Ces 4 appartements minimalistes japonais nous aident à nous rendre compte de l’espace qu’occupent les babioles dans nos vies

Maison
Il y a 5 ans

Aujourd'hui dans l'appartement de Fumio Sasaki, il y a environ 200 objets en tout, alors qu'avant, on ne pouvait même pas y marcher à cause de la grande quantité de babioles et de choses inutiles qu'il avait accumulés. Il flânait tous les jours, se plaignant du manque d'argent, ne trouvant ni le temps ni l'énergie de se consacrer à ses loisirs ou autres passe-temps. Tout a changé lorsqu'il a découvert la façon de vivre minimaliste.

Traditionnellement, la culture japonaise s'attache à la recherche de la simplicité : le bouddhisme zen, qui suit la pureté de la conscience, la calligraphie en noir et blanc, et les poèmes Haiku. C'est pour cette raison que beaucoup de minimalistes célèbres sont Japonais. Ils rejettent la culture de la consommation à outrance, ne gardant que les choses qui sont réellement utiles. Leur style de vie simplifié gagne de plus en plus en popularité en Occident. Par exemple, la méthode de rangement de Marie Kondo, basée sur le fait de jeter toutes les babioles, est aujourd'hui très activement prisée par les Européens et les Américains.

Chez Sympa, nous nous inspirons de cette culture japonaise et de l'histoire de Fumio Sasaki, pour partager avec toi les photos surprenantes d'intérieurs minimalistes japonais.

L'appartement de Fumio Sasaki

Maintenant, dans l'armoire de Sasaki, il y a trois chemises, quatre paires de chaussettes, deux vestes et quelques vêtements de plus. Dans la salle de bain, tu verras un rasoir, des ciseaux et un savon avec lequel il se nettoie le visage et se fait ses shampoings. Il va même jusqu'à laver les assiettes avec. Mais avant, voilà comment c'était :

Son appartement était rempli de choses. Les étagères n'étaient pas assez grandes pour tous les livres qu'il n'avait même pas commencé à lire, donc un certain nombre d'entre eux étaient à même le sol, formant des piles énormes. La plus grande partie de l'espace était prise par sa collection de CD et de DVD. Dans l'armoire, il avait des habits qu'il considérait comme ses "préférés" alors qu'il n'avait mis certains d'entre eux que deux ou trois fois. Une guitare et de gros haut-parleurs lui faisaient les yeux doux depuis un coin du placard, mais Sasaki ne passait que très peu de temps à écouter ou jouer de la musique.

Tous les soirs, Sasaki s'asseyait devant la télé et prenait une bière. Il se réveillait tard et partait travailler, détestant la vie qu'il avait. Il se comparait constamment aux autres et ne pouvait pas trouver la force suffisante pour changer son mode de vie. Désespéré, il avait quitté sa copine, lui disant qu'il ne pouvait pas subvenir à ses besoins, et il s'était ensuite acheté un billet de loto, pensant sincèrement qu'il pourrait gagner une somme intéressante.

Et puis tout a changé lorsque Sasaki est tombé sur des articles à propos du minimalisme sur internet. Il s'est rendu compte qu'il était gêné par le désordre, mais qu'il n'avait pas la volonté de tout mettre en ordre, parce qu'il avait trop de choses, ce qui lui pompait beaucoup trop d'énergie.

Cela lui a pris une année entière pour libérer sa maison de tout ce qu'il considérait comme inutile. Il a donné quelques trucs à ses amis, et a vendu sa collection de disques et de livres à une boutique de produits d'occasion. Il a scanné les photos et lettres pour les garder dans un format digital pratique.

Son appartement ne fait que 20 mètres carrés, mais il paraît beaucoup plus spacieux. Un de ses amis a calculé qu'il avait seulement 150 objets - Sasaki a avoué qu'il en avait aujourd'hui un peu plus.

En même temps que l'espace, la conscience de Sasaki s'est libérée. Il a découvert l'activité physique : pendant son temps libre, il aime faire des marches dans la montagne. Sasaki pense qu'avec autant de choses chez eux, les gens oublient qu'ils peuvent et qu'ils doivent sortir de leur maison.

Il préfère dépenser son argent et son temps en voyages, en repas de qualité, en rencontres avec des amis et dans son développement personnel. Les choses ne l'intéressent plus, il se débrouille très bien avec le minimum. Il n'a pas besoin de choisir que se mettre le matin, il ne perd plus de temps au supermarché à chercher un shampoing particulier. Il ne met même que deux minutes pour laver le sol.

Sasaki travaille en tant qu'éditeur d'un magazine. Il a écrit le livre Goodbye, things (Au revoir, les choses), qui est devenu un best-seller et a un blog en japonais sur le minimalisme.

De plus en plus de Japonais se sont convertis en minimalistes radicaux. Plus loin, tu verras des photos d'appartements "propres" et bien soignés, dans lesquels tu ne trouveras rien qui soit en trop. Vraiment rien.

L'appartement de Katsuya Toyoda

C'est l'appartement du minimaliste Katsuya Toyoda, qui travaille aussi en tant que rédacteur. Il n'a qu'une table, une armoire et un futon (matelas japonais) qu'il met par terre au coucher et range dans son armoire au réveil.

Dans la cuisine et dans la salle de bains, tu ne trouveras rien qui soit en trop. La garde-robe de Toyoda est aussi minimaliste. Bien sûr, il y a un cliché qui dit que les Japonais aiment le minimalisme à cause du style ultra sobre des vêtements et de la vie de Steve Jobs. D'autres pensent au contraire que le minimalisme est passé de la culture orientale à la culture occidentale.

L'appartement de Naoki Numahata

L'écrivain Naoki Numahata combine à la perfection le style de vie minimaliste avec l'éducation de sa fille.

Il pense qu'il est important de laisser un espace vide pour la culture japonaise. Dans les installations pour les cérémonies du thé, il n'y a rien de plus qu'un sol en tatami, tout le reste devant être complété par l'imagination de la personne.

L'appartement de Saeko Kushibiki

La minimaliste Saeko Kushibiki a aussi recyclé les choses inutiles. Dans son armoire modeste, elle n'a que le strict nécessaire, et dans la cuisine, uniquement les assiettes et couverts dont a besoin une personne.

Kushibiki n'a pas besoin de chaise et pour dormir, un futon qu'elle range dans la penderie au réveil lui suffit.

Tu aimes le minimalisme ? Ou tu te sens bien dans le désordre créatif ?

Photo de couverture Thomas Peter/Reuters

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