Ma belle-mère a essayé de me virer de la famille, mais son plan a échoué

Éducation
Il y a 3 mois

Lorsque Vincent et moi sortions ensemble, sa mère me tolérait avec un sourire crispé. Lorsque nous nous sommes mariés et que nous avons commencé à vivre dans sa maison, elle est devenue folle. En un an, ma belle-mère avait fait de ma vie un enfer, mais elle ne se doutait pas que le boomerang lui reviendrait en pleine figure.

Je vais raconter cette histoire de la part du personnage principal, ma sœur. À sa demande, les noms des personnages et certains détails ont été modifiés.

Partie 1. Bonjour, je suis votre belle-mère

Madame A. est une femme à la morale stricte, une enseignante à la retraite. Elle adhère au principe selon lequel il n’y a que deux opinions : la sienne et la mauvaise. Le deuxième principe est que son fils mérite ce qu’il y a de mieux. Il a une mère exemplaire : compréhensive, économe, correcte. Bien sûr, il est impossible de trouver une deuxième femme de ce genre, et la belle-fille doit comprendre qu’elle est déjà le numéro 2 et qu’elle aura toujours des efforts à faire.

Lise, la première femme de Vincent, était considérée par sa mère comme une fille indigne. Elle n’a pas étudié à l’université, elle travaillait dans un magasin, portait un maquillage criard, riait de façon dégoûtante et nettoyait mal les toilettes. Lorsque Vincent a divorcé de Lise, Madame A. était heureuse : «j’aurais aimé que mon fils trouve une femme digne de ce nom !» Mais Vincent m’a épousée, moi.

Les souvenirs de la belle-mère ont immédiatement changé. Il s’avère que Lise était une bonne personne. Oui, elle n’avait pas d’éducation, mais elle ne prétendait pas être intelligente ! Elle portait un maquillage vulgaire, mais elle voulait être séduisante aux yeux de son mari, elle n’avait tout simplement pas le sens du style ! Elle aurait pu mieux nettoyer, mais elle n’a pas levé les yeux au ciel quand on lui a demandé poliment, le samedi soir, de laver les vitres et de mettre la table avant l’arrivée des amis de sa belle-mère.

Tout a commencé lors du mariage. Ma belle-mère a commencé à ajuster ma robe en disant : «Lise, c’est mal repassée, il y a les plis». J’ai été déconcertée : «Madame, tout va bien avec la robe. Et je m’appelle Claire.» Ma belle-mère m’a jeté un regard furieux : «Eh bien, tu n’es pas Lise...» Alors qu’elle s’éloignait, j’ai entendu : «C’est dommage.»

Lors du dîner, A. m’a appelée Lise 30 fois. Elle se plaignait bruyamment à sa sœur que sa belle-sœur mangeait beaucoup. Lors de la première danse des mariés, elle m’a écartée et a dansé la valse avec Vincent. Et je n’oublierai jamais son toast : «Ne vous précipitez pas pour avoir des enfants, car c’est une grande responsabilité. Beaucoup de gens divorcent parce que la femme n’est pas prête à être à la fois une mère et une épouse».

Partie 2. Bienvenue en enfer

Nous n’avions pas d’argent pour acheter un appartement et nous sommes donc allés vivre chez mes beaux-parents. La chambre de huit mètres carrés de Vincent est devenue notre pièce commune, la chambre de ses parents a été attribuée à mon beau-père et A. a emménagé dans la grande pièce, qui avait jusque-là servi de salon.

Sur le pas de la porte, ma belle-mère a commencé à me dire où mettre les casseroles et les poêles et comment repasser les rideaux. Puis elle a ajouté : «Change de vêtements, sinon tu vas salir ta robe en faisant la vaisselle». Il s’est avéré qu’avant le dîner de mariage, les parents de Vincent avaient décidé de faire un «vrai repas» à la maison. Ils n’ont pas eu le temps de débarrasser la table, qui était couverte d’assiettes, d’ustensiles et de plateaux sales. «Lave aussi la cuisinière, s’il te plaît. Je faisais frire des beignets et j’ai sali le revêtement», se souvient A., avant d’aller lire un livre et de se coucher.

Au milieu de la nuit, elle est venue chez nous pour compter l’argent qu’on nous avait offert. Elle a immédiatement commencé à réfléchir à ce qu’elle allait acheter avec cet argent. Elle a d’abord opté pour une nouvelle machine à laver : «Tu as apporté une montagne de vêtements ! Je ne comprends pas pourquoi une femme mariée a besoin de tant de robes courtes. Mon Dieu, c’est quelque chose que je ne porterais jamais».

Nous nous sommes réveillés à six heures du matin. A. était venue aérer notre chambre.

Je pensais que c’était mon devoir de faire plaisir à ma belle-mère, la mère de mon homme. Et elle devrait comprendre que je ne suis pas sa rivale. Mais A. n’aimait pas tout ce que je faisais. Dès que j’essayais d’entamer une conversation, elle me coupait la parole. Chaque jour, elle avait jusqu’à dix répliques pour moi, comme :

  • «Qui t’a appris à éplucher les pommes de terre ? Je vais être ruinée si tu les épluches comme ça.»
  • «As-tu repassé le rideau ? Pourquoi n’as-tu pas rangé la planche à repasser ?»
  • «Ne lis pas dans les toilettes, l’électricité n’est pas gratuite.»
  • "J’ai goûté ta soupe, je n’ai pas aimé. Mais tu n’as rien cuisiné d’autre, alors mon mari et moi l’avons mangée. Oh, j’ai encore des brûlures d’estomac !

A. a tout de suite dit que nous allions partager les charges. Elle faisait les calculs, puis nous remettait un morceau de papier avec le montant : il devait être remis en espèces immédiatement. Si nous n’avions pas l’argent tout de suite (Vincent et moi avons travaillé dans la même entreprise pendant un certain temps, et nos salaires étaient souvent retardés), ma belle-mère s’affolait et allait appeler sa sœur. Il était urgent de lui raconter que sa belle-fille avait décidé qu’elle pouvait vivre aux dépens de sa belle-mère.

Nous faisions nos courses séparément : moi — pour mon mari et moi, ma belle-mère — pour elle et mon beau-père. La viande que j’achetais pouvait s’évaporer en une nuit. Lorsque je lui demandais si elle l’avait prise, elle s’écriait : «Tu me traites de voleuse ou quoi ? Je me fiche de ta viande pourrie» et elle allait appeler sa sœur. Il fallait se plaindre que sa belle-fille mange trop. Lise était une fille simple, mais au moins elle ne mangeait pas autant !

À un moment donné, elle nous a interdit d’utiliser le réfrigérateur. Nous avions une étagère pour nous, et les produits qui se retrouvaient sur les étagères de ma belle-mère, devenaient a priori sa propriété. Mais elle en a eu assez que l’électricité partagée soit gaspillée pour refroidir mes aliments.

Puis la cuisinière, le micro-ondes, la bouilloire ont aussi été interdits. Voyez-vous, j’occupe la cuisine pendant longtemps, mes plats puent, et je lui vole aussi ses sachets de Lipton. Mon mari et moi avons acheté un petit réfrigérateur-congélateur, une plaque de cuisson à deux feux, une casserole, une poêle de camping. Nous avons dû tout entasser dans notre chambre. Nous avions déjà acheté des assiettes, des tasses et des cuillères, mais maintenant nous les emportions aussi dans notre chambre.

Ma belle-mère a commencé à projeter sa haine contre moi sur son fils. Elle a commencé à critiquer Vincent parce qu’il mettait trop longtemps à se laver, parce qu’il parlait fort, parce qu’il ne lui disait plus combien d’argent il avait gagné. Mon mari se disputait avec elle, mais il pensait que nous nous en sortirions d’une manière ou d’une autre. Nous avions un toit, c’était l’essentiel. Quant à mon beau-père, il s’en fichait. Presque tout le temps, il traînait avec des amis dans son garage. Il essayait d’être invisible et ne communiquait pas avec sa femme.

À un moment donné, A. a déclaré qu’elle n’était pas une mécène. Nous devions lui verser un montant fixe par mois pour la location. À mes supplications de déménager, mon mari a répondu : «C’est cher. Maman s’en remettra.» Nous payions, mais nous n’avions toujours aucun droit.

Partie 3. La belle-fille contre-attaque

Ma belle-mère fouillait toujours dans notre chambre, déplaçait mes affaires, elle pouvait «accidentellement» renverser du café sur le lit ou déchirer mes collants. Une fois, elle a jeté mes nouvelles bottes parce qu’elles étaient «moches». J’ai perdu patience.

J’ai déclaré que je déduirais le coût des bottes de notre paiement mensuel et j’ai demandé à mon mari de mettre un verrou sur la porte. Sa mère interdisait de le faire et Vincent «ne voulait pas l’énerver». Le lendemain matin, cette folle a arraché la porte de ses gonds ! Comment me suis-je vengée ? De manière assez élaborée.

J’ai commandé une porte blindée puissante, livrée le jour où ma belle-mère allait se défouler avec ses copines. J’ai pris un jour de congé et j’ai appelé un installateur. J’ai précisé que la porte devait être très difficile à enlever. Et qu’il fallait aussi fixer l’ancienne porte au cadre du lit dans le salon. Le gars m’a regardé bizarrement, mais a fixé la porte au lit de ma belle-mère. J’ai jeté un matelas par-dessus et je suis allée prendre un café. Ma belle-mère est revenue dans la nuit.

Le matin, A. s’est plainte qu’elle n’avait presque pas fermé l’œil : soit c’était parce qu’elle avait mal au dos, soit parce que je ronflais si fort que même à travers le mur, il était insupportable d’écouter ce bruit. Puis elle est allée faire le lit. Tout le quartier pouvait l’entendre hurler. Elle a essayé de déplacer la porte, mais en vain. Elle a crié, appelé la police. Ils sont venus, l’ont écoutée et sont repartis.

Et un jour, Vincent a dit qu’il partait en voyage d’affaires pour deux mois. L’entreprise ouvrait une nouvelle succursale. S’il faisait ses preuves, ils lui accorderaient une promotion : il fallait absolument qu’il y aille. Avant de partir, mon bien-aimé m’a demandé de ne pas m’attirer d’ennuis et m’a promis que tout irait bien.

Ma belle-mère a commencé à s’amuser. Un jour, elle a dit que ma culotte obstruait le filtre de vidange. Du coup, je devais laver mes sous-vêtements à la main. Et ne plus oser les sécher dans la salle de bains, parce que «les hommes regardaient cette laideur». J’ai commencé à aller chez mes parents avec des sacs de vêtements sales, mais j’ai décidé de me venger.

J’ai acheté six paires de strings rose vif de taille XXL et, armée d’une aiguille et de fil, j’y ai brodé des variations du prénom de ma belle-mère. Ils attendaient le jour J : ma belle-mère organisait une fête avec ses anciens collègues en l’honneur d’une date très importante pour eux.

Pendant qu’elle tournait autour de la table, les invités sont allés se laver les mains dans la salle de bain. Je me suis amusé à les voir en sortir. La prof de maths a rougi, la prof de français a presque évanoui, mais le prof de sport (ma belle-mère ne l’aimait pas, mais elle et ses amies avaient besoin d’un homme à table) est sorti tout content. Lorsque tout le monde s’est assis, il y a eu un silence gênant. Au bout d’un moment, ma belle-maman est allée dans la salle de bain, a vu six culottes avec son prénom dessus et s’est précipitée dans notre chambre. Je n’ai pas ouvert la porte parce que j’étais morte de rire.

Le soir, il y a eu un scandale. A. criait, crachait son venin et jurait. Et le matin, elle annonça soudain qu’elle et mon père partaient à la campagne, parce qu’il était impossible d’être sur le même territoire que moi. Ils sont vraiment partis, en promettant de revenir dans une semaine, voire deux. J’ai pris des vacances, et puis il y a eu le tonnerre.

Partie 4. Le knock-out

La sérénité de cette matinée fut gâchée par un appel d’A. Elle m’a demandé de venir à la campagne. Sa tension artérielle avait grimpé, son mari était parti avec une voisine et elle était seule. Elle appelé les urgences et ils lui ont dit de prendre un médicament. Oui, nous ne nous entendons pas, mais pourrais-je surmonter ma fierté et venir ? Et acheter des comprimés sur le chemin, parce qu’il n’y a pas de pharmacie près de chez eux.

J’ai passé une heure et demie dans un bus pour surprendre ma belle-mère en train de creuser dans le jardin. Elle a gazouillé qu’elle avait trouvé des médicaments, qu’elles avaient fait baisser sa tension et qu’elle allait mieux. Mais maintenant que je suis là, pouvons-nous prendre du thé ? J’ai été encore plus choquée lorsqu’elle a commencé à me persuader de cueillir des fleurs pour les mettre dans un vase à la maison. Lorsque je suis revenue avec un bouquet de pivoines, j’ai décidé de lui dire au revoir et de partir.

En me rapprochant de la ville, j’ai commencé à recevoir des SMS concernant des appels manqués de mon mari. Il y avait enfin du réseau, alors qu’il n’y en avait pas du tout sur la route. Chaque jour, Vincent et moi nous appelions vers 19 heures, car du matin jusqu’à 18 heures, il travaillait et ne pouvait pas sortir. Ne comprenant pas ce qui pouvait le pousser à m’appeler pendant la journée, j’ai appelé mon mari. Il a laissé passer l’appel et n’a pas décroché pendant une heure environ.

Puis il a rappelé et m’a dit qu’il demandait le divorce. Le monde s’est écroulé.

Partie 5. Les soupçons

Vincent est revenu trois jours plus tard. Il m’a dit qu’il savait que je l’avais trompé et m’a demandé de faire mes valises. À travers les larmes et le scandale, j’ai découvert que son oncle préféré, le mari de la sœur de sa mère, l’avait appelé ce jour-là. Il lui a même envoyé un texto pour lui demander de le rappeler de toute urgence.

Vincent s’est inquiété et a rappelé son oncle. Il lui a annoncé la terrible nouvelle : «Ta femme invite des hommes chez elle pendant ton absence. Les gens en parlent depuis longtemps, mais je ne voulais pas transmettre les ragots. Mais à l’instant, Claire sortait de l’immeuble avec un abruti. «Vincent, ils se sont embrassés !»

Mon mari a commencé à m’appeler, mais j’étais indisponible : «elle avait dû éteindre son téléphone». J’ai commencé à me justifier : je suis allée à la maison de campagne de ta mère ! Tu as appelé quand je revenais, et il n’y a pas de connexion là-bas, tu sais.

Mon mari s’est défendu, il avait déjà parlé à sa mère. Selon elle, je n’étais pas venue à la campagne. De plus, sa mère m’a appelé pour quelque chose d’important, mais j’ai coupé la conversation, et une voix d’homme s’est fait entendre. A. l’a peut-être imaginé, elle ne prétend rien, mais elle ne serait pas surprise si elle apprenait que sa belle-fille voyait un amant pendant que son fils était en voyage d’affaires.

J’ai essayé d’aller au fond des choses. Qui a dit que je l’avais trompée ? Que faisait son oncle chez nous ? Pourquoi sa mère mentait-elle ouvertement ? Vincent n’avait pas de réponse, il se contentait de crier. Puis il a reconnu que la situation était étrange, mais qu’il valait mieux que nous vivions séparément et que nous réfléchissions. Il en avait assez des scandales incessants dans la maison. Sa mère ne s’entendait pas non plus avec Lise, mais on n’en est jamais arrivé là. Peut-être qu’il n’y a pas de fumée sans feu ? Hein, Claire ?

J’étais tellement blessée que j’ai fait mes valises et je suis allée chez mes parents. Je n’arrivais pas à comprendre comment A. avait pu imaginer un tel stratagème. Pourquoi Vincent la croyait-elle et pas moi ? Devais-je même essayer de lui prouver quoi que ce soit après ce que je l’avais entendu dire à propos de son ex ?

Ma mère m’a dit : «N’y fais pas attention». Puis elle a ajouté : «Ils sont tous fous dans leur famille».

Partie 6. La révélation

La vieille sorcière s’est rendue. Elle était si heureuse de sa victoire qu’elle la savourait encore et encore avec sa compagne, sa sœur. Celle qui, depuis des mois, taquinait son mari, le bien-aimé oncle de Vincent, et lui racontait des «rumeurs» à mon sujet. Celle qui est venue chez nous pour «arroser les plantes», mais qui «m’a vue à l’entrée avec un amant» et qui a immédiatement appelé son mari. Elle s’est écriée qu’elle ne pouvait en parler ni à sa sœur ni à son neveu, que je trompais mon mari alors qu’il gagnait de l’argent pour subvenir aux besoins de la famille.

Le plan était fiable mais il ne fallait pas en discuter au téléphone, en oubliant que le fils n’est plus en voyage d’affaires et qu’il rentre à la maison après le travail. Après avoir rassemblé quelques pièces du puzzle, Vincent a mis tout le monde à l’épreuve et a eu une révélation.

Mon mari m’a apporté des fleurs, s’est mis à genoux. J’ai été très offensée, mais cela m’a fait plaisir quand-même. Il a quitté la maison et est resté quelque temps chez un ami. Et lorsqu’il a proposé de louer un appartement dans une autre ville (son entreprise rembourse une partie du loyer), j’ai accepté.

Le 12 mars, c’était l’anniversaire d’A. Personne ne nous a invités et nous ne l’avons même pas appelée.

Certes, il arrive souvent de ne pas s’entendre avec sa belle-mère mais, pour être honnête, voici les histoires qui prouvent que ce n’est pas toujours le cas.

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