9 Vérités transmises de génération en génération et qu’il est grand temps de jeter aux oubliettes

Chaque parent veut que son enfant ait une belle vie et essaie de lui apprendre ce qu’il croit juste et raisonnable. Malheureusement, ces attitudes, valeurs et modèles de comportement sont parfois trompeurs, inutiles et même dangereux.

Chez Sympa, nous te souhaitons de tout cœur de ne jamais rencontrer ce genre de préjugés problématiques.

9. Il faut mériter le bonheur

Le bonheur est aussi naturel que la douleur, la joie, le chagrin, le rire et tout le reste, c’est pourquoi il est accessible à chacun. Cependant, certaines personnes pensent qu’elles n’ont pas fait assez pour mériter le bonheur et étouffent inconsciemment les moindres tentatives d’un avenir plus heureux.

La première chose à faire est de dissiper les mythes tels que : l’argent fait le bonheur ; le bonheur ne vient qu’avec l’âge ; les uns sont heureux, les autres sont malheureux, et on ne peut rien y faire ; pour être heureux, on a besoin de relations solides et saines avec la personne qu’on aime.

La deuxième chose qui est très importante : il faut apprendre à se sentir heureux ici et maintenant. Pour ce faire, il suffit de suivre des règles simples : remercier sincèrement les gens de leur aide, passer du temps avec des personnes heureuses, faire des compliments, se réjouir de la réussite des autres, apprécier chaque moment de sa vie. On peut être heureux en observant tout simplement le vent agiter le feuillage des arbres.

8. Si la personne n’est pas diplômée de l’enseignement supérieur, son avenir est voué à l’échec

Bien entendu, un diplôme est nécessaire pour devenir chirurgien, chimiste, biologiste, physicien, etc. Mais si une personne n’est pas intéressée par une activité exigeant des savoirs académiques profonds, l’enseignement supérieur n’est pas obligatoire pour réussir. D’ailleurs, l’affirmation selon laquelle la quantité de diplômes obtenus est directement proportionnelle au salaire n’est qu’un mythe.

Au niveau du recrutement, en choisissant le candidat potentiel, de plus en plus de compagnies prennent en compte ses compétences réelles plutôt que ses diplômes et certificats. Beaucoup sont prêtes à embaucher une personne qui n’a pas d’expérience, mais qui est prête à apprendre et travailler dur.

À l’avenir, il est fort probable que la formation passe au second plan, cédant sa place à l’expérience et à la volonté d’apprendre.

7. Il faut obéir aux adultes parce qu’ils sont plus intelligents

L’âge n’est pas du tout synonyme d’intelligence, c’est pourquoi il vaut mieux ne pas suivre aveuglément tous les conseils des personnes plus âgées. Bien entendu, il faut toujours rester poli, parce que les anciens ont plus d’expérience et méritent le respect. Mais le respect et l’obéissance sont deux choses différentes.

Le problème essentiel réside dans le fait qu’un enfant obéissant deviendra un adulte obéissant. Il pourra accomplir parfaitement son travail, mais il est peu probable qu’il puisse prendre ses propres décisions. Il sera malmené par les autres et ne pourra pas se protéger parce qu’il est habitué à obéir.

6. Il faut toujours être gentil, et un jour on vous rendra la pareille

Malheureusement, notre monde n’est pas toujours juste. On dit que si tu es gentil avec les autres, ils seront gentils avec toi, mais ça ne marche presque jamais dans la vie réelle.

Chaque enfant doit le savoir dès l’enfance, parce qu’il l’affrontera dans sa vie d’adulte. Plus vite il apprendra qu’il arrive même aux gens bien d’être dans une mauvaise situation, mieux ce sera pour lui dans l’avenir.

L’injustice est partout : un employé responsable, travailleur et professionnel est digne d’obtenir une promotion, mais c’est le fils du directeur qui l’obtient ; l’ouragan a détruit la maison du voisin de droite, mais n’a pas touché celle du voisin de gauche ; les parents donnent de l’argent à leur fille qui mène une vie désordonnée, et sa sœur qui est responsable et intelligente, gagne sa vie par elle-même.

L’enfant doit comprendre qu’il y aura beaucoup de situations de ce genre dans sa vie d’adulte, il faut juste apprendre à les accepter et à les surmonter.

5. Une bonne épouse doit bien cuisiner

Vous avez probablement tous entendu parler des hommes qui habitent seuls et ne sont même pas capables de se préparer des œufs brouillés ou des raviolis en conserve. Ce problème vient de l’enfance, quand les parents apprennent aux enfants que ce sont les femmes qui cuisinent, et les hommes s’occupent du travail manuel : ils doivent réparer, bricoler, construire.

Cependant, il est grand temps de comprendre que les garçons et les filles ont également besoin de ces aptitudes pour vivre au quotidien. Chaque personne, indépendamment de son sexe, doit savoir faire le ménage pour que son foyer ne devienne pas un taudis, et cuisiner un minimum pour pouvoir manger.

4. Il faut être “normal” et passer inaperçu dans la foule

Pour de nombreux parents " être normal " veut dire : utiliser la main droite au lieu de la gauche ; porter des vêtements dits “décents” ; avoir des intérêts qui correspondent à l’âge et au sexe, etc.

En définissant les critères " des enfants normaux “, les adultes sont généralement guidés par le comportement d’autres enfants qu’ils connaissent. Il est fort probable que dans ton enfance on te comparait avec quelqu’un d’autre : ton voisin du 4ème étage excelle en maths, ta cousine suit des cours de danse, joue au tennis et chante. Ces comparaisons et le désir des parents de rendre leur enfant ” ordinaire “, ” normal “, ” comme tous les autres " détruisent son caractère unique. Malheureusement, on oublie souvent que chacun de nous est une personne à part entière avec des traits de caractères uniques.

La seule comparaison possible est celle avec soi-même. Si l’enfant lisait 20 mots en une minute il y a un an, et que maintenant il en lit 40, il a fait des progrès, c’est bien ! Même si tous les autres lisent 50 mots depuis longtemps.

3. Les gens “normaux” finissent toujours leur assiette

Il est dangereux de forcer ton enfant à manger tout ce qu’il a dans l’assiette, c’est mauvais pour la santé. Bien entendu, le contrôle parental de la quantité et la qualité de la nourriture s’expliquent par le souci de la santé de l’enfant. Pourtant, cela peut engendrer un certain nombre de problèmes : de l’hypernutrition jusqu’à la consommation des produits préférés en cachette.

Chaque personne, même s’il s’agit d’un enfant, doit sentir elle-même quand elle a faim, sinon il n’y aura plus aucune différence pour elle entre la faim et la satiété, ce qui peut mener au surpoids. Les ruses du genre : " Mange un peu de brocolis, et je te donnerai des gâteaux " ont les mêmes résultats catastrophiques.

Parfois, cela peut faire peur quand l’enfant a mangé une assiette pleine pour le déjeuner, et que pour le dîner il ne prend qu’un morceau de pain. Alors les parents essaient de lui faire manger " un repas normal ", mais le changement soudain des habitudes alimentaires et les perturbations de l’appétit sont naturels et normaux pour les enfants.

2. Éviter les conflits à tout prix

Éviter les conflits n’est pas la meilleure solution pour les résoudre. Chaque enfant doit savoir ce qu’il vaut mieux faire, comment agir en cas de désaccord, surtout s’il s’agit d’un conflit avec des personnes de son âge. C’est crucial pour sa vie d’adulte, parce qu’on se retrouve confronté à des conflits, aussi minimes soient-ils, presque chaque jour.

Il ne faut en aucun cas encourager les enfants à faire usage de la violence. Le meilleur moyen de résoudre un problème est de trouver un compromis avec son adversaire.

1. Si la personne a des objets de valeur, elle a bien réussi

Dès l’enfance, on nous apprend que les indicateurs du succès sont les articles de luxe : grandes maisons, résidences privées, piscines, appareils ménagers high-tech, voiture de luxe, etc. Alors qu’en réalité, la possession de tous ces biens signifie tout simplement que le propriétaire a de l’argent et peut se permettre ces choses. Et il y a parmi eux des gens qui font des prêts pour s’acheter tout ça.

Pourtant, certains croient toujours que le luxe est synonyme de réussite. Mais chacun doit avoir sa propre idée du succès : on peut rêver de fonder une famille, de faire une belle carrière, de voyager à travers le monde en faisant de l’autostop, tout cela sans posséder de biens matériels.

Il faut juste faire un choix : veux-tu vraiment avoir du succès ou simplement le faire croire aux autres ?

Alors, es-tu d’accord avec le fait que ces “vérités” ne sont plus d’actualité ? Et toi, t’a-t-on appris dans l’enfance un modèle de comportement qui t’empêche d’être toi-même aujourd’hui ? N’hésite pas à donner ton avis et à partager ton expérience avec nous dans les commentaires !

Photo de couverture Tashulia / depositphotos
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