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Des sociologues ont découvert qu’être enfant unique ne rend pas moins sociable

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Si tu as un enfant et que tu t’interroges sur la possibilité d’avoir un autre bébé, tu as sûrement la tête pleine de doutes en pensant à toutes les contraintes qu’implique un deuxième bambin à la maison. Mais, en même temps, tu as peur que l’éducation de ton enfant soit affectée ou limitée par le fait d’être seul. Et oui, c’est un sujet délicat ! Pas de panique, ce n’est pas la peine de te torturer avec toutes ces questions : une nouvelle étude va t’aider à faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

Sympa veut partager avec toi des nouvelles rassurantes sur l’éducation d’un enfant unique qui t’aideront sûrement à dissiper tes doutes et à prendre une décision en toute confiance.

Les pressions sociales

Souvent, les parents doutent sur le fait qu’avoir un enfant unique soit une bonne idée parce que beaucoup de gens, surtout les personnes âgées, les considèrent comme égoïstes, car “ils ne pensent pas au fait que ce serait mieux pour le petit d’avoir un petit frère ou une petite sœur avec qui jouer et qui lui tienne compagnie”. Mais est-ce vraiment de l’égoïsme ? Est-ce de l’empathie que de penser à avoir un enfant juste pour que l’autre ait une vie bien remplie sans se demander si on peut satisfaire tous ses besoins ? Sans tenir compte du fait que les parents ont aussi besoin de temps pour eux, pour se reposer et pour récupérer l’énergie qu’il leur faut déjà pour élever un seul enfant ?

Ce conflit était fondé sur un certain nombre d’analyses, d’études et de recherches de spécialistes qui affirmaient que si un enfant grandissait sans frères et sœurs, ses aptitudes sociales pourraient en être affectées. Parmi ces analyses, mentionnons une étude du Dr Douglas Downey, professeur réputé de l’Université de l’Ohio, expert en sociologie, stratification sociale, éducation et famille. L’étude, menée conjointement avec la docteure en sociologie Donna Bobbitt-Zeher auprès de plus de 20 000 bambins d’âge préscolaire, a conclu que les enseignants donnaient aux enfants uniques des apréciations négatives en ce qui concerne les aptitudes interpersonnelles, la maîtrise de soi et les comportements problématiques.

Alors, est-ce un avantage pour un enfant
d’avoir des frères et sœurs ?

Les docteurs Downey et Bobbitt-Zeher ont identifié un problème dans l’étude mentionnée ci-dessus : elle était fondée sur les évaluations des enseignants, et ces derniers ne sont peut-être pas tout à fait objectifs sur ce plan. Ils ont donc mené de nouvelles recherches dans lesquelles ils ont modifié leur objet d’étude. Pour cela, 13 000 élèves américains de 12 à 18 ans ont été pris en compte. Chacun a nommé jusqu’à cinq filles ou garçons qui étaient leurs amis. Les élèves qui n’avaient pas de frères et sœurs ont été nommés environ cinq fois, tout comme ceux qui en avaient. Les experts ont employé une mesure appelée “nomination par les pairs” et se sont basés sur les données de l’Étude Longitudinale Nationale sur la Santé des Adolescents pour obtenir leurs résultats.

Les enfants uniques ont autant de relations sociales
que ceux qui ont des frères et sœurs

Cette étude, qui est apparue en réponse à la précédente, a montré que tout résultat possible observé à un stade préscolaire disparaît avec le temps et que les relations sociales se développent à l’école. Cela signifie que l’interaction avec d’autres enfants dans les groupes scolaires est suffisante pour corriger et améliorer les compétences sociales dont une personne peut ou non manquer avant le début de sa scolarité. Ainsi, à partir d’un certain âge, on peut dire que ces aptitudes sont tout à fait comparables à celles d’un enfant qui a des frères et sœurs. “Je considère les deux études comme une progression naturelle qui montre ce qui arrive aux enfants uniques qui n’avaient pas beaucoup d’interaction avant la maternelle”, a dit le Dr Downey.

Ainsi, les résultats et les conclusions de cette recherche remettent complètement en question l’idée reçue selon laquelle un frère ou une sœur est un petit homologue avec qui l’on peut améliorer ses aptitudes sociales, qui, par ailleurs, ne se développeront pas plus que celles d’un enfant unique au fil de sa scolarité. En effet, cet écart, s’il existe, est complètement éliminé vers l’âge de 7 ou 8 ans.

Bonus : les enfants uniques sont aussi plus créatifs

En plus des différences entre les enfants uniques et ceux ayant des frères et sœurs, une autre étude a fait le lien entre le milieu familial et le développement structurel du cerveau, afin de déterminer si une différence dans les comportements des deux cas avait un fondement neuronal. Les tests ont révélé que les enfants uniques obtenaient de meilleurs résultats en termes de flexibilité (un domaine ou une dimension de la créativité), ce qui signifie qu’ils ont tendance à être plus créatifs que ceux qui ont des frères et sœurs.

L’étude a été menée auprès de 303 participants, 126 enfants uniques et 177 ayant des frères et sœurs, tous de jeunes adultes chinois très instruits. Les différences de cognition et de personnalité et les inégalités anatomiques structurelles dans le volume de matière grise ont été évaluées à l’aide d’une morphométrie basée sur le voxel, une technique d’analyse en neuroimagerie.

Désormais, tu peux ajouter ces découvertes à ta réflexion, quelle que soit ta décision.
Et toi, pourquoi as-tu décidé d’avoir un ou plusieurs enfants ?
Ou pourquoi as-tu choisi de ne pas en avoir du tout ?
N’hésite pas à nous faire part de ton expérience dans les commentaires !

Photo de couverture Hey Arnold! / Nickelodeon
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