7 Indices qui trahissent le niveau de notre aisance matérielle pendant l’enfance

L’environnement dans lequel grandit l’enfant influence en quelque sorte son avenir. Cela se remarque particulièrement chez les personnes issues de familles avec des difficultés financières. Le voisinage, les camarades de classe et même l’environnement écologique de l’endroit où on passe notre enfance conditionnent en fin de compte notre personnalité : sera-t-on prêt à enchainer les échecs ou deviendra-t-on quelqu’un qui réussit tout ?

Chez Sympa, nous souhaitons aujourd’hui partager avec toi nos découvertes concernant les traits de caractère et les habitudes qui distinguent les personnes qui ont grandi dans une famille à budget serré de celles qui sont la progéniture de parents aisés.

Elles ont parfois du mal à se contrôler et peuvent commettre des actes impulsifs

Les personnes qui ont eu des privations durant leur enfance sont plus susceptibles de succomber à des tentations momentanées. Elles vont acheter un tas d’articles inutiles pendant les soldes, et lorsqu’elles décident de suivre un régime, ce dernier risque d’être soudainement interrompu et compensé par une montagne de friandises.

  • Je suis une accro du shopping. Chaque jour, je passe plusieurs commandes dans des boutiques en ligne. Je ne parle même pas d’AliExpress, c’est une horreur : 10 à 15 commandes par jour ! Parfois, je donne ou je revends certains des articles que j’achète, mais le plus souvent, je les entasse tout simplement. J’ai plus de 200 paires de chaussures, une quantité irréaliste de vêtements (des cartons énormes dans le grenier), plus d’une centaine de sacs de marque, des tonnes de produits cosmétiques... Tout a commencé quand, après ma jeunesse dans le besoin, j’ai réussi à décrocher un bon boulot avec un bon salaire. Cette envie d’acheter me passe seulement quand je tombe amoureuse. Cela doit être une sorte de maladie. © Podslushano / Ideer
  • Lorsque je me sens triste, je vais faire du shopping. Et ensuite, je passe en revue toutes mes nouvelles acquisitions, toujours aussi triste, mais en plus, avec mon compte bancaire dans le rouge. © mdmarylin / Twitter

Elles se contentent de peu de choses

Les personnes qui ont grandi dans une famille aux revenus modestes se contentent de peu dans la vie quotidienne. Elles sont capables de pousser ce trait à l’extrême : par exemple, porter les mêmes chaussures pendant des années jusqu’à ce qu’elles tombent en miettes, passer les vacances toujours au même endroit au lieu de chercher de la nouveauté et d’élargir leurs horizons. Elles se font rarement plaisir et se privent souvent de distractions.

  • Un jour, j’ai vu ma tante bien-aimée attraper une boîte d’asperges dans un rayon de supermarché, la regarder... et la remettre à sa place. Les asperges coûtaient trois dollars, et elle avait une pension de retraite confortable et 650 000 dollars sur son compte en banque. Mais, ayant grandi à l’époque de la Grande Dépression, elle ne pouvait pas se permettre de payer trois dollars pour une boîte d’asperges. © Jim Sadler / Quora
  • Je suis née et j’ai grandi dans une famille qui était tout le temps dans le besoin. J’ai commencé à travailler à l’âge de 14 ans. Je passais mon temps à économiser. Et même si aujourd’hui ma situation financière est confortable, je n’arrive pas à me mettre à acheter de bonnes choses, côté vêtements ou alimentation. Mon cerveau est programmé pour mettre de côté. © Podslushano / Ideer

Elles se montrent hésitantes face à un problème difficile

Le stress provoqué par le manque de moyens matériels peut entrainer une altération de la mémoire à court terme chez les enfants par rapport à leurs camarades qui viennent de familles aisées. De plus, les adultes qui ont grandi dans des conditions financières difficiles retiennent moins bien l’information, abandonnent souvent face à un problème et ont un sentiment d’impuissance.

  • Je ne me suis rendu compte que nous étions dans le besoin qu’au lycée, car il n’y avait pas beaucoup d’adolescents de familles aisées en primaire. Une fois, nous avons échappé de justesse à l’expulsion de la maison. Quand j’ai commencé mes études à l’université, j’ai été choqué par les différences entre les étudiants riches et pauvres, et cela a affecté ma vie sociale. Pendant que les autres s’amusaient, je restais sur la touche. Non seulement parce que je n’avais pas l’habitude de me permettre quelque chose, mais aussi parce que j’avais peur de tout perdre. Maintenant je suis marié. Ma femme et moi avons une situation matérielle très confortable. Nous ne dépendons pas des aides de l’État (contrairement à ce que j’ai vécu dans l’enfance), mais je vis toujours dans la crainte de me retrouver dans les même conditions que lorsque j’étais gamin. © Jason Lewis / Quora

Souvent, elles se fient au destin au lieu de chercher une solution elles-mêmes

Non seulement les jeunes, mais aussi les personnes âgées, sont plus susceptibles de prendre des risques et de se lancer dans des aventures si elles passent leur enfance dans des conditions financières difficiles. Souvent, elles ne savent pas épargner ni planifier leur avenir, et veulent plutôt tout obtenir de suite.

  • Le compagnon de mon amie rêve de devenir riche. Et il faut que ce soit là, tout de suite : trouver un portefeuille, gagner au loto ou mettre la main sur l’héritage d’un proche. Lorsqu’il sort de chez lui, il examine son environnement à la recherche d’indices importants. Un jour, son regard est tombé sur une sacoche par terre. La centaine de mètres qui le séparait de l’objet a été fait à la vitesse d’un sprinteur de haut niveau ; il a dû déjà dépenser dans sa tête toute la richesse qu’il avait imaginé à l’intérieur. Il a pris la trouvaille dans ses mains en supposant à voix haute la somme d’argent qu’elle contenait. Mais lorsqu’il l’a ouverte, il n’y a trouvé qu’un livre. © Podslushano / Ideer
  • L’ironie de ma vie est que pendant que tout le monde rêve d’une marraine millionnaire à l’étranger, j’ai un parrain incroyablement riche en Espagne. La dernière fois que j’ai entendu parler de lui, c’était il y a 15 ans, lorsqu’il a contacté ma mère sur Skype par erreur pour lui demander comment allait son petit garçon (en parlant de moi qui suis une fille). © iamh***cat / Twitter

Elles préfèrent la réalité virtuelle au monde qui les entoure

Moins une personne a de l’argent, plus elle fuit la vie réelle et passe du temps à regarder des séries télévisées, des films et des émissions. Par exemple, les adolescents issus de familles modestes passent près de deux heures par jour de plus devant leurs smartphones et tablettes que ceux des familles aisées. Mais la principale différence réside dans la nature des recherches que font les jeunes sur internet : les enfants de parents aisés sont plus susceptibles de l’utiliser pour trouver des informations et lire les actualités, tandis que les adolescents issus de familles à faible revenu préfèrent jouer à des jeux vidéo et discuter.

Quant aux adultes, de nombreuses personnes à l’aise financièrement jouent aux jeux vidéo, mais pas plus d’une dizaine d’heures par semaine. Et le nombre d’heures passées devant l’écran est inversement proportionnel aux revenus : par exemple, les personnes qui gagnent entre 400 000 et 500 000 euros par an ne consacrent pas plus de 2,2 heures par semaine aux jeux vidéo.

Quant aux millionnaires, ils passent beaucoup plus de temps à tenir un livre que leur manette de jeu. Bill Gates, par exemple, lit environ 50 livres par an.

Elles cherchent à communiquer et font preuve d’empathie

Lorsqu’elles rencontrent des inconnus, les personnes issues de familles modestes maintiennent volontiers un contact visuel, elles sourient et sont expressives. Elles reconnaissent facilement les émotions de l’autre et ont tendance à être plus empathiques. Au contraire, celles qui ont grandi dans une famille aisée sont reconnues lors d’un entretien ou d’une conférence comme de mauvais communicants ; elles vont tantôt s’agiter sans raison, tantôt se figer complètement derrière sa tablette ou son calepin. Se sentant indépendantes des autres, ces personnes ne s’encombrent pas avec des contacts sociaux inutiles et prêtent plus attention aux choses qu’aux personnes.

  • Je ne pense pas que le fait d’avoir grandi dans une famille modeste m’ait affecté d’une manière négative. J’apprécie les gens plus que les choses. Je cherche à être créative et à apprendre à faire les choses moi-même au lieu de dépenser de l’argent pour le travail de quelqu’un d’autre. Je sais m’amuser sans dépenser beaucoup. Aussi, je pense que je suis devenue plus sociable et moins conflictuelle parce que je suis obligée de me fier à l’expérience des autres. Je suis aussi plus compatissante envers les personnes ayant des difficultés financières. © Alona Cortes / Quora

Elles montrent une certaine sagesse dans leurs relations

Bien que les conflits financiers soient l’une des principales raisons des ruptures dans un couple, les personnes vraiment aisées sont beaucoup moins douées pour construire une relation vraiment heureuse. Beaucoup d’entre elles ne sont pas capables de faire des compromis, se remettre en question et ont tendance à accuser sans cesse leur moitié. Les personnes issues de familles modestes sont plus empathiques et souples dans leurs relations. Elles ont plus de chances de fonder des liens familiaux heureux.

  • Je suis psychologue et j’ai une patiente avec une magnifique chevelure rousse, belle comme le jour. Elle se plaint que les hommes la fuient comme la peste. Elle occupe un poste important, mais ce qu’elle voudrait est fonder une famille ; elle cherche son âme sœur au travail et parmi ses amis, mais n’a pas encore eu la chance de la trouver. Au bout d’un quart d’heure de discussion avec elle, j’ai compris que ma patiente avait l’habitude d’appeler elle-même le “candidat” lui proposant dans un ton assez catégorique de sortir avec elle. Puis elle le bombardait de questions, ce qui faisait que le rendez-vous prenait l’allure d’un interrogatoire, au cours duquel l’homme n’avait pas le temps de poser une seule question ni même de changer de sujet. Suite à quoi, le malheureux candidat disparaissait de l’horizon et ne répondait plus aux avances de cette dame. © LostShadow / Pikabu

De quel milieu viens-tu ? Quelles valeurs tes parents t’ont-ils inculquées ?

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