7 Animaux Anciens et Modernes Qui se Ressemblent Sans Être Apparentés

Animaux
Il y a 5 mois

Lorsque nous observons des créatures du règne animal, nous avons souvent la pensée suivante : si elles ont des traits similaires, elles doivent être liées d’une manière ou d’une autre. Les zèbres, les chevaux et les chameaux doivent avoir un ancêtre commun. Il en va de même pour les chiens et les chacals : quelque part dans leur lignée, ils doivent avoir un arrière-arrière-arrière-grand... loup en commun, non ? Eh bien, la façon dont l’évolution fonctionne dans la nature est bien plus complexe. Prends, par exemple, l’évolution convergente, c’est-à-dire lorsque différentes créatures évoluent indépendamment les unes des autres mais finissent par avoir des traits similaires.

Il suffit de regarder les requins et les dauphins pour voir comment cela fonctionne. À première vue, ils se ressemblent beaucoup : des créatures aquatiques, dont certaines espèces ont à peu près la même taille. Mais il s’avère qu’ils n’ont pour la plupart aucun lien entre eux. Les requins sont des poissons, ils se reproduisent en pondant des œufs et ont évolué de façon à posséder la capacité de renifler le sang dans l’eau pour se nourrir. Les dauphins, eux, sont des mammifères. Ils sont amicaux et ont une vie sociale bien plus intéressante.

Prends les grands dauphins, qui ont leurs propres sifflements spécifiques, et qu’ils utilisent d’une façon similaire à la façon dont les humains s’appellent par leurs noms. Non seulement ils développent ce type de sifflement pour se présenter aux autres dauphins, mais ils peuvent aussi apprendre d’autres “noms” de ce type pour mieux communiquer entre eux. Bien sûr, les requins et les dauphins ont eu un ancêtre commun, mais celui-ci vivait dans les océans il y a près de 300 millions d’années. On peut dire que les dauphins et les requins ne sont même plus cousins de nos jours.

Un autre exemple plus choquant d’évolution convergente est celui des baleines et des chauves-souris. La plupart des créatures qui nous viennent d’abord à l’esprit utilisent la lumière — et la vue — pour comprendre le monde qui les entoure. Mais il existe un ensemble spécifique de créatures qui s’appuient sur le son pour se faire une idée de leur environnement. Ce qu’elles font, c’est qu’elles émettent un son, qui rebondit vers elles en fonction des objets qu’il frappe. Cette capacité s’appelle l’écholocation. Les animaux qui jouissent de cette caractéristique émettent des sons à des fréquences qui échappent à l’oreille humaine, appelés ultrasons. Ces ondes sonores rebondissent sur les objets pendant qu’elles se déplacent, ce qui leur permet de savoir où ces derniers se trouvent dans un certain espace.

L’écholocation est surtout utilisée par les baleines à dents et par certaines espèces de chauves-souris. Ce que ces deux animaux ont en commun, c’est qu’ils ont besoin de chasser dans l’obscurité. Mais toutefois, ils écholocalisent de manière très différente. Les chauves-souris, par exemple, utilisent leur gorge pour générer des ultrasons à partir de leur bouche ou de leur nez. Elles procèdent ensuite à l’écoute des changements dans les échos produits. Leur écholocalisation est si fine qu’elles peuvent distinguer des cibles distantes de moins d’un quart de millimètre, même si leur cible est en mouvement ! Les baleines, quant à elles, écholocalisent en poussant de l’air dans leur cavité nasale. Ce mouvement crée des vibrations dans un organe gras particulier, appelé le “melon”. Cet organe concentre et module le son, qui passe ensuite dans l’eau autour de la baleine. Les baleines captent ensuite les réflexions de ces sons par leur mâchoire inférieure et autour des oreilles.

Un autre exemple frappant de convergence évolutive est celui des ichtyosaures et des dauphins. Visuellement, les “poissons-lézards” du Mésozoïque appelés “Ichthyosaures” semblent très similaires aux dauphins modernes. Mais ces sympathiques mammifères sont bien plus apparentés aux girafes et aux chameaux qu’à ces créatures d’un autre âge.

Malgré les 200 millions d’années qui les séparent, ils partagent certains traits communs qui laissent croire aux gens qu’ils appartiennent à la même espèce. Mais c’est surtout parce qu’ils vivaient dans le même environnement. Ils ont tous deux évolué pour présenter des nageoires dorsales, qui leur permettent de rester en équilibre lorsqu’ils nagent. Examinons maintenant les phytosaures et les crocodiles. Les premiers étaient des reptiles qui parcouraient la Terre à l’époque du Trias. Ce n’étaient pas des dinosaures, mais ils ont vécu à la même époque que les premiers dinosaures. Même s’ils se ressemblent beaucoup, les premiers crocodiles sont apparus plus de 70 millions d’années plus tard, à la période du Crétacé. Ces deux espèces ont même confondu les paléontologues au début. On a d’abord supposé que les phytosaures étaient les ancêtres des crocodiles.

Les placodontes et les tortues se ressemblent aussi. Les placodontes sont apparus à peu près en même temps que les dinosaures, il y a environ 235 millions d’années. Comme les tortues modernes, ils vivaient dans des environnements marins, mais ils étaient entourés de prédateurs. Ils ont donc évolué pour avoir des carapaces très solides afin de se protéger. Les tortues, elles, sont entrées en scène environ 100 millions d’années plus tard.

Même nos chats modernes ont un sosie ancien. On les appelait les “sparassodontes”, mais il s’agissait de marsupiaux carnivores. Ils vivaient en Amérique du Sud et ressemblaient au tigre à dents de sabre, aujourd’hui éteint.

En parlant de tigre à dents de sabre, que penses-tu d’un spécimen qui serait apparenté au kangourou ? Oui, cette créature parcourait librement la Terre il y a environ 3 millions d’années. Le Thylacosmilus ressemblait peut-être à un félin, mais c’était un marsupial, ce qui signifie qu’il avait une poche ventrale dans laquelle il portait ses petits pendant une certaine période après leur naissance, comme le font aujourd’hui les kangourous et les opossums. Il est difficile d’estimer à quoi ils ressemblaient, puisqu’un squelette complet n’a jamais été retrouvé, mais nous savons qu’ils pesaient entre 80 et 120 kg.

Lorsque nous nous représentons un éléphant d’aujourd’hui, nous l’imaginons toujours avec ses défenses qui dépassent vers le haut. Eh bien, ce n’est pas ainsi que ça se passait chez leurs ancêtres. Il y a environ 20 millions d’années vivait une créature préhistorique ressemblant à un éléphant, appelée le Deinotherium. Toutefois, ses deux défenses étaient courbées vers le bas à partir de la mâchoire. Comme pour de nombreuses autres créatures préhistoriques, nous ne savons pas pourquoi ils avaient cette caractéristique dans l’autre sens, mais une théorie suggère qu’ils les utilisaient comme des ancres. En s’accrochant aux berges des rivières, ils pouvaient dormir en toute sécurité sans dériver.

Le dernier thylacine — ou loup de Tasmanie — est décédé au début du vingtième siècle. Leur extinction a été l’un des événements naturels les plus tragiques des temps modernes. Au cours des 2 000 dernières années, on n’en a retrouvé que sur l’île en question. Malgré leur nom, ils ressemblaient plus à des renards qu’à des loups. Cependant, les thylacines étaient des marsupiaux et non des mammifères placentaires comme les renards.

Le Wallaby de Grey était l’une des créatures les plus majestueuses qui aient jamais vécu. On en trouvait autrefois en Australie et en Nouvelle-Zélande. Ils étaient très semblables aux kangourous et avaient une fourrure fine avec des bandes changeantes de gris plus foncé et plus clair sur le dos. Étonnamment, on les a surnommés “face de singe”, mais ils n’avaient aucun lien avec les singes modernes, si ce n’est qu’ils étaient tous deux des mammifères.

Ce qui les rendait si particuliers, c’était leur façon de se déplacer. Leur mouvement standard consistait en deux petits sauts, suivis d’un long. Après cela, le wallaby se contentait de fixer le ciel. Mais ne te méprends pas, le wallaby de Grey était extrêmement rapide. Les femelles étaient généralement plus grandes que les mâles et il semble qu’ils aient été des animaux assez sociables, capables de s’attacher particulièrement à un certain endroit. Ils étaient également nocturnes.

Les “hyraconodontidés” et les chevaux partagent beaucoup de caractéristiques similaires. Mais les hyraconodontidés existaient à l’époque de l’Éocène et de l’Oligocène, et ils se sont éteints il y a environ 23 millions d’années. Dans tout leur groupe, ils présentaient des espèces diverses et étaient de tailles très différentes : du petit poney au colossal paraceratherium, qui est l’un des plus grands mammifères terrestres à avoir jamais existé. Les chevaux modernes sont toutefois apparus il y a environ 2 millions d’années.

Faisons une petite expérience ensemble : commence par étirer ton bras. Si tu devais tracer une ligne du bout de tes doigts à ton épaule, elle mesurerait environ 70 cm. Essaie maintenant d’imaginer un insecte avec une telle envergure d’ailes. Détends-toi, tu n’auras pas besoin d’une énorme bombe anti-moustiques : ils ont disparu. Mais le gigantesque “Meganeuropsis” a bel et bien vécu il y a environ 250 à 300 millions d’années.

Cependant, ils ressemblaient très probablement aux libellules actuelles, même s’ils n’étaient pas techniquement apparentés. Les scientifiques ont compris qu’ils n’étaient pas de vraies libellules en raison des différences dans les nervures de leurs ailes. Les chercheurs ne savent toujours pas pourquoi ces insectes sont devenus si grands. Certains pensent que les insectes sont limités en taille à cause de la faible quantité d’oxygène qu’ils sont capables d’absorber. À l’époque où ces insectes parcouraient la Terre, les niveaux d’oxygène dans notre atmosphère étaient beaucoup plus élevés, cela pourrait donc être une explication. D’autres spécialistes pensent qu’ils sont devenus si gros parce qu’il n’existait pas d’autre prédateur assez grand pour s’en prendre à eux.

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