entrera carrément dans les livres d’histoire. Et cela vaut plus que n’importe quelle récompense en espèces trébuchantes.

Lorsqu’un navire fait naufrage, le premier suspect est généralement le mauvais temps. Dans l’océan Atlantique Nord, par exemple, les vagues peuvent atteindre une hauteur de 20 mètres. Mais les mauvaises conditions météorologiques ne sont pas toujours en cause. Ainsi, l’un des plus luxueux bateaux à vapeur jamais construits a coulé des suites d’une collision avec un autre navire. Le SS Arctic a ainsi percuté un bateau à vapeur français au large des côtes canadiennes de Terre-Neuve en 1854. Cette collision s’est d’ailleurs produite près de l’endroit où le Titanic était destiné à couler quelques décennies plus tard. Les deux naufrages ont eu lieu sur la même route maritime.

L’Arctic était un navire impressionnant, capable de traverser l’Atlantique en seulement 10 jours. C’était l’équivalent au XIXème siècle d’un avion à réaction d’aujourd’hui. Mais sa fin n’aura pas été si glorieuse. La presse des deux côtés de l’Atlantique a relaté le comportement de l’équipage du navire, qui s’est rué sur les canots de sauvetage, laissant les passagers à leur triste sort. Et il n’y avait déjà pas assez de chaloupes pour tout le monde à la base. Ce n’est pas sans évoquer la fameuse scène du Titanic de James Cameron... L’épave de l’Arctic repose aujourd’hui au fond de l’océan et son emplacement exact demeure toujours inconnu.

L’Australie avait elle aussi un navire réputé insubmersible. Et, bien entendu, il a fini par couler. Le SS Waratah a effectué son premier voyage de Londres à Sydney en 1908. Un an plus tard, le paquebot britannique retournait en Australie. Mais il y avait quelques problèmes. Le navire étaitsurchargé et des incendies se déclaraient régulièrement à bord. Ce ne sont pas les conditions idéales pour naviguer le long de la côte sud-africaine... Cette partie du littoral est jonchée d’épaves et on en dénombre près de 3 000. Malheureusement, le Waratah n’a fait que s’ajouter à cette triste statistique : il a disparu quelque part entre Durban et Le Cap.

Le navire a traversé un ouragan et personne ne l’a jamais revu. Il s’agit de l’une des plus mystérieuses disparitions en mer de tous les temps. Les chercheurs surnomment aujourd’hui le Waratah le “Titanic australien” ou encore le “Navire Perdu d’Afrique du Sud”. Le seul moyen de savoir ce qu’il est advenu des 200 personnes à son bord serait d’en retrouver l’épave. Et ce n’est pas comme si personne n’avait essayé. Au cours des années 1980, six expéditions ont tenté de localiser l’épave. Toutes sont revenues bredouilles. Un chercheur a même ouvertement admis qu’après 22 ans de recherches, il n’avait pas la moindre idée de l’endroit où se trouvait le navire.

Les océans ne sont pas les seules étendues d’eau dangereuses. Prenons l’exemple d’un navire français qui a coulé dans un lac. Il s’appelait “Le Griffon” et c’était le plus grand navire à sillonner les Grands Lacs qui se trouvent entre les États-Unis et le Canada. En août 1679, il a accosté sur une île du lac Michigan. Le navire et son équipage étaient en mission commerciale auprès des tribus indiennes locales. Après avoir chargé leurs cales de peaux et de fourrures, ils ont mis le cap sur Green Bay. Les fans de la NFL savent probablement où se trouve cette ville... Mais le navire a été pris dans une tempête et n’est jamais parvenu à destination.

C’est là que commence la partie mystérieuse de notre histoire. On pourrait penser qu’il est plutôt facile de retrouver une épave au fond d’un lac. La profondeur moyenne du lac Michigan est de près de 85 mètres. Compare cela à la profondeur moyenne des océans de notre planète, qui est de 3 700 mètres... Mais en dépit de ces chiffres, personne n’a été capable de localiser l’épave depuis plus de 300 ans. Le Griffon est devenu la baleine blanche des chasseurs d’épaves locaux. Un plongeur local et sa femme se sont néanmoins manifestés en 2018, affirmant avoir trouvé les restes de l’insaisissable navire à côté de l’Île de la Pauvreté. Un endroit idéal pour une si riche découverte, tu ne trouves pas ? Mais les experts en la matière n’ont toujours pas été en mesure de confirmer les dires du couple.

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