Sympa
NouveauPopulaire
Inspiration
Création
Admiration

7 Nouveaux types de personnes qu’on n’aurait jamais compris il y a 20 ans, mais qui s’imposent dans notre monde d’aujourd’hui avec leurs propres règles

La théorie des générations de William Strauss et Neil Howe a non seulement fait une entrée fracassante dans les sciences sociales contemporaines, mais elle s’y est bien ancrée et a conquis notre vie quotidienne. En effet, même dans une queue de supermarché, il n’est pas rare d’entendre les baby-boomers se plaindre : " Les Z font n’importe quoi ". Grâce aux médias, nous avons l’impression de tout savoir aussi bien sur nos parents que sur nos enfants. Néanmoins, pendant que nous, lecteurs, apprenons la différence entre les Alphas et les Millennials dits les Y, les sociologues eux ont découvert d’autres types générationnels comme les CARLY, les NEET, les HENRY les Twixters et bien d’autres encore.

La rédaction de Sympa a examiné les nouveaux phénomènes sociaux et s’est même retrouvée dans certains traits de ces catégories. En lisant cet article, tu sauras de quels types sont les gens que tu côtoies, et tu pourras partager avec nous lesquels sont les plus nombreux dans ton entourage.

CARLY

Les spécialistes du marketing qui font des recherches sur la génération Z ont inventé un nouvel acronyme : CARLY, et celui-ci signifie Can’t Afford Real Life Yet (“Je ne peux pas encore faire face à la vie réelle”). Il s’agit en l’occurrence de jeunes gens âgés de moins de 25 ans qui ne gagnent pas encore assez pour s’assumer totalement.

Cependant, les chercheurs sont persuadés que ce sont pourtant bien eux, les CARLY de la génération Z qui deviendront les plus gros consommateurs de l’histoire de l’humanité. C’est pourquoi les spécialistes du marketing sont obligés de faire régulièrement le point sur les goûts et aspirations consuméristes des Z : ils adorent les mèmes, le site TikTok, la nostalgie ; ils apprécient les vêtements moches, et choisissent une gamine militante écologiste, Greta Thunberg, comme exemple à suivre. Les CARLY croient qu’ils peuvent changer ce monde et pensent à l’avenir, et à ce qu’ils laisseront après eux, aux générations futures.

NEET (“génération non-non”)

Les NEET, ou Neither in Employment nor in Education or Training. Il s’agit des jeunes âgés de 15 à 24 ans, et qui pour différentes raisons sont sans emploi, ne sont ni scolarisés ni en formations. Ils sont connus comme étant “la génération non-non”.

Les chercheurs pensent que ce sont des jeunes gens issus de familles modestes, qui ne peuvent pas accéder à une bonne éducation, ou tout au contraire, que ce sont des jeunes issus d’une famille aisée et par conséquent, ils n’ont aucune motivation pour le travail.

Cependant, il existe aussi une catégorie de gens qui deviennent des NEET par conviction. Daishi-san, un jeune chômeur de 25 ans a déclaré dans une interview au journal Japan Today qu’il était un NEET d’une nouvelle génération, un néo-NEET. C’est après avoir été licencié qu’il a décidé de ne plus avoir un travail permanent mais de vivre exclusivement de petites missions lui permettant d’obtenir un peu d’argent. Il enchaîne les petits boulots comme sarcler des potagers, poser pour des photos, jouer comme acteur de doublage, ou encore faire des ménages pour payer son loyer. Il a même été embauché pendant une heure comme “ami”.

“Génération Boomerang”

C’est comme cela qu’on appelle les jeunes gens qui, après avoir été indépendants et obtenu un diplôme universitaire ou de fin d’études au XXIe siècle, sont revenus vivre dans le cocon familial. Cependant, ceux-là ont leurs propres moyens, et ne dépendent pas financièrement de leurs parents, mais ils préfèrent ne pas payer de loyer pour faire des économies. Ces jeunes gens n’ont pas l’intention de vivre toute leur vie chez Papa et Maman, mais ils considèrent la situation comme confortable et temporaire.

Les chercheurs pensent que ce phénomène de génération boomerang est lié à la situation économique. En vivant chez leurs parents, les jeunes gens économisent beaucoup d’argent sur le loyer et les charges. Et comme l’âge du mariage a augmenté, il n’y a plus vraiment de motivation ni de raison pour se séparer de la cellule familiale.

Les experts considèrent ce phénomène boomerang comme un exemple unique d’entente et d’entraide entre les générations. La différence culturelle baisse, et l’écart se resserre : ils regardent les mêmes films, ont les mêmes idées politiques, et cette proximité rend les familles plus unies.

Les Twixter ou les Tanguy

Tout comme la génération boomerang, les Twixter ou les Tanguy vivent avec leurs parents. Mais si les premiers le font pour économiser de l’argent, ces derniers refusent tout simplement de grandir. Les Twixter pourraient payer le loyer d’un logement, et même avoir du travail, mais ils sont totalement dépendants de leurs parents et ne souhaitent en aucun cas quitter le cocon familial. Leur but est de minimiser leur stress et d’avoir beaucoup de temps libre.

On leur reproche souvent qu’ils vivent aux crochets de leurs parents et qu’ils dépendent totalement d’eux. Mais d’un autre côté, s’ils ont la possibilité de ne pas accepter n’importe quel travail ou de ne pas plonger tête baissée dans une relation inutile juste pour devenir indépendant, est-ce vraiment mal ? Le plus important est de ne pas rester un Tanguy toute sa vie.

Les Singletons, ou les Solitaires

Ce phénomène s’est répandu au cours de ces 50 dernières années. En effet, avant le milieu du siècle dernier, il y avait très peu de célibataires et dans la plupart des cas, les gens seuls étaient veufs ou veuves. Mais de nos jours, il y a de plus en plus de personnes qui vivent seules. On leur a même attribué un nom : les Singletons. Les Singletons habitent généralement les grandes villes, et refusent consciencieusement de créer une vie de famille que ce soit momentanément ou pour toujours.

Ils sont très sélectifs et ne veulent pas changer leurs habitudes et leur mode de vie. Les Singletons militants ne veulent avoir ni famille ni amis et ne veulent pas non plus entretenir de relations familiales, et cela pour éviter d’avoir à tenir compte de l’opinion de quelqu’un d’autre.

Les côtés pratiques, avantageux et profitables de vivre seul, expliquent le nombre croissant de gens solitaires. Le Singleton a plus de temps libre, et peut ainsi se consacrer à son travail, gagner et épargner plus d’argent. C’est pourquoi ces gens sont des consommateurs exigeants et aiment s’offrir des choses de qualité et chères.

Les nomades digitaux

Chaque personne capable de travailler à distance, peut devenir un nomade digital et leur nombre ne cesse d’augmenter. Selon certaines prévisions, en 2035, un employé sur trois n’aura plus besoin de se rendre au bureau.

Le principal mode de vie de ces gens sont les voyages. Ils publient des photos attirantes et attrayantes pour montrer à tous comment ils travaillent allongés sur le sable ou sur une chaise longue avec leurs ordinateurs potables au bord de l’océan pour nous faire rêver ou bien nous donner envie. Mais est-ce que la vie des nomades digitaux du XXIe siècle est si belle que cela ?

Certains chefs d’entreprises pensent que le télétravail est une condition idéale pour leurs employés malgré le fait que les nomades gagneraient des sommes inférieures à ceux qui travaillent dans un bureau. Selon une étude de 2017, les free-lances américains gagneraient moins de 30 000 dollars par an, c’est très peu par rapport à leurs homologues travaillant dans les bureaux à plein temps. Cela s’expliquerait par le fait que les nomades digitaux choisissent les endroits peu chers pour vivre comme la Thaïlande ou Bali.

HENRY

Les HENRY, High Earner Not Rich Yet (haut revenu mais pas encore riche), sont totalement aux antipodes des CARLY vus en début d’article. Les HENRY, sont des milléniaux ayant des revenus élevés. Ils sont à l’aise financièrement sans être vraiment ultra-riches. Ils ne se limitent pas dans leurs dépenses et prennent soin d’eux, mais en même temps ils dépensent beaucoup et n’ont presque rien de côté. Car contrairement à des gens réellement aisés, ils dépensent tout leur revenu pour leur vie quotidienne et n’ont plus rien pour investir ou épargner.

Et toi, connais-tu d’autres catégories sociales dans le monde actuel ? Peux-tu les distinguer, et
pourquoi ne pas en parler avec nous dans les commentaires ?