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Voici une histoire de Noël qui prouve que, dans la vie, il y a toujours de la place pour les miracles et les nouveaux départs

À l’approche de Noël, on devient tous un peu sentimentaux, avec l’envie de vivre des événements hors du commun, de ceux qui font chaud au cœur. La veille du réveillon, regarder un vieux film de Noël ou recevoir un mot gentil d’un passant inconnu sont des choses qui peuvent vraiment nous mettre du baume au cœur. Tout comme cette histoire émouvante découverte sur internet.

Sympa pense vraiment que la période du Noël est l’époque des miracles et des découvertes surprenantes, de celles qui peuvent faire basculer nos vies. Nous voulons partager avec toi une publication de la psychologue et blogueuse Elena Pasternak qui prouve qu’on ne sait jamais quand le bonheur fera irruption dans notre existence.

Nathalie a dépensé l’intégralité de sa prime annuelle, a complètement vidé son compte en banque, s’est même endettée, pour s’acheter une robe en soie rouge à dos nu, des chaussures dorées aux talons si hauts qu’avec, on peut soit rester debout, soit danser — et encore, à condition de s’appuyer sur la main sûre de son partenaire. Elle s’est aussi acheté de la nouvelle lingerie. Elle a mis le reste de côté pour se faire couper les cheveux chez le coiffeur le plus branché de la ville (prise de rendez-vous six mois d’avance), elle a troqué ses lunettes contre des lentilles et a acheté un cadeau spécial pour Lui.

Mais c’était quelqu’un qui valait vraiment la peine que l’on fasse des folies pour lui. Ils avaient fait connaissance il y a un an, lors d’une conférence. Pour le moment, bien sûr, ils n’étaient encore que des amis. Mais elle ne pouvait pas oublier la manière dont il lui avait pris la main à l’aéroport, son regard brûlant et comment il lui avait embrasé le cou avec son souffle, en déposant un chaste baiser sur sa joue. Pendant un an, ils avaient chatté sur les réseaux sociaux. Elle savait tout de lui. Ce qu’il mangeait pour le petit-déjeuner, que son patron était un casse-pieds, qu’il avait de nouvelles tâches au travail, que son meilleur ami s’appelait Dominique et qu’ils étaient inséparables depuis la maternelle. Chaque soir, elle attendait ses messages, comme une lycéenne, rougissait si soudain il lui disait chérie et se sentait triste quand il était pris et ne répondait pas.

C’est lui qui avait proposé de célébrer Noël ensemble. Elle avait accepté sans hésiter. Et avait commencé à mettre de l’argent de côté. Elle devait le marquer, l’impressionner, l’éblouir — elle retournait les synonymes dans sa tête. Il fallait absolument qu’elle serve du champagne, des toasts avec du saumon, des fruits, de petits gâteaux aux baies, de la dinde aux légumes, du foie gras. Elle devait être tellement jolie, assise les jambes bien croisées, qu’en la voyant, il allait tomber à genoux et se rendre compte qu’elle était la seule digne de partager sa vie et de devenir sa muse.

Le jour J était arrivé. Sa coiffure était parfaite et entourait sa tête d’une couronne dorée. Sa robe soulignait sa taille, la rendant incroyablement fine et mettant en valeur sa poitrine. Ses jambes semblaient infiniment longues, et dès qu’elle se tournait, la fente les laissait entrevoir.

La dinde juteuse avait l’air exquise, la table était impeccablement dressée, les couverts brillaient comme des boules de Noël, une bouteille de champagne refroidissait dans le frigo. Et elle a pensé tout à coup qu’une seule bouteille n’allait pas suffire. Ils allaient en consommer une pendant le dîner en échangeant les vœux et les cadeaux. Et une deuxième serait nécessaire ensuite, avec une musique romantique, pour reprendre leur respiration après des baisers passionnés, comme dans des films.

Son invité devait arriver dans une demi-heure. Pour un aller-retour rapide au supermarché, il fallait 25 minutes, à condition de ne pas faire trop la queue. Alors elle est sortie en courant de son appartement, ne mettant que son manteau. La porte s’est refermée et... Les clés, le téléphone, le porte-monnaie, tout était resté sur l’étagère dans le couloir. Son univers s’est alors effondré.

La voisine avait mis du temps à ouvrir. Faisait-elle semblant de ne pas entendre ou n’avait-elle pas entendu pour de vrai ? Peu importe : elle avait fini par entrer et ensemble, elles avaient appelé tous les serruriers repérés dans l’annuaire téléphonique mais aucun n’avait répondu. Nathalie se tenait contre sa porte et écoutait son téléphone sonner. Peu après, le copain de sa voisine était arrivé, et cette dernière avait dit au revoir à Nathalie en lui souhaitant un bon réveillon et avait refermé sa porte. La jeune femme était restée seule sur le palier. Quelque part là-bas, dans cette ville inconnue, un homme grelottait sans pouvoir la joindre. Pourquoi n’avait-elle pas pensé à lui donner son adresse ? Elle n’avait donné que la station de métro et lui avait dit de l’appeler pour qu’elle le guide ensuite.

Soudain, elle a eu une idée ! Nathalie a frappé à une autre porte. Personne n’a ouvert. Puis à encore une. Silence. Elle a monté un étage. Une cinquième tentative et un jeune est venu lui ouvrir. “Oui, bien sûr, pas de soucis, entrez. L’ordinateur est dans le salon.” Dans la pièce sombre, allumée par quelques bougies, il y avait plusieurs gars d’apparence athlétique. Un jeune homme jouait de la guitare et chantait, les autres discutaient avec animation, mais quand Nathalie est entrée, les conversations se sont arrêtées net.

Le propriétaire a allumé son ordinateur, Nathalie a écrit son login et s’est rendu compte qu’elle ne se souvenait pas de son mot de passe. C’était trop pour elle. Elle a éclaté en sanglots. Elle a couru hors de l’appartement, mais le gars l’a suivie. “Attendez, restez avec nous, c’est le réveillon, vous allez faire quoi en pantoufles dans cette robe somptueuse ? Demain, il fera jour.” — “Je ne peux pas attendre demain, a crié Nathalie, demain, tout sera fini, et moi, cela fait un an que je l’attends.” — “Ah bon, OK, alors si cela fait un an, on va y aller tout de suite.”

Le gars est revenu une minute plus tard avec un coffre rempli d’outils.
— On va s’occuper de votre porte. Ne pensez pas que je sois un cambrioleur, je suis ingénieur.
— Je ne pense rien du tout.

Nathalie a souri. Pendant que son voisin s’occupait de la porte, ils ont parlé de films, de musique et de livres, et ont failli se disputer pour savoir qui était le plus cool, Werber ou Houellebecq. Enfin, la serrure a cédé. Nathalie a couru dans son appartement et a composé le numéro tant convoité. Il faisait déjà nuit et son portable affichait 48 appels manqués. Personne n’a répondu. Il n’y avait personne non plus sur le palier. Elle a encore essayé plusieurs fois, mais personne n’a répondu. Nathalie a enlevé sa robe, s’est démaquillée et s’est effondrée sur son lit avec ses nouveaux draps en soie.

Un appel l’a réveillée le matin. Elle a attrapé le téléphone : “Allô, je suis tellement désolée, j’ai eu... Ah oui, OK, bien sûr, je t’attends, viens.”

Une heure plus tard, on a sonné à la porte. C’était Lui. Et à côté, une fille blonde, très mince, avec des lunettes et un jean.

— Je te présente mon amie d’enfance, Dominique. J’ai voulu te faire une surprise et je l’ai emmenée pour que vous fassiez connaissance. Hier, nous errions dans cette ville inconnue à ta recherche, mais elle ne s’est pas plainte une seule fois. Finalement, nous avons passé le réveillon près d’un arbre de Noël et nous avons décidé de nous marier. Tu es évidemment invitée !

— Oh. Entrez.

Pendant que les invités s’attaquaient aux plats froids et aux sandwichs devenus secs, Nathalie était assise près de la fenêtre dans sa chambre et comptait les flocons de neige. Elle avait réussi à adopter une expression amicale et était finalement allée les rejoindre. Trois jours plus tard, elle les avait enfin accompagnés à la gare.

Au bout d’une semaine, elle est montée à l’étage de dessus et a tendu une boîte de chocolats à son sauveur de serrurier improvisé.

— Je m’appelle Nathalie, nous nous sommes disputés à cause de Bernard Werber, mais nous n’avons même pas fait connaissance.
— Tu plaisantes ? Tu m’as vraiment oublié ? J’étais dans ta classe au collège. Je me demandais si tu m’avais reconnu. Je vois que non.
— Victor ? Dis donc ! Tu as vraiment beaucoup changé ! En bien, ahaha !
— Et ton invité va bien ?
— Il est parti avec sa fiancée. Et moi, je l’ai attendu toute l’année.
— Une année, ce n’est rien. Je t’attends depuis qu’on était en sixième.

Personne n’a besoin de chercher qui que ce soit. L’homme de ta vie te trouvera. Il se peut qu’il t’attende à l’étage de dessus, ou qu’il ait déjà réservé une place à côté de toi dans le train, ou qu’il n’ait pas bien lacé ses chaussures pour trébucher en passant à côté de toi. Je crois au destin, il sait mieux que nous dans quelle rue tu dois tourner pour trouver le sens de ta vie.

Et toi, es-tu d’accord avec l’auteure ? Penses-tu que le destin existe ou que nous sommes les seuls à créer notre propre histoire ? N’hésite pas à donner ton avis dans les commentaires !

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