Un Voyage à l’Intérieur de ton Corps

C’est curieux
Il y a 11 mois

Salut. Je m’appelle Raymond. Raymond le raisin. Ouais je sais, écoute, c’est mon père qui a eu l’idée de mon nom... Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, je pars pour un voyage épique... à travers le corps humain ! Alors, tu veux venir avec moi ?

Le voyage commence lorsque l’humain se dirige vers salle de repos du travail, ouvre sa boîte à déjeuner et me trouve là-dedans. Qu’est-ce qu’il a ici ? Un sandwich à la dinde, du yaourt, humm ! Je vois qu’il a déjà croqué dans son sandwich. Oh ! Maintenant c’est mon tour !

Il m’a mis dans sa bouche — allez, c’est l’heure de se lancer ! Pour être honnête, il fait plutôt humide et chaud ici. La bouche est la porte d’entrée du système digestif. Ce système est conçu spécifiquement pour transformer les aliments en nutriments utiles qui se chargent de te donner de l’énergie et aident tes cellules à croître et à se réparer.

Donc, une fois que tu prends la première bouchée de ce que tu manges, tu mets en route l’appareil digestif. Pendant que tu mâches, les aliments sont coupés en morceaux pour faciliter le processus. La salive s’avère très utile car elle se mélange à la nourriture et la décompose encore mieux. De cette façon, ton estomac n’a pas besoin de digérer des morceaux entiers de nourriture. Et voici un chiffre qui va t’époustoufler : la quantité de salive que tu produis en une année pourrait remplir 2 baignoires de taille moyenne ! Presque une piscine pleine de bave !

Il pleut vraiment de la salive ici, beurk ! Wow, je ferais mieux de faire attention à ces dents ! Je ne voudrais pas finir comme la dinde là-bas. C’est compliqué puisque ce type utilise sa langue pour faire rouler la nourriture dans sa bouche et vers ses dents. Mais moi je n’ai pas du tout envie de me transformer en confiture aujourd’hui, alors je vais juste éviter de me faire croquer ! On descend par ce toboggan ! Ouais ! Nous nous dirigeons maintenant vers la gorge — ils l’appellent aussi le pharynx. Uh-oh, la route bifurque en deux voies. Par où dois-je aller ? Pique et pique et colegram... Bon, je ne sais pas, je vais tenter par ici...

Attends, je crois que j’ai pris la mauvaise direction. Pourquoi tout tremble ? Ce pauvre humain tousse comme un fou — quelqu’un lui donne une bonne claque dans le dos. Et voilà, on remonte ! Désolé, mec !

Ouf, c’est passé près ! J’ai failli finir dans ses poumons — ce qui aurait été terrible. Bon, parfait, je suis de retour sur la bonne route, alors essayons à nouveau. J’ai pris CORRECTEMENT le chemin qui passe à travers le tube digestif : il porte le nom sophistiqué d’œsophage. Moi j’aime bien l’appeler le “train des aliments” mais c’est beaucoup moins spacieux que je ne l’imaginais ! Je me fais un peu écrabouiller ici. Hum oh, comment je fais pour continuer à descendre ? Ah, je vois. Les muscles des parois de l’œsophage de cet humain se resserrent derrière moi et s’ouvrent devant moi. C’est un processus appelé péristaltisme, et c’est ce qui me fait traverser ton système digestif.

Encore quelques secondes de plus, et nous sommes arrivés au bout du tunnel. Ici, il y a un muscle qui s’ouvre pour laisser la nourriture pénétrer dans l’estomac et l’empêcher de revenir dans l’œsophage. C’est un peu comme une douane à sens unique. Je ne suis qu’un touriste, laisse-moi entrer !

Yes ! J’ai traversé la valve et pénétré dans l’estomac. On dirait un sac tu vois et... laisse-moi voir ces drôles de murs. Wow, il est solide dit donc — il est tout musclé. Je ne suis pas surpris, en fait. L’estomac reçoit, mélange et broie la nourriture en bouillie, donc il doit être assez fort. Honnêtement , ça n’a pas l’air trop... oh mon Dieu, qu’est-ce que c’est ? Ça brûle horriblement ! Oh, oh, oh, c’est chaud ! Je dois me débarrasser de cet acide gastrique ou je vais me transformer en liquide ou en pâté comme le sandwich à la dinde là-bas !

C’est bon, je suis venu bien préparé ! J’ai apporté ce petit appareil très pratique qui me gardera dans une bulle protectrice. D’habitude, tes aliments n’ont pas ça, mais moi... j’ai de l’expérience tu sais. C’est classé top secret. Je n’ai qu’à appuyer sur ce bouton... Voilà, maintenant je peux continuer à te parler tranquillement tout le long du chemin au lieu de me transformer en gelée de raisin. Prochain arrêt : l’intestin grêle !

Cet organe super long, en forme de serpent enroulé, est composé de 3 sections. Quand je dis super long, je n’exagère pas tu vois... Si tu l’étalais (ce que je ne te recommande pas de faire parce que tu as besoin de le garder bien enroulé.... et à l’intérieur de toi...), tu aurais un tube qui fait plus de 6 mètres de long ! Ouais, c’est aussi grand qu’une girafe... et ça tient en entier dans tes entrailles ! Incroyable.

Je dois dire qu’il fait plutôt chaud ici. J’ai presque l’impression d’être dans une station balnéaire tropicale, sauf que je suis dans un océan de... bile ! Oh oui, t’inquiète, je suis toujours protégé par ma petite bulle, pas de soucis ! La bile est cruciale pour digérer les graisses et éliminer tous les déchets de ton sang, alors tu dois être reconnaissant envers ton foie, qui la produit. Ton pancréas aide également à ce processus avec quelques bonnes enzymes. Et ce truc là-bas qui ressemble à une poire, c’est la vésicule biliaire. Elle est située sous le foie et se charge de garder la bile jusqu’au bon moment.

Mec, cette chose est vraiment bien enroulée, hein ? J’ai des vertiges à cause des virages. Mais pas de retour en arrière maintenant — ces parois intestinales qui se contractent, me poussent toujours vers l’avant. On dirait que je suis déjà dans la dernière section de l’intestin grêle et que je passe à l’étape suivante de mon voyage — le gros intestin !

Aussi connu sous le nom de côlon, c’est un tube fait avec des muscles, qui mesure de 1,5 à 2 m. Attends une seconde. Chut. Tu entends ça ? Je ne suis pas tout seul ici. Je suis encerclé. Quelque chose s’approche. C’est... C’est... une bactérie ! Oh, il y en a des tonnes ici ! Ce type est malade et a une sorte de parasite intestinal ou quoi ? Non, c’est normal ! Tes intestins ont besoin de bonnes bactéries pour les aider à décomposer les aliments, les vitamines et les nutriments afin que ton corps puisse les utiliser. Quoi de neuf, les gars ?


C’est quoi, ce petit truc, là-bas, à l’entrée ? Ah, ça doit être l’appendice. Il ne fait pas grand-chose à part abriter les bactéries dont l’intestin pourrait avoir besoin. Il possède aussi des tissus qui sont utiles pour ton système immunitaire. Mais c’est surtout une petite chose inutile, donc les gens peuvent encore se passer. Si ton appendice s’enflamme, un médecin te l’enlèvera ! Vraiment ! Ici en tous cas, on dirait que ce type a toujours le sien. Tant mieux pour lui !

De toute façon, nous sommes maintenant dans le gros intestin, et je suis content qu’il y ait un peu plus d’espace ici. Si je n’avais pas avec moi ma bulle de protection top secrète, je ne serais plus à l’heure actuelle qu’une bouillie jaunâtre et liquide. À mesure que ces contractions musculaires me poussent à travers le côlon, toute mon eau est aspirée hors de moi. Ma forme finale : les selles. Ouaip, caca, popo, Numéro 2, quel que soit le nom que tu lui donnes, tout ça se produit dans le gros intestin.

Il y a encore plein de bactéries partout. Elles travaillent dur, hein ? Eh bien, il ne peut pas y en avoir trop ou trop peu, sinon tu aurais des problèmes digestifs comme par exemple des intolérances alimentaires. Elles jouent également un rôle majeur dans ton immunité, et c’est pourquoi tu en as des milliards dans ton intestin. Continuez comme ça, les gars !

Je continue mon chemin vers le côlon à gauche. Lorsqu’il est trop plein de selles, il décide de tout vider dans le rectum parce qu’il ne peut pas le garder tout seul. Il faut habituellement environ 36 heures pour que ce qui reste de ta nourriture (plus grand-chose maintenant, c’est juste des déchets) arrive jusqu’à ce point. Moi, j’ai accéléré ce voyage parce que j’ai d’autres choses à faire. Allons au rectum, alors. C’est parti mon kiki !

Le rectum est une chambre droite d’environ 20 cm de long. Il a des capteurs spéciaux, comme celui-ci ou celui-là, qui te permettent de savoir quand il y a quelque chose dont tu devrais heu... te débarrasser. Ils envoient un signal au cerveau quand les selles ou les gaz veulent sortir. C’est à peu près à ce moment-là que cette idée surgit dans ton cerveau : “Oh, je dois aller aux toilettes !”

Si le moment te convient (c’est-à-dire si tu trouves des toilettes), les sphincters se détendent, et voilà ! Tes scelles trouvent leur sortie. Au revoir, la pizza du petit-déjeuner d’hier ! Quoi ? Personne d’autre ici ne mange de pizza froide pour son petit-déjeuner ? D’accord, alors fais-moi savoir dans les commentaires à quoi ressemble ton petit déjeuner de tous les jours ! Quoi qu’il en soit, quand le moment n’est pas encore venu de relâcher les selles, tes sphincters se contractent. Ces capteurs situés dans le rectum aident aussi à faire disparaître l’envie de libérer son contenu pendant un certain temps.

Tu devrais être heureux que ton rectum et tes sphincters travaillent dur pour garder les choses à l’intérieur quand ce n’est pas le bon moment. Comme quand tu conduis pour aller au travail, à un rendez-vous, faire des courses, dormir ! Mais lorsque tu ne peux plus résister à l’envie, le sphincter externe te donne quelques minutes de plus soit juste le temps qu’il te faut jusqu’à ce que tu arrives jusqu’aux toilettes !

Je ne sais pas si mon humain est prêt, mais moi, j’aimerais vraiment y aller maintenant. Peut-être que je peux brancher ces capteurs pour m’échapper. Oh ouais, ce type est au travail, n’est-ce pas ? Hum, ça va être gênant alors... Bien sûr, la nourriture normale ne quitte pas ton corps d’une manière aussi gracieuse que moi. Tu ne reconnaîtrais même pas ce qui était quoi ! Mais moi, Raymond le raisin, j’ai encore des choses importantes à faire, alors, mon gars, allons aux toilettes ! Je me casse d’ici ! Byeee !

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