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Les enfants et les parents des familles nombreuses ont raconté ce que c’est et si cela vaut le coup

Le sociologue Steve Martin de l’Université du Maryland a révélé qu’une femme de 35 à 44 ans sur trois, a deux ou parfois trois enfants. Et si on considérait avant qu’il s’agissait surtout des femmes sans emploi qui fondaient des familles nombreuses, aujourd’hui la situation est différente. Le même spécialiste a constaté que presque toutes les femmes de plus de 30 ans, qui ont obtenu un diplôme et réussi une vie professionnelle, sont mères de deux ou trois enfants.

Sympa s’est posé la question : comment vit-on dans une grande famille ? Nous avons pris en compte les témoignages des enfants, ainsi que des parents.

  • Je suis le 14e enfant (on est 17). Nous étions pauvres, mais on avait toujours de quoi manger, car nous habitions une ferme laitière. On considérait une fête excellente, si on nous offrait des chaussettes, des sous-vêtements ou une orange. Et avec un peu de chance, c’était parfois des jouets. Pour nos anniversaires, nous étions heureux de recevoir juste un gâteau (les cadeaux n’étaient pas prévus). Mais dans une grande famille, tu as toujours avec qui jouer. Ainsi, nous jouions au basket-ball, à chat, au “Monopoly” et à plein d’autres jeux. Un autre avantage consiste en ce que les frères et sœurs aînés peuvent emmener les plus jeunes à l’école, à un centre d’activités ou à une fête. © Joe Homan / quora

  • Nous avons quatre enfants : deux filles et deux garçons. Vous vous rappelez le visage joyeux de Kevin de Maman, j’ai raté l’avion ! lorsque tous les siens sont partis et qu’il est resté seul ? Voilà ce que nous ressentons quand tous les enfants s’en vont à l’école. Quand le bus scolaire est venu les chercher pour la toute première fois, mon mari courait dans la maison en sous-vêtements, fou de joie, et lançait toutes les injures dont il se souvenait. © Cristen Musch / quora

  • Je suis l’aînée des six enfants. La différence d’âge avec le plus jeune de la fratrie fait 22 ans. Je n’avais pas d’espace personnel ni de temps pour moi. J’étais toujours responsable et coupable quand quelque chose n’allait pas. Mon frère qui est né quand j’avais 14 ans était complètement à ma charge. Il m’appelait “nounou-maman” au lieu de prononcer mon nom. À 18 ans, je me suis mariée pour fuir à ça. J’ai deux enfants, ils ont le même âge que mes dernières sœurs. Je n’ai pas pris en grippe les enfants, j’aime mes cadets, j’attends qu’ils viennent me voir, nous nous appelons et nous nous parlons souvent. Or, pour ma propre famille j’ai imposé la limite : deux bambins et c’est tout. Je vis aujourd’hui à 1 000 km de mes parents, je vois ma mère deux fois par an, je lui téléphone une fois par mois. © Urbano / pikabu

  • J’ai trois enfants et c’est comme jongler : à un moment donné, tu laisses tomber une des “balles” et tu ne sais plus où elle est. Il y a quelques années de différence entre mes gamins. Et alors que l’un va au lycée, un autre est à l’école maternelle. Les établissements sont situés aux différents bouts de la ville. Depuis des années, je vis le même calvaire matinal pour les y amener à l’heure. © finnerpeace / pikabu

  • Il y a sept enfants dans notre famille. Mes parents sont très gentils et ils sont partisans de l’éducation traditionnelle : l’aîné est le premier assistant et la main droite, et la fille remplace presque la mère. C’est comme ça que je suis devenue l’assistante principale et la nounou. Durant mon enfance et adolescence, je ne suis jamais sortie seule : j’étais obligée d’emmener un frère ou une sœur, ou toute la fratrie à la fois et la promenade se transformait vite en enfer. En plus, je devais faire la cuisine, le ménage, aider avec les devoirs, mais la chose la plus stressante était la responsabilité. Le frère n’a pas rangé ses affaires alors que les parents faisaient les courses ? La faute était à moi. Où est-ce que je veux en venir ? Mes copines ont depuis longtemps des enfants, et je leur donne à toutes le même conseil : ne privez pas vos gamins d’enfance. © VysAS / pikabu

  • Avec l’arrivée du troisième bébé, j’ai appris à ignorer beaucoup de choses. Ainsi, j’aime beaucoup quand c’est propre chez moi. Mais les derniers temps, je n’ai tout simplement pas la force de faire le ménage, car le soir je me sens complètement épuisée. La seule chose que je puisse faire est de prendre un bain et de boire un petit verre ou deux. Quand les enfants font trop de bruit, je sors dehors et je respire de l’air frais. © unknown author / reddit

  • Dans notre famille, il y a trois enfants. Avec notre premier bébé, nous jetions les aliments qu’il laissait tomber par terre. Avec le deuxième, nous les nettoyions soigneusement avant de les lui rendre. Maintenant, nous laissons les enfants manger à même le sol. © Andrew Weill / quora

  • J’ai trois frères aînés et deux cadets, et aussi une petite sœur. Nous n’avons jamais eu suffisamment de nourriture et d’espace personnel. Alors que nous étions sept, il y avait seulement cinq pièces dans la maison. La X-box et la télé étaient constamment occupées. La maison et la voiture étaient toujours sales. Il y avait toujours quelqu’un qui pleurait, jurait ou criait. Ce n’était que la nuit qu’on pouvait profiter du silence. Bien évidemment, il y avait des avantages : personne ne s’ennuyait. En plus, si tu avais besoin d’un conseil, tous les autres étaient prêts à t’aider. Et puis, tu étais rarement la cible d’une agression, parce que toute la fratrie était là pour te défendre. © Lu Bryant / quora

  • Pour notre famille, le problème est un peu différent. J’appelle mon épouse “maman” en présence de nos enfants (nous en avons trois, et ils sont donc toujours présents). Et quand les grands-mères viennent nous voir, je les appelle aussi “mamans”. C’est très bizarre d’avoir trois femmes dans la maison, et dont chacune réagit à “maman”. © Matthew Bates / quora

  • J’ai trois enfants. La différence entre le deuxième et le troisième est énorme. Nous avons sous-estimé le nombre de problèmes associés au troisième bébé lorsque nous avons fait ce choix. Cette décision a été une folie. Bien sûr que j’aime mes enfants, mais je les déteste en même temps, surtout quand j’ai besoin de me reposer un peu, et qu’ils ne me laissent pas ce luxe. © SuchAGoodTalker / reddit

  • On est huit dans ma famille. J’ai remarqué que dans les familles comme la mienne, le lien entre les parents et les enfants est très faible. Cela ressort surtout lorsque je regarde les autres parents et leurs bambins faire des choses ensemble : voyager ou jouer. Dans notre famille, l’ordre vient avant la relation. Par contre, des liens étroits s’établissent généralement entre les frères et les sœurs : je peux tout leur avouer et leur demander conseil, comme à mes meilleurs amis. © Mark Krudy / quora

  • Mes jumeaux avaient quatre ans quand j’ai découvert que j’étais à nouveau enceinte. J’ai pleuré parce que je venais juste de jeter l’éponge sur les problèmes associés aux petits enfants et je ne voulais pas les vivre à nouveau. Mes enfants ont actuellement 4 et 8 ans, et ma vie devient plus plaisante. Je sens que plus mes enfants sont grands, plus je suis heureuse. Je pense que beaucoup de mamans ressentent la même chose, mais n’osent pas l’avouer. © woahzelda / reddit

  • J’ai trois frères, quatre sœurs, un demi-frère et des neveux jumeaux. Comme je suis la plus jeune, j’ai toujours porté les vêtements de mes aînées. Mais cela ne me dérangeait pas trop : j’étais à l’aise dans leurs tenues. Parfois, je confondais mes grandes sœurs avec ma mère. Ce qui est dommage, quand même, c’est que personne de la fratrie n’ait pu bénéficier d’une aide financière pour entrer dans une université, parce que nos parents n’avaient pas de moyens. © Haley Marcum / quora

  • Je suis la deuxième dans une fratrie de neuf enfants. Grandir dans une telle famille était joyeux : nous jouions pendant des heures et nous ne nous ennuyions jamais. Cependant, quand j’étais adolescente, pas mal de choses m’agaçaient : il y avait trop de bruit, il était impossible de rester seule, et parfois il était difficile de tout simplement m’endormir. Évidemment, je n’avais pas de chambre à moi et ça compliquait les choses. Et dès que j’achetais une sucrerie, les autres venaient en courant me demander un morceau. Nous n’étions pas pauvres, mais nous n’avions pas assez d’argent pour nous payer des produits en dehors de la liste des courses. Ainsi, mes camarades de classe achetaient leurs déjeuners, alors que je me contentais de manger la nourriture que j’apportais de la maison. © unknown author / quora

  • Je suis le plus jeune de 12 enfants. À environ 7 ans, j’ai appris à repriser les chaussettes, car j’avais les vêtements que mes frères aînés avaient déjà portés. En guise de cadeaux pour les anniversaires, nous avions le droit de choisir ce que tout le monde mangerait pour le dîner. Et si nous nous plaignions de la mauvaise alimentation ou de l’état de notre logement, les parents nous expliquaient longuement que leur vie était très dure. © Eiichi Kitagawa / quora

Et toi, dans quelle famille as-tu grandi, petite ou nombreuse ? N’hésite pas à partager dans les commentaires les photos de tes proches aux moments de bonheur. Plein de “J’aime” garantis !

Photo de couverture Joe Homan / quora