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13 Détails que les gens qui rêvent de vivre sur des îles paradisiaques ignorent souvent

L’idée de partir vivre dans un pays chaud ou sur une île paradisiaque en faisant du télétravail ou en étant freelance est de plus en plus populaire. Remplacer le ciel gris la plupart de l’année par le soleil, le bureau par une plage et la salle de musculation par une planche de surf : n’est-ce pas un rêve ? La possibilité de passer toute sa vie sous les tropiques fascine beaucoup de gens, mais il y a aussi beaucoup d’aspects pas si faciles de ce mode de vie que nous ignorons.

Certains arrêtent de rêver et passent à l’action : ils laissent leurs vies ordinaires et vont s’installer là où il fait chaud. Cependant, une île paradisiaque, parfaite pour les vacances, ne répond pas toujours aux attentes de ces aventuriers avides de changement. Certains achètent un billet retour beaucoup plus tôt que prévu. Pourquoi un tel phénomène ?

Une bonne partie de l’équipe Sympa a choisi ce mode de vie et peut donc partager son expérience avec toi. Voici leurs témoignages :

Un jour sans fin

La routine s’installe dans notre vie très discrètement : au début, tout nous semble nouveau et intéressant mais l’océan, les plages, la cuisine traditionnelle et même le soleil deviennent très vite une habitude qui ne fait plus rêver les Européens. Un jour, ils se rendent compte que leur journée ressemble un peu trop à celle de la veille et que le lendemain ne promet rien de différent.

  • Pourquoi nous sommes partis après 5 ans en Thaïlande ? Pour voir de nouveaux horizons. Nous nous sommes rendu compte que nous sommes encore trop jeunes pour nous occuper des problèmes des autres mais trop vieux pour sortir tous les soirs dans des boîtes de nuit. Le développement personnel nécessite une tension intérieure et demande de se dépasser pour réussir. Sinon, tu risques de rester toute ta vie au chaud, dans ta zone de confort, sans évoluer et sans progresser. Un bon climat ne vaut pas une stagnation personnelle. © elena_nekrasova / LiveJournal
  • Bali regorge de gens religieux et éclairés, de fans de yoga et de bouddhisme. Au bout de six mois de vie sur place, tu commences à t’intéresser au véganisme et à la religion locale. Et c’est absolument normal car il n’y a pas grand chose autre que ces histoires spirituelles. Le reste de ta vie serait sans relief. © Murulia / Pikabu

Tes compatriotes commencent à te manquer

Les expatriés en Asie ne trouvent des amis locaux que très rarement. Tu peux avoir beaucoup de connaissances mais tu ne deviendras pas amis avec eux : les différences culturelles sont trop marquées.

  • Malgré tout ce que j’adore en Thaïlande, certaines choses me manquent quand même. Par exemple, je n’ai toujours pas réussi à trouver ici de vrais amis, des personnes avec qui je pourrais discuter librement et à qui je pourrais faire vraiment confiance. Je me suis fait arnaquer plusieurs fois par des Thaïs comme par des farangs (mot thaï et lao utilisé pour désigner les étrangers blancs). Je n’en peux plus d’être aussi paranoïaque. © nietzche / thaivisa
  • Je suis entourée de gens très gentils et nous sortons souvent ensemble, mais il est impossible d’avoir une discussion profonde avec eux. Avec les hommes, tu peux parler des dernières nouvelles et discuter de la mode avec les femmes. J’ai tellement faim intellectuellement ! © Svetasingh.ru
  • Je suis rentré parce que j’avais envie de redevenir “normal” : je n’en pouvais plus d’être un “farang”. Je voulais parler avec les gens sans avoir peur d’être mal compris. © xandreu / thaivisa

L’intégration est très difficile

Tu peux passer 10 ou 20 ans dans des pays de l’Asie Pacifique, tu peux apprendre la langue, demander la nationalité, épouser un citoyen du pays, mais tu ne seras jamais autochtone. Ou peut-être que tu aurais une chance, si tu suivais l’exemple de Michael Jackson et que tu changeais complètement ton apparence.

  • Je trouve dommage que pour les Vietnamiens, un Européen est un porte-monnaie sur pattes. Les gens malintentionnés nous arnaquent à tous les coins de rue et, en même temps, les gens honnêtes nous observent avec beaucoup d’intérêt. Il est impossible de se fondre dans la foule. © Thomas Griffin / Quora

Il faut respecter les traditions des autres

Il ne faut pas dénigrer les différences culturelles : une phrase ou un geste qui nous sont habituels peuvent offenser ou même insulter une personne d’une autre culture. Certaines traditions locales nous rendent fous et nous semblent inutiles, mais il faut savoir s’adapter au pays qui nous accueille.

  • Les droits du consommateur sont un concept inexistant à Bali. Au bout d’un moment, tu arrêtes de rêver de te faire rembourser un objet défectueux mais le remplacer est tout aussi compliqué. Quand une entreprise a foiré les travaux dans ta maison, la seule chose que tu entendras c’est la phrase “sorry boss”. © donna_yolka / LiveJournal
  • Je suis toujours outrée quand je vois comment les gens travaillent ici. Comment ils nettoient, cuisinent, jardinent ou bricolent... Mon père était perfectionniste et je me prenais la tête souvent avec lui parce que le résultat ne doit pas obligatoirement être parfait. Et maintenant, loin de la maison et de mon père, un tel perfectionnisme me manque ! Les locaux font tout à la va-vite. © Svetasingh.ru

Les étrangers payent toujours plus

“Touriste local (adulte) — 40 Baht ; Touriste local (enfant) — 20 Baht ; touriste étranger (adulte) — 400 Baht ; Touriste étranger (enfant) — 200 Baht”.

Au marché, dans les taxis et même dans certains restaurants il existe deux politiques de prix : pour les locaux et pour les étrangers. Parfois c’est vraiment drôle : les prix dans le menu en langue locale ne seront pas les mêmes que dans le menu en anglais. Les touristes payent l’entrée aux parcs nationaux et aux musées plusieurs fois le prix de celle des autochtones. Par exemple, le ticket d’entrée au Parc national d’Uda Walawe au Sri Lanka coûte 60 roupies pour les indiens et 2 720 roupies pour les étrangers. 45 fois plus !

La plupart des experts trouvent cette différence de prix injuste. Un internaute a dit sur Twitter : “Mon entreprise a créé 60 emplois en Thaïlande, je paye mes impôts en Thaïlande, je suis marié avec une femme thaïlandaise et je dépense tout mon argent en Thaïlande. Qu’ai-je en retour ? Je paye 400 Baht au lieu de 40”. Il est inutile de se battre, les étrangers ont deux choix : l’accepter ou partir.

En cas de problème, la loi est toujours du côté des autochtones

Le système judiciaire de la majorité des pays en Asie privilégie toujours les intérêts de ses citoyens. Un accident de voiture, des désaccords avec un propriétaire d’appartement, un chauffeur de taxi ou un vendeur malhonnêtes vont toujours avoir raison et vont gagner n’importe quel procès contre un citoyen étranger au tribunal. Sur les réseux sociaux tu trouveras sans problème beaucoup d’histoires d’expatriés qui ont été confrontés à cette règle et qui ont perdu cette bataille.

Par ailleurs, le système de justice de l’Asie du Sud-Est n’épargne même pas les personnes respectueuses de la loi. Un russe s’est retrouvé en prison à Phuket et a écrit sur un réseau social : “Quand tu commences à découvrir le secteur juridique en Asie, tu te rends compte qu’avant tu marchais sur un champ de mines. Un selfie avec une statue de Bouddha ou une publication Facebook peuvent te condamner à quelques années de prison. Les touristes sont obligés de payer des centaines de milliers de baht pour éviter une peine pour utilisation d’une cigarette électronique ou d’un talkie-walkie. Il est également interdit de prendre des photos de la nature avec des appareils professionnels, conserver des coraux chez soi et nourrir les poissons dans des réserves naturelles”.

L’Asie du Sud-Est est un enfer pour le piéton

Marcher dans les villes d’Asie du Sud-Est n’est pas très agréable et parfois peut même être dangereux. En même temps, certains Européens ont peur d’y conduire une voiture car le trafic est trop important et les règles sont peu respectées. Les personnes qui placent leur sécurité avant tout, commencent à chercher un autre pays pour vivre au bout de quelques mois.

  • Bali est une île où tu ne pourras rien faire sans une moto ou une voiture. Les distances sont grandes, les transports en commun sont presque inexistants, le taxi coûte cher. Il n’est pas évident de trouver des trottoirs et une ballade jusqu’à une épicerie est une quête incroyablement compliquée : tu marches au bord d’une route très fréquentée. D’un côté tu as des chauffeurs imprévisibles et une fosse malodorante de l’autre. © k.ira43 / pikabu
  • La circulation routière au Vietnam et surtout à Hanoï est une catastrophe ! Personne ne respecte les règles de conduite et de stationnement, ils roulent même sur les trottoirs. Traverser la route est tout un défi ! © John Costello / quora
  • Avant, je pensais qu’il y avait beaucoup de bouchons à Moscou et que les conducteurs ne respectaient aucune règle. En fait, c’était parfait ! En Asie les voitures ne laissent pas passer les piétons et klaxonnent tout le temps. Au bout d’un moment, on a compris qu’il fallait aller tout droit sans avoir peur : c’est le seul moyen de traverser la route. Conduire une voiture dans un tel chaos est aussi difficile : les locaux n’utilisent pas les clignotants et deviennent donc très dangereux pour d’autres usagers de la route. © Neklyudovataya / pikabu

Il faut affronter la nature sauvage

Quand les gens prennent la décision de déménager en Asie, ils ignorent parfois leurs phobies qui peuvent, une fois sur place, devenir un vrai problème. Par exemple, l’arachnophobie est capable de rendre certains coins du monde invivables pour une personne qui en souffre.

  • Des cafards qui font la taille d’une boîte d’allumettes sont partout dans cette zone. Parfois tu sors une culotte du placard et tu retrouves un gros cafard à l’intérieur. En plus, tu ne peux rien laisser sur la table parce que tous les matins elle est envahie d’insectes. Il faut soit s’habituer, soit déménager. © Murulia / Pikabu

Tu peux rêver des sorties culturelles

En Europe nous pouvons sortir au théâtre, aller voir une exposition ou se faire un café en terrasse à tout moment. Même si, au final, nous ne sortons pas tant que ça, c’est une possibilité qui nous est offerte et il ne faut pas sous-estimer ce privilège. Loin de l’Europe, au cœur de l’Asie Pacifique, l’un des seuls endroits de sortie est le centre commercial avec son complexe de cinémas. Tu as de la chance si les films sont projetés en VO.

  • Les entrainements et le sport en général me manquent. Chez nous, je jouais dans une équipe de la ville et j’allais regarder des matchs d’autres équipes. En Asie le sport collectif est beaucoup moins populaire et je m’ennuie d’être dans une équipe de foot locale. © FreedomDude / thaivisa

Les services médicaux qui ne sont pas remboursés par la sécurité sociale sont très chers

Une assurance touristique couvre les urgences médicales diverses et variées mais pour les petits problèmes, ne mettant pas en danger sa vie, le patient doit payer lui-même. Les maladies chroniques sont également à la charge du patient.

  • Ma voisine s’est cassé un bras. Le médecin lui a montré la radio et a dit qu’il fallait l’opérer. Ma voisine n’avait pas d’assurance et le docteur lui a proposé une solution alternative : il lui mettrait une attelle et elle irait se faire opérer en Europe, dans son pays d’origine. Selon lui, l’intervention devait être effectuée dans les 5 jours suivants. À ce moment-là, la fille avait un bébé d’un mois et elle ne pouvait pas se déplacer aussi facilement. Finalement, son intervention a eu lieu en Inde et a coûté 50 000 roupies — environ 580 euros. Une radio, un plâtre et des médicaments postopératoires ont coûté encore 1800 roupies. © sovenok101 / LiveJournal
  • Ma femme a eu une insolation et vers minuit, sa température est montée jusqu’à 40°C. Nous sommes allés aux urgences. Une consultation médicale, un examen de la gorge et des médicaments (un antibiotique, un spray contre les maux de gorge et du paracétamol) nous ont coûté plus de 150 euros. © lockidogi / Pikabu

“Médicaments — 2 639 baht. Analyses — 1380 baht. Services d’infirmier — 400 baht. Services médicaux — 250 baht. Consultation médicale — 1 000 baht”.

Le pays d’origine manque beaucoup aux expatriés

Le cerveau humain a tendance à supprimer les souvenirs négatifs et à ne garder que le positif. C’est pourquoi tout ce que nous voulions fuir nous semble particulièrement attirant une fois loin de la maison. En plus, la famille et les amis nous manquent et les appels vidéo ne suffisent pas toujours.

  • Mes amis me manquent et c’est une des raisons pour lesquelles je pense à revenir en Europe. Tous les expats que j’ai croisés étaient bizarres : certains boivent beaucoup et font la fête tous les jours, d’autres possèdent 500 business différents et passent leur temps à frimer. Alors qu’à la maison j’ai mes amis de longue date et toute ma famille. Le choix n’est pas simple. © Marcel1 / thaivisa
  • Je suis venu en vacances à Varkala (Kerala, Inde) pour dix jours il y a deux ans et je suis tombé amoureux de cet endroit. Plus tard, j’ai décidé d’y aller pour quelques mois en hiver. J’ai loué une maison à côté d’un couple européen. Le matin j’allais à la plage, l’après-midi je travaillais et le soir j’allais voir mes voisins. Heureusement qu’ils étaient là ! Parce qu’il n’y a absolument rien à faire dans cette ville. Une ville nommée Thiruvananthapuram, qui se trouve à 60 km de Varkala, a un musée, un zoo et deux-trois églises. Il m’a fallu un jour pour examiner en détail toutes ces attractions.

La nourriture habituelle et même banale va te manquer

La nourriture européenne est généralement plus chère que la locale mais elle reste accessible. Cependant, certains produits s’achètent uniquement en Europe et, comme par hasard, ces produits-là vont te manquer le plus : des fraises et des framboises, une bonne baguette, des croissants et, bien sûr, du fromage.

  • Dans la vie de tous les jours nous ne faisons pas attention aux produits de base que nous mangeons au quotidien. Avant de partir en Inde je ne pouvais pas imaginer que j’allais rêver la nuit de la crème épaisse et des fraises. Surtout des fraises que ma mère fait pousser dans son jardin. Oui, certains produits européens se trouvent facilement en commerce ici mais la qualité n’est pas la même. © Svetasingh.ru

Le climat tropical ne va pas à tout le monde

  • Avant de m’installer au Sri Lanka je ne savais pas que j’étais capable de prendre un coup de soleil en 10 minutes. En Inde, même après une heure sous le soleil j’avais une éruption cutanée tandis qu’en Europe je n’ai jamais eu ce problème. J’ai dû déménager dans les montagnes pour éviter de me prendre des coups de soleil tous les jours.
  • Je suis revenu en Europe et depuis, je peux de nouveau sortir de chez moi en journée et pas que la nuit. Le soleil a rendu ma vie en Asie du Sud-Est insupportable. © thejcb / thaivisa

Du café en poudre qui a attrapé l’humidité et est devenu un caillou mouillé en une nuit.

  • Après une semaine de vie à Ko Pha Ngan (Thaïlande) j’ai retrouvé de la moisissure à l’intérieur de l’objectif de mon appareil photo. J’ai dû prendre un bateau, aller sur une autre île et payer le nettoyage professionnel. Pendant la saison des pluies, toutes mes affaires ont été couvertes de moisissure en deux jours. Les documents, un sac en cuir, toutes les chaussures et même les oreillers sont devenus verts à cause de ces champignons. Je pense que ce n’est pas très bon pour la santé parce que ma fille a directement commencé à tousser. Le sel et le sucre sans emballage étanche deviennent pâteux alors que le café soluble forme un caillou mouillé après une nuit sans couvercle.
  • Je n’ai pas pu m’habituer à la chaleur et aux phlébotomes. J’ai passé ma vie à me couvrir d’antimoustique mais ils me piquaient dans tous les cas. J’en avais marre de prendre une douche après être sorti dehors et de me recouvrir de ce produit tout de suite après. © roger long / thaivisa

Après 4 mois et demi de vie au Sri Lanka, mes lunettes Armani tout comme leur étui sont couverts de moisissure. Les habits, la déco de la maison et les meubles se dégradent très vite ici. Quand je vais voir ma famille et que je reviens 3 mois plus tard, je retrouve ma maison remplie de champignons. Une bonne surprise à chaque fois... © victoria.planetter / Instagram

Nous ne voulions pas te décourager de déménager sur une île paradisiaque. Certaines personnes y seront très heureuses et d’autres chercheront rapidement un moyen pour revenir en Europe. Nous espérons juste que cet article aidera quelqu’un à bien se préparer pour un tel changement dans sa vie.

As-tu déjà pensé à partir vivre dans des pays chauds ?
Quel pays te fait le plus rêver ?
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Photo de couverture victoria.planetter / Instagram