“Tout le monde a peur de quelque chose” : un texte sur la nécessité d’accepter ses peurs pour pouvoir les maîtriser

Un psychologue de 40 ans avait peur de manger des œufs. Qu’ils soient brouillés ou sur le plat, il ne supportait même pas leur odeur. Comme il a pris du poids avec l’âge, il est allé consulter un diététicien qui lui a recommandé de prendre des œufs au petit déjeuner, car ils sont nutritifs, mais peu caloriques. Au supermarché, l’homme est arrivé devant des boîtes d’œufs et a immédiatement senti son anxiété et sa gêne augmenter progressivement. Il est retourné mentalement dans le passé...

C’est arrivé quand il n’avait que cinq ans. C’était un matin comme tous les autres. Son père réparait son vélo, sa mère préparait le petit déjeuner, et il y avait une forte odeur d’omelette partout dans la maison. Les assiettes de pain frais, de tomates jaunes et de cornichons appétissants étaient déjà sur la table. Il faisait chaud ce jour-là, et les fenêtres étaient grandes ouvertes. Soudainement, le garçon a entendu une trompette et un trombone jouer une mélodie très triste et déprimante. Il a placé une chaise sous la fenêtre, est monté, a regardé dehors et a vu une procession funéraire. Depuis lors, l’odeur des œufs lui fait ressentir à chaque fois une angoisse croissante.

Mon amie est tombée enceinte sans le vouloir. Elle prenait fidèlement des pilules spéciales, mais elle faisait partie des 1 % de femmes pour qui ces contraceptifs étaient inefficaces. Elle m’a appelée et a prononcé avec déception : “Je le savais ! Ce que je redoute, c’est ce qui m’arrive toujours !”

Quand ma sœur était petite, elle a entendu des adultes discuter et a mémorisé une de leurs phrases : “Il se noierait dans un verre d’eau”. Et après cela, elle a refusé d’utiliser un verre pendant un certain temps et n’a bu que dans des assiettes. Pendant un orage, notre grand-mère se cachait dans le placard, parce qu’une fois, elle avait vu une foudre en boule tuer un chien. Une de mes amies avait tellement peur des bactéries qu’elle se lavait les mains jusqu’à abîmer sa peau.

On peut donc conclure que tout le monde a peur de quelque chose : des attaques cérébrales, des courants d’air, des serpents, du licenciement, de rester incompris, d’être empoisonné, de vieillir, de perdre la raison... et bien sûr, de quitter ce monde.

L’autre jour, on m’a raconté une parabole que je n’oublierai jamais. Un homme a demandé au Grand Sage de l’aider à se libérer de ses craintes, car il avait peur littéralement de tout : de manger du poulet, de dormir sur le côté droit, de respirer, de regarder un feu, de marcher dans des ruelles sombres... Il évitait même de nager dans les étangs, de boire quelque chose d’acide, de faire la queue, de toucher une vitre. Alors, le Sage a conduit l’homme dans une chambre au fond de sa maison et lui a donné du pain moelleux et des friandises. Le peureux a bien mangé, a ouvert la porte pour partir et a vu un tigre se balader dans la maison. L’homme a dû se cacher et attendre que la bête s’endorme. Dans une autre pièce, il a vu un loup. Le pauvre homme tremblait de peur et ne savait pas comment passer devant lui. Puis il a découvert un peu de pâte sucrée dans sa poche et a pu détourner l’attention du prédateur. Un cobra royal attendait l’homme dans la troisième pièce. Ce dernier était si fatigué de tout craindre, qu’il a pris une épée accrochée au mur et a tué le serpent sans hésiter. À ce moment-là, le Sage est apparu et a dit :

“Tu comprends maintenant que tes peurs te guettent à chaque pas. Quand tu réussis à vaincre l’une d’elles, une autre surgit immédiatement. Certaines peurs doivent être apaisées, d’autres peuvent être maîtrisées. Mais il y a celles qu’il faut tout simplement ‘tuer’ sans pitié !”

Connais-tu des astuces efficaces pour vaincre ses peurs ? N’hésite pas à les partager avec nous dans les commentaires ci-dessous !

Sympa publie ce texte avec l’autorisation de l’auteur Iryna Govorukha.

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